La Côte-d’Ivoire est peut-être aux portes d’un affrontement sanglant.

Il n’appartient pas au PRCF d’arbitrer prétentieusement entre Gbagbo, membre de l’Internationale socialiste  dont on ne peut dire qu’il eut des positions anti-impérialistes tant soit peu conséquentes, et Ouattara, qui dispose de l’appui de toute la « Communauté internationale » impérialiste, USA et UE en tête, en raison des loyaux services que ce serviteur zélé du FMI a rendus au capitalisme mondial. Il appartient au peuple ivoirien et à ses militants progressistes de trouver la voie, dans ces difficiles circonstances, pour préserver l’unité territoriale du pays et résister à l’impérialisme.

Nous appelons les Ivoiriens progressistes qui le peuvent à informer largement le public français sur les enjeux politiques réels dans le pays car il n’y a pas lieu d’accorder la moindre confiance, sur ce sujet ni sur d’autres, aux « libres médias » français domestiqués par le pouvoir ou par la fausse gauche.

On voit ici à quel point fait défaut aux peuples, dans cette sombre période contre-révolutionnaire où le camp socialiste n’est plus, l’activité d’un véritable Mouvement communiste international aidant les peuples à chercher la voie de la révolution nationale et sociale.

Nous n’en sommes que plus à l’aise pour condamner l’intervention vibrante d’arrogance et de fatuité, comme d’ordinaire, de M. Sarkozy de Nagy-Bocsa qui s’est permis, dûment mandaté par les transnationales « françaises », par l’UE et par le maître américain, de sommer le peuple ivoirien d’aller dans une certaine direction.

Quand on voit l’état où le colonialisme et le néo-colonialisme « français » ont laissé l’Afrique, cela devrait incliner à plus de modestie le mandataire élyséen de l’UMP. Surtout quand le même personnage donne des leçons de démocratie et de souveraineté nationale au peuple ivoirien, ces vertus républicaines que le régime UMP piétine avec tant de rage dans la France actuelle ruinée par le capitalisme et par la « construction européenne ».

C’est pourquoi non seulement nous récusons les sommations néo-coloniales de Sarkozy, immédiatement appuyé par tous ses « opposants » socialistes et « verts », les Mamère et autres Hamon, mais nous récusons l’illusion selon laquelle l’armée française pourrait servir d’arbitre dans le conflit que le peuple AFRICAIN frère de la Côte-d’Ivoire doit régler souverainement.

Tout au contraire, nous appelons au retrait de toutes les troupes française d’Afrique: c’est l’intérêt réel du peuple ivoirien, c’est aussi l’intérêt du peuple français qui sera d’autant plus fort pour sauver la France menacée de décomposition, qu’il ne laissera plus ses dirigeants utiliser son nom pour opprimer d’autres nations.