Info luttes – FREXIT progressiste, condition nécessaire d’une sortie du capitalisme. n° 43 – octobre 2018

Le 9 octobre, ce sont des milliers de travailleurs du public et du privé qui sont descendus dans la rue pour exprimer leur colère contre Macron et le MEDEF  mais, à part le PRCF,  rares étaient les slogans dans les manifs contre l’Union européenne qui est pourtant le donneur d’ordre des mesures antisociales, de la mise en place d’une politique ultra-libérale et de la casse de nos services publics. Alors, pourquoi ce silence des syndicats et partis politiques de gauche alors que la masse des classes populaires n’en peut plus de cette UE de malheur? Eh bien, parce que les directions syndicales sont affiliées à la CES (Confédération Européenne des Syndicats) et que la gauche, et particulièrement le PCF, est affiliée au PGE (de la Gauche Européenne dont Pierre Laurent, secrétaire national, en est le premier vice-président), CES et PGE sont subventionnés par Bruxelles. Pourtant, Macron, le MEDEF, le CAC 40, les banques « françaises », en un mot l’impérialisme, sont unanimement acquis à la « construction européenne », à l’union « transatlantique », au dépeçage du territoire national, au tout anglais. Tout cela s’inscrit dans l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée, comme l’y oblige le Traité de Maastricht.

Pour le PRCF, il est nécessaire non seulement de combattre les mauvais coups et les contre-réformes qui s’accumulent mais aussi de faire la lumière sur leur origine commune, la domination du capital et sa construction stratégique qu’est l’UE. Ne pas le faire, c’est se battre à l’aveugle sans se donner les moyens de faire converger les luttes et les travailleurs des différentes secteurs contre leur ennemi commun. C’est pourquoi le PRCF propose une bataille pour le Frexit progressiste associant les couches non-monopolistes autour de la classe ouvrière, conjointement à la bataille révolutionnaire de rupture avec le capitalisme, axées sur la paix, l’antifascisme, la nationalisation démocratique des secteurs-clés de l’économie, l’élargissement de la démocratie populaire et la coopération internationale élargie à tous les continents.

la commission luttes du PRCF

Les grèves en cours :

  •  De l’accueil périscolaire à Rueil-Malmaison du 16 au 18 octobre 2018

  •  Des facteurs de Paris X et XIX depuis le 9 octobre 2018

  • À  La Poste des Hauts-de-Seine depuis le 26 mars 2018

Les grèves à venir :

  • Dans les écoles à Paris le 18 octobre 2018

  • Des bus Tango à Nîmes le 18 octobre 2018

  • Des bus TAO à Orléans le 19 octobre 2018

  • Des bus et trams CITURA de Reims le 19 octobre 2018

  • Nationale dans les collèges et lycées le 12 novembre 2018

Revue de presse des luttes et manifestations :

Les luttes gagnantes :

A – Le ministère de la culture est condamné et doit payer le versement des primes de centrale  !!!

Source : CGT – 12/10/2018

C’est une énorme victoire qui vient d’être remportée ce vendredi 5 octobre 2018 par le personnel des Archives nationales devant le Tribunal administratif de Montreuil contre le ministère de la Culture.

Une victoire qui est le fruit de près de quatre ans de combat, une première victoire qui en appelle beaucoup d’autres !

Saisis par deux collègues représentés par Maître Lionel Crusoé, et soutenus par la CGT-Archives, les magistrats ont jugé que :

« Eu égard à son origine et à son lien organique avec cette direction générale [Direction Générale des Patrimoines], ce service [des Archives Nationales] doit être, pour l’application du régime indemnitaire bénéficiant à ses agents, assimilé à la direction d’administration centrale remplissant les missions dévolues depuis lors à ce service. »

Ainsi, le Tribunal administratif de Montreuil a condamné le ministère de la Culture :

A déterminer avec les collègues (et leur avocat) le montant de « la différence entre les sommes […] effectivement perçues depuis le 1er janvier 2013 au titre de l’IFTS […] et les montants correspondants […] à l’indemnité versée aux agents assimilés aux fonctionnaires affectés en administration centrale. »

A procéder « à la liquidation des indemnités […] dues [prime de rendement incluse], en principal et intérêts, ces derniers étant capitalisés […], dans un délai de trois mois à compter de la notification de la présente décision. » ;

A verser « une somme de 1 000 (mille) euros » à chacun de nos collègues au titre des frais de justice.

