Campagne anticommuniste : Adrian Zenz, le missionnaire évangélique, « conduit par dieu » contre la Chine

La République Populaire de Chine, suite à des sanctions de l’Union Européenne contre des responsables politiques chinois sur des questions de « droits de l’homme », vient en retour de sanctionner dix personnes et quatre entités européennes, dont le Français Raphaël Glucksmann et l’Allemand Adrian Zenz. Les mesures de rétorsion chinoises visent le comité politique et de sécurité, une structure permanente du Conseil de l’UE, la sous-commission des droits de l’homme du Parlement européen, l’Institut Mercator pour les études chinoises, basé à Berlin, et la fondation Alliance des démocraties, une basée au Danemark.
Les sanctions décidées par l’Union Européenne sont une première depuis 1989 et prennent prétexte de la campagne de propagande lancée à propos du Xinjiang.

En France, l’eurodéputé étiqueté PS Raphaël Gucksmann est bien connu : fils de l’un des principaux idéologues anticommuniste français André Glucksmann et compagnon de Léa Salamé présentatrice télé. Le fils Glucksmann est une voix active de la propagande néoconservatrice américaine en France avec sa revue Le Meilleur des Mondes, soutien de la guerre américaine contre l’Irak, sur la base notamment des mensonges sur les armes de destruction massive de Saddam Hussein. Il a été l’un des conseillers actifs des coups de force euro-atlantique en Géorgie autour du belliqueux Saakajvili et de l’euro-Maïdan en Ukraine. Adrian Zenz est lui moins connu en France. C’est pourtant la quasi unique « source » de la campagne de propagande au sujet du Xinjiang.

La source de la campagne de propagande occidentale : un missionnaire évangélique Adrian Zenz

Une grosse partie de la propagande occidentale repose sur les « travaux » du missionnaire évangélique Adrian Zenz qui a passé ses dernières années à faire la navette entre le Congrès américain, le Parlement européen et le Parlement canadien (il n’a été qu’une seule fois en Chine), portant des accusations sans fondement contre la politique chinoise du Xinjiang pour inciter à des attaques et à faire pression sur la Chine en utilisant les soi-disant «problèmes des droits de l’homme des Ouïghours»[1]. Dans un article du Wall Street Journal Adrian Zenz dit « Je me sens très clairement conduit par Dieu à faire cela. »[2]

Qui est Adrian Zenz ?

  • Superviseur des doctorants à l’École européenne de culture et de théologie[3] de Korntal en Allemagne. Son but est de former des missionnaires. Le directeur de cette école, depuis juin 2019, est Peter Westphal qui a passé 30 ans à travailler avec des organisations asiatiques et est consultant pour la Wycliffe Global Alliance[4] Asie-Pacifique et Europe. La vision de WGA est « Des individus, des communautés et des nations transformés par l’amour de Dieu et la Parole exprimée dans leurs langues et cultures » ou encore « Vivant et servant à la gloire de Dieu afin que les gens de toutes les nations puissent le connaître et le glorifier ». ESCT ne figure pas dans le répertoire officiel des universités allemandes, c’est une à but non lucratif fondée et financée par des associations et églises évangéliques dont l’association des missions évangéliques (Arbeitsgemeinschaft Evangelikaler Missionen[5]), également établie à Korntal, à laquelle appartient aussi la « Communauté des missionnaires chinois »[6] ! Cette école fonctionne conjointement avec Columbia International University (CIU). Lors des présentations des médias occidentaux sur Adrian Zenz, les médias font toujours croire, avec ambiguïté, au public ou aux lecteurs que cette école, située en Caroline du Sud est la célèbre Columbia University de New York. Il s’agit en l’occurrence d’une école biblique évangélique située à Columbia, en Caroline du Sud.
  • Conseiller pour l’Alliance interplanétaire sur la Chine [7] : L’Alliance interparlementaire sur la Chine est un groupe international multipartite de législateurs travaillant au changement de l’approche des pays « démocratiques » face à la Chine. Il est composé de législateurs mondiaux et dirigé par un groupe de coprésidents, qui sont de hauts responsables politiques issus d’un échantillon représentatif des principaux partis politiques du monde, dont :
    • Reinhard Bütikofer (qui fait partie des 10 personnes sanctionnées par la Chine), député européen du parti des verts « de gris » européen, ancien Mao, membre du Aspen Institute.
    • Miriam Lexmann, politicienne slovaque, député européen démocrate-chrétien (qui fait partie des 10 personnes sanctionnées par la Chine). Son travail au Parlement se concentre principalement sur le soutien à la démocratie internationale.
    • Dovilė Šakalienė (qui fait partie des 10 personnes sanctionnées par la chine) est membre du Parlement au Seimas, où elle représente le Parti social-démocrate lituanien. Elle est l’ancienne PDG de l’Institut de surveillance des droits de l’homme et ancienne directrice générale du programme des ONG en Lituanie.
    • Samuel Cogolat (qui fait partie des 10 personnes sanctionnées par la Chine), homme politique belge et membre de la Chambre des représentants. Il est vice-président de la Commission des affaires étrangères et représente le parti Écolo. Titulaire d’un diplôme à Harvard qui fut financé par le programme Fulbright (subvention du département d’État des USA), le Rotary et la BAEF (Fondation belge pour l’éducation américaine)[8].
    • Marco Rubio, sénateur américain anticastriste connu.
    • André Gattolin, LREM.
    • Isabelle Florennes, MODEM.
    • François-Xavier Bellamy, Les Républicains.
    • Olivier Cadic, UDI
    • Constance Le Grip, Les Républicains.
    • Valérie Petit, LREM
    • André Vallini, PS
    • Anne Genetet, LREM
    • Frédérique Dumas, UDI
    • Bernard Jomier, PRG
    • Hélène Conway-Mouret, PS.

