Info luttes n° 25 juin 2019

Revue de presse des luttes :

Les brèves :

§ – Congés bonifiés 
Le vendredi 14 juin 2019 c’est tenu un rassemblement contre la réforme des congés bonifiés l devant le Ministère des Finances de Bercy. 

§ – Albi – Le 14 juin 2019 ils était environ 300 au rassemblement devant le grand théâtre pour la venue du 1er ministre à Albi. Les policiers étaient fort nombreux  et leur cordon a empêchés les manifestants d’approcher. Leur but étant de rendre le moins visibles possible les opposants à la politique de Macron. Une fois de plus nous avons pu constater que ce gouvernement fait le maximum pour limiter la liberté d’expression et le droit à la manifestation. 2 personnes se sont retrouvées au commissariat pour avoir refusé de bouger d’un endroit où elles étaient assises. Tout cela n’a pas empêchés de ce faire entendre à coup de slogans, chansons, sifflets, trompettes et « pétador » des camarades cheminots 

§ – Hôpital : 95 services d’urgences en grève, la colère s’étend dans toute la France

“RAS-LA-BLOUSE” – Débuté en mars dernier au sein de l’hôpital Saint-Antoine à Paris, le mouvement de grève des soignants des services d’urgences s’étend : le collectif InterUrgences dénombre désormais 95 services en grève. Ce mardi 11 juin, à l’appel de l’intersyndicale CGT-FO-Sud santé et CFE-CGC, les personnels sont appelés à manifester. Une journée de mobilisation qui s’annonce d’ores et déjà forte, alors qu’Agnès Buzyn sera face aux sénateurs pour défendre son projet de loi “Ma santé 2022”.

Les grèves et manifestations :

Source : L’humanité du 7/06/2019

1 – Albi – Le secrétaire d’État DUSSOPT VOULAIT NOUS RECEVOIR…NOUS L’AVONS RECU

Source : syndicat CGT des finances publiques du Tarn

Présent au congrès des ville de France qui se tient à Albi, M DUSSOPT , Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, est sans doute venu courtiser les maires et présenter sa « conception » du service au public. Il a aussi voulu rencontrer des agents de la fonction publique. Pour la DGFIP, 15 collègues ont été désignés par la direction pour participer à une rencontre. Pour la CGT, la seule rencontre possible, c’est dans le combat uni des agents rassemblés sur l’exigence du retrait du plan Darmanin, du projet de destruction de la fonction publique. Faute de temps, nous n’avons pas pu organiser de rassemblement

Mais, pour ne pas être en reste, les OS ont demandé à M Galvain, AGEFIP, qu’une audience soit organisée.

Ainsi fut fait, mais tout ne s’est pas passé comme prévu ! L’intersyndicale, réunie 2 heures avant l’audience, a décidé qu’il fallait changer les règles. Ils veulent un dialogue convenu, que l’on s’assoit à leur table pour cautionner leurs mauvais coups. Nous avons dit NON !

Sous les regards de la presse, nous avons lu la déclaration jointe, indiquant que l’heure n’était plus au dialogue. Nous avons quitté la salle, sous les regards blêmes et les interpellations offusquées de M Dussopt, de M Magnant, DGA, de M Galvain, AGEFIP, de M Mougard, préfet du Tarn, et de la députée LRM Mme Verdier-Jouclas.2 – Les urgences de l’hôpital de Semur-en-Auxois touchées par une grève illimitée

Source : France bleu – Côte-d’Or 10/06/2019

Les hôpitaux en grève ce mardi pour dénoncer les conditions de travail et réclamer des moyens humains et financiers supplémentaires. Dans les cortèges à Paris et en Région on verra notamment les personnels des urgences, en grève depuis trois mois. 90 au total sont concernés à travers le pays. 

Parmi les services d’urgences où la colère se fait sentir, celui de l’hôpital de Semur-en-Auxois (Côte-d’Or) où une grève illimitée a été décrété le 31 mai dernier à l’appel de FO et de la CGT. Selon la CGT, si une partie des revendications rejoignent les préoccupations des autres hôpitaux Français, d’autres sont plus locales. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase c’est la délocalisation de l’Unité d’Hospitalisation de Courte Durée vers les soins intensifs. 