En introduction du site de « l’Alliance contre la Chine » on trouve ceci:

« Développer une réponse cohérente à la montée en puissance de la République populaire de Chine (RPC) sous la direction du Parti communiste chinois est un défi majeur pour les États démocratiques du monde. Ce défi durera plus longtemps que les gouvernements et administrations individuels ; sa portée transcende les partis politiques et les clivages traditionnels entre politique étrangère et politique intérieure.

Les hypothèses qui sous-tendent autrefois notre engagement avec Pékin ne correspondent plus à la réalité. Le Parti communiste chinois déclare à plusieurs reprises et explicitement son intention d’étendre son influence mondiale. En conséquence directe, les valeurs et pratiques démocratiques sont soumises à une pression croissante.

Lorsque les pays ont résisté à Pékin, ils l’ont fait seuls. Plutôt que de monter une défense commune de principes partagés, les pays ont plutôt été conscients de leurs propres intérêts nationaux, qui dépendent de plus en plus de la République populaire de Chine pour les minéraux, composants et produits essentiels.

Aucun pays ne devrait avoir à supporter seul le fardeau de défendre les libertés fondamentales et l’intégrité de l’ordre international.

L’Alliance interparlementaire pour la Chine a été créée pour promouvoir une réponse coordonnée entre les États démocratiques aux défis posés par la conduite actuelle et les ambitions futures de la République populaire de Chine. Nous pensons que le foyer naturel de ce partenariat se trouve dans les législatures nationales librement élues de nos peuples. La coordination à ce niveau nous permet de relever un défi qui persistera à travers les changements des gouvernements et des administrations. Nous croyons fermement qu’il y a une force dans l’unité et la continuité. En élaborant un ensemble commun de principes et de cadres qui transcendent les divisions nationales des partis et les frontières internationales, nos démocraties seront en mesure de maintenir les systèmes fondés sur des règles et les droits de l’homme fidèles à leurs objectifs fondateurs. »

  • Docteur en anthropologie sociale de l’université de Cambridge. Titre de la thèse « La tibétité menacée ? Sinisation, réforme de la carrière et du marché au Qinghai, en République populaire de Chine »
Qui ne connaît pas le sérieux des « preuves » produites par les Etats-Unis et leurs officines. De Timisoara à l’Irak… en passant par le Xinjiang
  • Chercheur principal en études chinoises à la Fondation commémorative des victimes du communisme ( VOC )[9] (dont le slogan est « le communisme a tué plus de 100 millions de personnes » et au budget de plusieurs millions d’euros). Le but ce cette américaine est « d’éduquer les générations futures sur l’idéologie, l’histoire et l’héritage du communisme… Les attitudes positives envers le communisme et le socialisme sont à un niveau record aux États-Unis. Nous avons l’obligation solennelle d’exposer les mensonges du marxisme pour les naïfs… Au XXIe siècle, nous avons l’occasion d’apprendre du XXe siècle et de consacrer à nouveau notre société libre basée sur la liberté individuelle, la libre entreprise, la primauté du droit, l’autonomie démocratique et les droits de l’homme. ». La VOC ne cache si peu ses liens avec les agences de propagande des États-Unis qu’elle a décerné son prix annuel intitulé « Truman Reagan Medal of Freedom » à… la NED, la National Endowment for Democracy. C’est-à-dire l’agence qui subventionne les organisations à la solde des États-Unis pour diviser et miner les pouvoirs des pays qui ne lui sont pas inféodés. La VOC a été fondée en 1993 par Lev Dobriansky, Lee Ewards, et Zbignew Brzezinski. Lee Edwards était membre du Comité pour une Chine libre de Tchiang Kaï-chek et fondateur de la section américaine de la Ligue anticommuniste mondiale (WACL), une internationale d’extrême droite – également initiée par Tchiang Kaï-chek – qui comprenait des personnalités « illustres » comme Otto Skorzeny (Waffen-SS, des anciens membres SS), Ante Pavelić[10] (Oustachis de Croatie) et plusieurs chefs des escadrons latino-américains de la mort. Font partie du VOC :
    • John K. Singlaub, un ancien général de l’armée américaine qui a été l’un des fondateurs de la CIA et a dirigé les opérations de la CIA pendant la guerre civile chinoise. En 1977, Singlaub a dû démissionner après avoir critiqué publiquement le retrait annoncé par le président Carter des troupes américaines de Corée du Sud (il était commandant de toutes les troupes en Corée du Sud). Il a ensuite fondé la « Western Goals Foundation » un service secret privé qui a organisé la livraison d’armes aux Contras d’extrême- droite au Nicaragua pendant l’affaire Iran-Contra. La « Western Goals Foundation » a été décrite par un ancien membre comme un « ramassis de nazis, de fascistes, d’antisémites, d’ignobles racistes et d’égoïstes corrompus ». M. Singlaub a également été président de la WACL.
    • Emil Constantinescu, ancien président de la Roumanie de 1996 à 2000.
    • Sali Berisha, ancien président de la République d’Albanie de 1992 à 1997 et 1er ministre de 2005 à 2013.
    • Mart Laar, Premier ministre d’Estonie de 1992 à 1994, puis de 1999 à 2002 et ministre de la Défense de 2011 à 2012, membre de la Société du Mont Pèlerin.
    • Vytautas Landsbergi, président lituanien de 1990 à 1992, député européen de 2004 à 2014, auteur de « un peuple sort de prison » [11] financé par la fondation Robert Schuman et comprenant de nombreuses lettres entre Mitterrand et V. Landsbergi.
    • Armando Valladares, terroriste d’origine cubaine[12], ancien policier de Batista.
    • Edwin J.Feulner, président actuel du VOC et ancien président de la Société du Mont Pèlerin (voir livre Baise ton prochain).

La VOC est membre de la plateforme de l’Union Européenne pour la mémoire et la conscience européenne[13] : cette plateforme européenne qui se veut contre le totalitarisme est exclusivement anticommuniste …il n’y a « étrangement » quasiment rien sur le nazisme, est une émanation du groupe de Visegrad

  • Illuminé religieux. Zenz a prédit que la future chute du capitalisme amènera l’Antéchrist au pouvoir dans « quelques décennies ». Il a identifié la force qui « fera entrer l’Antéchrist au pouvoir » comme «la chute économique et financière de« Babylone », « Babylone » représentant symboliquement le système économique mondial (le capitalisme)».
“Digne de s’échapper: pourquoi tous les croyants ne seront pas enlevés avant la tribulation”, par Adrian Zenz et Marlon L. Sias
  • Homophobe, misogyne, antiavortement. Zenz considère « le relativisme postmoderne et la pensée de tolérance » et leur promotion apparente de l’homosexualité, de l’égalité des sexes et de la parentalité non violente comme des menaces pour le christianisme.