Les inquiétudes des syndicats

Avec cette réorganisation il ne reste plus que deux infirmières au lieu de trois pour s’occuper des urgences. C’est insuffisant disent les syndicats.  Denis Bétand, Secrétaire Général de la CGT. “Il ne reste plus que 2 infirmières aux urgences et si l’une d’elle est obligée de partir avec un SMUR, il n’y a plus qu’une infirmière dans le service ce qui est largement insuffisant pour assurer la sécurité des patients”. 

De son côté, dans un communiqué, FO évoque “le personnel du service des Urgences qui est en grande souffrance suite à un manque de personnel et de matériel”. La Direction aurait “promis le renfort d’une infirmière sur les trois postes (matin, après-midi et nuit) mais sans date d’application”. “Les urgences sont en danger” assure le syndicat.

3 – RADIO-FRANCE. INCOMPRÉHENSION ET COLÈRE CHEZ LES SALARIÉS

Jusqu’à près de 400 postes pourraient être supprimés d’ici 2022, selon le plan présenté par Sybile Veil.

Entre 270 et 390 départs, volontaires ou non, de l’entreprise sur trois ans. Le plan de transformation annoncé cette semaine par la PDG de Radio France, Sybile Veil, qui prévoit un total de 60 millions d’euros d’économies, suscite un tollé chez les salariés et leurs syndicats. Lionel Thompson, élu SNJ CGT, ne décolère pas. « Le gouvernement qui décide d’enlever 20 millions à la radio publique, c’est déjà difficile. Avec ce chiffre de 60 millions d’économies du plan Radio France 2022, on ne sait pas si l’on pourra continuer à faire de la radio, souffle t-il, surtout qu’on est bénéficiaire cette année. » Une assemblée générale intersyndicale s’est tenue ce jeudi à 13 heures, au sein de la radio. « On venait à peine de se remettre du plan de 2015, qui avait mis à la porte le même nombre de personnes », s’énerve une employée présente à l’AG. Au terme de cette dernière, plusieurs actions ont été décidées, dont une journée « radio blanche » annoncée pour les prochains jours.4 – GRÈVES SPONTANÉES À LA FNAC

Source : Gondola – Belgique 11/06/2019

Samedi, les salariés de quatre magasins Fnac à Bruxelles, Ixelles, Liège et Louvain-la-Neuve sont partis en grève. Ceux-ci déplore le fait qu’un accord n’ait encore pu être trouvé entre la direction et les syndicats. Fin février, la Fnac Belgique annonçait lors d’un comité d’entreprise extraordinaire la suppression de 57 postes sur les 456 emplois en Belgique. Les points de vente se sont pas appelés à disparaitre. Jeudi dernier, les deux parties se sont à nouveau assises autour de la table, après que le personnel eut rejeté une proposition antérieure de la direction. Les syndicats, à leur tour, ont présenté une contre-proposition. La direction a alors demandé du temps supplémentaire et la réunion prévue pour vendredi a été annulée et reportée au 26 juin. Cette initiative n’a, sans surprise, pas été bien reçue par le personnel. “Cela a mis le personnel en colère. Depuis février, les gens vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de leur tête”, explique à Belga Anne-Marie Dierckx, syndicaliste à la CNE. “Ils veulent savoir ce qui va leur arriver. Les membres du personnel demandent à la direction de revenir plus rapidement à la table des négociations et leur rappellent leur opposition au plan initialement présenté par la direction.

4 – Burn-out aux urgences de Saint-Antoine : la direction demande au personnel de travailler 18h d’affilée