« Il est très probable que la persécution mondiale des vrais croyants se concentrera sur l’accusation de promouvoir des « opinions intolérantes »

« en particulier en ce qui concerne la prédication contre l’homosexualité. »

« [les] lois contre le crime et la lutte contre la discrimination joueront probablement un rôle majeur dans la répression du christianisme biblique»

et faisaient partie d’une «campagne de tolérance» anti-chrétienne » parce qu’elles

« interdisaient aux employeurs de discriminer sur la base de genre ou orientations sexuelles. »

“Le résultat de ce processus est une rébellion ouverte contre Dieu et les structures d’autorité humaine données par Dieu”,

«Grâce aux notions d’égalité des sexes […], l’ennemi mine les attributions de rôle uniques mais différentes de Dieu pour les hommes et les femmes.»

  • N’a visité la province du Xinjiang qu’une seule fois – en 2007 en tant que touriste. Pour ses études, il a fait des recherches sur des sources Internet librement accessibles, telles que des appels d’offres et des offres d’emploi du gouvernement chinois dans la province du Xinjiang, et sur cette base, il a soi-disant estimé le nombre de détenus dans les camps de rééducation chinois[14].
  • Employé par la Fondation Jamestown[15], un groupe de réflexion néoconservateur à Washington DC fondé à la suite des efforts du directeur de la CIA de Ronald Reagan, William J. Casey, pour établir une chaîne extra-gouvernementale pour payer les dissidents soviétiques. Dans le passé, les dirigeants de Jamestown ont été le fer de lance des efforts de lobbying pour soutenir le séparatisme en Tchétchénie.

[1] https://www.globaltimes.cn/content/1197187.shtml – traduction intégrale à lire ci-dessous

[2] https://www.wsj.com/articles/the-german-data-diver-who-exposed-chinas-muslim-crackdown-11558431005

[3] https://www.awm-korntal.eu/

[4] https://www.wycliffe.net/

[5] https://aem.de/

[6] https://aem.de/mitglieder/ ; https://chinapartner.org/

[7] https://ipac.global/about/

[8] https://fr.wikipedia.org/wiki/Samuel_Cogolati

[9] https://victimsofcommunism.org/

[10] https://fr.wikipedia.org/wiki/Ante_Paveli%C4%87

[11] https://www.europarl.europa.eu/100books/file/FR-H-BW-0051-Un-peuple-sort-de-prison.pdf

[12] https://www.ecured.cu/Cubadebate

[13] http://www.memoryandconscience.eu/

[14] https://www.wsj.com/articles/the-german-data-diver-who-exposed-chinas-muslim-crackdown-11558431005

[15] https://jamestown.org/analyst/adrian-zenz/


L’enquête du Global Times : « Un groupe de réflexion du Xinjiang présente Adrian Zenz comme un escroc sous un déguisement d’universitaire.« 

Lian Yuchun, Li Yuanbin and Li Dabiao – 2020/8/9 – Global Times

Un « universitaire » allemand nommé Adrian Zenz s’est récemment distingué sur la scène anti-chinoise. Avec ses « rapports » accusant la Chine de « détenir » les Ouïghours et d’autres groupes minoritaires ou d’imposer la « stérilisation » aux minorités ethniques de sa région du Xinjiang, Zenz a été accueilli par les médias américains et occidentaux comme « un expert de premier plan » sur le Xinjiang. Cependant, des universitaires chinois d’un groupe de réflexion basé au Xinjiang, le Centre de recherche sur le développement du Xinjiang, ont découvert que ce soi-disant expert du Xinjiang est un chrétien d’extrême-droite qui fabrique des rapports sans fondement pour calomnier les politiques chinoises au Xinjiang et répondre à l’objectif des États-Unis et de certains pays occidentaux d’attaquer la Chine. Les « rapports » de Zenz, qui ont été cités et mis en avant par certains médias occidentaux, sont remplis de mensonges, d’hypothèses farfelues et d’accusations sans fondement.

Qui est Adrian Zenz ?

Adrian Zenz, « universitaire » évangélique, a récemment publié de prétendus rapports sur la région autonome ouïghoure du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine, afin de dénigrer la politique chinoise dans la région.

Qui est Adrian Zenz ? Qu’a-t-il fait pour que les États-Unis et les pays occidentaux le présentent comme l’un des « principaux » experts étudiant la région autonome chinoise du Xinjiang et du Tibet ?

Zenz, né en 1974, est allemand. Il se fait appeler Zheng Guoen en chinois. Il travaillait pour l’École européenne de culture et de théologie et s’est rendu au Xinjiang chinois en 2007 en tant que visiteur.