Source : Paris-Luttes -info – 11/06/2019

15 paramédicaux des urgences sur 19 étaient en arrêt de travail dans la nuit du 8 au 9 juin. La direction de l’hôpital demande aux personnels de l’équipe de jour d’enquiller sur la nuit et de travailler 18h d’affilée. Communiqué du collectif Inter-urgences.Dans la nuit du samedi 8 juin à dimanche 9 juin, une nouvelle vague d’arrêts maladie a frappé Saint-Antoine. Si les problématiques d’arrêts maladie pour épuisement professionnel sont monnaie courante dans les structures d’urgence, elles n’alertent nos directions et l’opinion publique que lorsqu’elles surviennent dans un contexte de tension sociale. Ce soir, ce sont 15 paramédicaux sur 19 qui, épuisés par leurs conditions de travail, n’ont pas pu prendre leur poste ce soir. Trois paramédicaux de l’équipe de jour ont dû rester pour continuer de prendre en charge les patients. La direction dit avoir le droit de les obliger à travailler 18 heures durant avant d’attendre la relève de l’équipe du lendemain. Cela sans se soucier de la fatigue et de l’épuisement des agents qui, après plus de 12 heures de travail, ne seront pas en capacité d’effectuer leur travail avec le degré de concentration qu’exige la prise en charge des êtres humains. Mais cela, la direction ne semble pas y penser. Pis, elle n’estime pas le besoin de délester les urgences Saint-Antoine alors que son effectif est réduit à sa moitié. C’est dire l’inconscience de la direction qui une fois de plus met en danger son personnel et les patients. Le collectif Inter-urgences.

5 – Grève des postier·e·s du 92 : plus de 14 mois de résistance à ce jour et forte détermination à gagner la bataille !

Les postier·e·s des Hauts-de-Seine mènent une grève ininterrompue depuis plus de 14 mois : 150 facteurs et factrices du 92 sont ainsi en grève depuis le 26 mars 2018. Leur grève est initialement une riposte au licenciement de leur collègue syndicaliste, Gaël Quirante. Secrétaire départemental de Sud Poste 92 – syndicat majoritaire dans le département – et militant combatif ayant déjà été en butte à de nombreuses sanctions exercées à son encontre par la direction de La Poste (dix tentatives de licenciement et près d’un an de mises à pied cumulées), Gaël Quirante a été licencié le 25 mars 2018, sur autorisation de la ministre du Travail décidée le 20 mars 2018.

6 – Besançon : la grogne des salariés chez Flowbird anciennement Parkeon

Source : FR3 Bourgogne Franche-Comté.

Premier employeur privé de Besançon (450 employés), Flowbird vit une crise en interne. Une grande partie des salariés se mobilise à chaque pause de midi depuis le lundi 27 mai, sur le rond-point de la piscine Lafayette. Ils étaient 110 lundi et 125 ce mardi selon le syndicat CFDT.  La raison : cette année, aucun salarié n’a été augmenté selon Marc Szabo, délégué syndical. “On appartient à un fond spéculateur, Astorg, qui veut revendre l’entreprise pour dégager une plus value supplémentaire,explique-t-il. En 2016, l’entreprise avait déjà été revendue. Notre actionnaire met la pression sur l’entreprise pour faire un maximum de bénéfice.“Il dénonce également un climat de crainte, notamment chez les plus anciens. “Les équipes sont surchargées. Les démissions commencent à pleuvoir, ainsi que les arrêts maladie.” Sur son site, la CFDT écrit avoir rencontré le DRH de Flowbird mardi 28 mai. “Mais l’entretien n’a duré que 7 minutes ! Voici toute la considération que la direction de Flowbird accorde à une centaine de salariés. “Rien à vous dire” nous a-t-il déclaré, puis il s’est levé et nous a ouvert la porte nous indiquant ainsi la sortie.“Marc Szabo indique que le mouvement de contestations va se poursuivre au moins jusqu’à la fin de la semaine. La direction de Flowbird précise que la négociation annuelle des salaires est terminée. Dans le cadre de la NAO, une prime Macron a été versée aux salariés. “Les salaires les plus modestes ont touché une prime de 1000 euros”explique Jean-Pierre Todeschini directeur des ressources humaines du site de Besançon. Selon lui un accord d’intéressement est en cours de négociation. Quant à la participation demandée par le syndicat CFDT, nous ne faisons qu’appliquer une formule légale. Les résultats de Flowbird France ne permettent pas de verser de participation cette année explique le dirigeant. Flowbird emploie 653 salariés à Besançon. D’après la direction, une soixantaine de salariés seulement se réunissent sur le rond-point chaque midi à proximité de l’usine. Les deux autres syndicats CFTC et CFE-CGC n’ont pas rejoint le mouvement. 

Commentaire de lecteur “Info luttes n° 25 juin 2019