À partir de 2016, Zenz a commencé à commenter le Xinjiang chinois, et à calomnier et déformer sans raison les politiques de la Chine dans la région. Il a inventé plus de 10 rapports relatifs au Xinjiang, dont un publié en février et intitulé The Karakax List : Dissecting the Anatomy of Beijing’s Internment Drive in Xinjiang et un autre, publié en juillet, intitulé Sterilizations, IUDs, and Coercive Birth Prevention : The CCP’s Campaign to Suppress Uyghur Birth Rates in Xinjiang.

Il a également continué à lancer des accusations sensationnelles et infondées contre la Chine, notamment en affirmant qu’environ « 1 million de Ouïghours sont détenus illégalement au Xinjiang », que « le Xinjiang impose des mesures de contrôle des naissances aux Ouïghours et aux minorités » et que « le Xinjiang pratique un génocide culturel sur les minorités ».

Sous le soutien véhément des médias occidentaux, dont le New York Times et le Washington Post, Zenz a gagné en infamie sur la scène antichinoise et a été accueilli comme « un expert du Xinjiang ». Il a reçu l’approbation enthousiaste de politiciens antichinois des États-Unis et est devenu un membre central d’un groupe de recherche sur le centre de formation professionnelle et d’éducation du Xinjiang, mis en place et contrôlé par une agence de renseignement américaine.

Ces dernières années, Zenz a fait la navette entre le Congrès américain, le Parlement européen et le Parlement canadien, lançant des accusations sans fondement contre les politiques chinoises au Xinjiang afin de susciter des attaques et des pressions sur la Chine en utilisant les soi-disant « problèmes de droits de l’homme des Ouïghours ». En mars, en compagnie de nombreux politiciens américains et de membres des séparatistes du « Turkistan oriental », Zenz a assisté à un événement intitulé « La persécution systématique des Ouïghours par la Chine » au Musée du Mémorial de l’Holocauste des États-Unis, attisant le discours antichinois de la communauté internationale afin de contenir la Chine en déformant les sujets relatifs au Xinjiang.

En l’espace de deux ans seulement, Zenz, qui a commencé comme un spécialiste de la théologie, s’est transformé en un « expert faisant autorité » sur le Xinjiang. Dans une interview accordée au Wall Street Journal, Zenz a déclaré que son travail contre la Chine s’inspire de cette vision biblique du monde. « Je me sens très clairement conduit par Dieu à faire cela », a-t-il déclaré.

Un « universitaire » à la recherche de gains personnels grâce à des rapports falsifiés

Un examen plus approfondi des soi-disant « rapports universitaires » de Zenz révèle qu’il utilise la recherche universitaire pour dissimuler des objectifs antichinois.

Auparavant, lorsque Zenz voyait les États-Unis et les pays occidentaux utiliser les questions relatives au Tibet pour s’immiscer dans les affaires intérieures de la Chine, il inventait une série d’articles sur le Tibet et les offrait intentionnellement aux politiciens et aux médias pour qu’ils en fassent un battage médiatique. Et maintenant, lorsque les États-Unis et l’Occident se tournent vers le Xinjiang, Zenz saute sur l’occasion – sans aucune recherche ni étude universitaire, il publie des rapports de mauvaise qualité sur le Xinjiang – pour attirer l’attention du public et pêcher par intérêt personnel.

Ces prétendus rapports sur le Xinjiang sont pleins de mensonges et de fabrications et n’ont aucune crédibilité. Par exemple, dans le rapport sur le « contrôle forcé des naissances au Xinjiang », il a cité des menteurs avérés, dont Zumrat Dawut, Mihrigul Tursun et Tursunay Ziyawudun, pour étayer ses conclusions. Ces personnages sont apparus dans 80 % des reportages actuels sur le Xinjiang mis en avant par les médias occidentaux – ce sont des marionnettes manipulées par les forces antichinoises et qui fabriquent des mensonges en se conformant aux instructions des manipulateurs.

Zumrat a été citée par Zenz comme ayant été forcée à se faire stériliser au retour d’un centre de formation. Selon les informations des autorités compétentes, Zumrat n’a jamais été dans un centre de formation au Xinjiang. Elle a demandé à subir une opération contraceptive après avoir donné naissance à son troisième enfant à l’hôpital de soins de santé maternelle et infantile d’Urumqi en mars 2013.

Quant à Mihrigul, elle a été détenue par le bureau de la sécurité publique de Qiemo le 21 avril 2017 pour incitation à la haine et à la discrimination ethniques. On a découvert qu’elle avait la syphilis et d’autres maladies infectieuses et, par souci humanitaire, elle a été libérée le 10 mai 2017. Elle n’a jamais fréquenté de centre de formation et n’a jamais été contrainte de prendre des médicaments. Mihrigul a également affirmé que son frère avait été torturé à mort dans le centre d’entraînement du Xinjiang, mais cette affirmation a ensuite été démentie par son frère. Tursunay a divorcé pour cause de stérilité et n’a jamais subi de DIU ni d’opération contraceptive. La « fille » qu’elle a au Kazakhstan est en fait la fille de la nièce de son mari actuel.

En plus de citer des menteurs, les rapports de Zenz sont pleins d’imagination et basés sur des préjugés. Il suppose que le recrutement régulier d’officiers de police au Xinjiang a pour but de préparer la « détention » des Ouïghours et d’autres groupes minoritaires, décrit les internats du Xinjiang comme une garantie de « détention » massive et dénigre l’emploi volontaire des résidents locaux en dehors du Xinjiang en le qualifiant de « travail forcé » organisé par le gouvernement local.

Les rapports de Zenz sont également pleins d’hypothèses ; on y trouve généralement des mots comme « peut » ou « estimé ». Il présume également des conclusions et cherche des « preuves » pour les étayer. Il a d’abord affirmé que le Xinjiang exerçait un « contrôle des naissances » sur les Ouïghours en citant comme preuve le contrôle physique gratuit de tous les résidents du Xinjiang, affirmant que cette mesure visait à trouver les contrevenants aux mesures de « contrôle des naissances ». Il a affirmé que le Xinjiang « restreint » la liberté des groupes ethniques et a utilisé comme « preuve » les installations CCTV du Xinjiang qui servent à la gestion des transports et à la sécurité sociale.

Collusion avec les forces antichinoises et les séparatistes

Zenz n’a jamais été un soi-disant « expert du Xinjiang » mais peut être décrit de manière plus appropriée comme un escroc universitaire et un chien d’attaque des forces antichinoises.

Dans sa « liste Karakax », Zenz se décrit comme un chercheur principal en études chinoises à la Fondation commémorative des victimes du communisme, un organisme d’extrême-droite.

La Victims of Communism Memorial Foundation a été créée par le gouvernement américain en 1983. Elle a été décrite par le journaliste Joe Conason comme « le refuge organisationnel des néonazis, des fascistes et des extrémistes antisémites de deux douzaines de pays », selon le média américain The Grayzone.

Zenz a affirmé avoir fourni des statistiques à l’Australian Strategic Policy Institute (ASPI). L’ASPI a été présenté comme un groupe de réflexion « de droite et militariste » financé par des gouvernements américains et occidentaux, des méga-corporations et des fabricants d’armes.

En plus de travailler avec des forces antichinoises et des bellicistes d’outre-mer, Zenz a collaboré avec des séparatistes du Xinjiang et d’outre-mer. En septembre 2018, avec Dolkun Isa, un séparatiste du Xinjiang et également chef du Congrès mondial ouïghour, un réseau soutenu par les États-Unis qui cherche à faire tomber la Chine, Zenz a assisté au 39e Conseil des droits de l’homme des Nations unies. En 2019, en compagnie du responsable de l’Uyghur American Association, un projet affilié au WUC et de ses membres, Zenz a assisté à une audience organisée par la Victims of Communism Memorial Foundation et a prononcé un discours antichinois. En février, en collaboration avec les membres d’un autre projet du WUC, le Projet des droits de l’homme en Ouïghour (UHRP), Zenz a fait la « liste Karakax » et a fait de la publicité pour ce sujet via un reportage de CNN.

« Nous mentons, nous trichons, nous volons », les remarques du secrétaire d’État américain Mike Pompeo sont devenues la meilleure annotation des agissements de Zenz.

Alors que le peuple du Xinjiang jouit de la stabilité sociale, du développement économique et de l’harmonie entre les groupes ethniques, les interventions misérables de Zenz devraient être méprisées par le peuple chinois et la communauté internationale.

Lian Yuchun, Li Yuanbin et Li Dabiao, du Centre de recherche sur le développement du Xinjiang.