Le ministère de la Culture a été reconnu coupable d’une « erreur de droit », à Françoise Nyssens de ne pas commettre en plus une « faute politique et morale » !

B – Chez CONSTELLIUM Issoire (63) – L’accord des 35h est bien illégal !

Source : CGT – 13/10/2018

Le jugement du 10 Septembre 2018 du Conseil de Prud’hommes de CLERMONT-FERRAND, confirme celui de la Cour d’Appel de RIOM sur l’accord ARTT du 31 Mai 2000, signé après référendum et contre l’avis de plus de 70% des salariés, par FO et la CFE-CGC. Il confirme les décisions de justice rendues en Avril et Mai 2015 qui ont été favorables pour 8 salariés de la Fonderie, et pour qui des rappels de salaires conséquents ont été versés depuis.

Plus d’une trentaine de salariés vont bénéficier d’un rappel de salaire (sur 5 ans) sur les heures supplémentaires, avec réserve d’une indemnité pour l’application d’un accord qui est inopposable.

Le juge départiteur a ordonné une expertise et nommé un expert, pour calculer les rappels de salaire.

C’est en moyenne plus de 100 heures par an qui ne leurs sont pas payées avec l’accord ARTT de 2000.

Si on fait les comptes sur 18 ans, depuis la signature de l’accord 35 Heures les salariés ont travaillé 1923,84 Heures non rémunérées, soit un an gratuit.

Cette victoire confirme que depuis 18 ans, les salariés de CONSTELLIUM Issoire se font voler tous les ans, sur leur salaire de base, l’ancienneté et le forfait pour les postes, et que la CGT a eu raison de ne pas signer l’accord des 35 H.

C – Au centre hospitalier de Cornouaille  (29)

Source : CGT – 13/10/2018

Après une semaine de mobilisation par les agents au Transport Interne  Patients (TIP), pour dénoncer leur mauvaise condition de travail, la CGT  et les agents ont obtenu :

§  Le recrutement d’auxiliaires ambulanciers, ainsi que de conducteurs ambulanciers.

§  Des budgets validés pour remettre en état leurs véhicules, ainsi que l’appel  d’offres pour l’achat de la nouvelle ambulance.

Les agents et la CGT restent vigilants !

D – LDC Bourgogne (agro), la CGT obtient la dénonciation de l’accord sur l’égalité professionnelle et le respect du droit syndical

Source : CGT – 18/0/2018

Les dernières négociations ont débuté en juillet et terminées en aout.

Hormis la CGT, tous les syndicats de l’entreprise avait paraphé cet accord ‘’vide’’ sur l’égalité professionnelle.

L’inspecteur du travail a dénoncé :

§  Absence d’objectif de progression,

§  Indications retenue non renseignés,

§  Rappel de la loi au lieu de corriger

Il demande aux syndicats d’être vigilants sur les contenus des accords qu’elles signent !!!

Dans cette même entreprise la direction multiplie les entraves à l’encontre de la CGT et ses militants, ainsi une militante CGT qui n’avait pas été payée pour le temps passé en délégation sous prétexte que la direction a reçu un mail et non un courrier.

Le tribunal des prud’hommes vient de donner raison à la CGT, la militante sera payée et l’entreprise condamnée.

D’autres actions sont en cours pour faire respecter le droit syndical, dans un tract la CGT a valorisé l’action dans cette entreprise et annonce qu’elle ne lâchera rien contre :

§  La direction

§  Les autres syndicats

§  La presse

Grèves et manifestations :

1 – Lille: Entre 200 et 300 travailleurs sociaux manifestent contre leurs conditions de travail

Source : 20 Minutes 17/10/2018

Ils étaient entre 200 et 300 à avoir répondu à l’appel. Des travailleurs sociaux et médico-sociaux du département du Nord se sont retrouvés, ce mardi matin, devant le conseil départemental, à Lille, pour protester contre leurs conditions de travail.

En point de mire de cette manifestation, la politique du président (DVD) du département, Jean-René Lecerf. Assistants sociaux, éducateurs, infirmiers, psychologues ou encore assistants familiaux des Unités territoriales de prévention et d’action sociale (UTPAS) de la métropole lilloise s’étaient donné rendez-vous sous les fenêtres du président.

« Les enveloppes pour accompagner les familles en grande précarité diminuent »

« La charge de travail exponentielle, le sous-effectif chronique, le turn-over incessant […] ont des conséquences indéniables sur la santé et la sécurité du personnel et provoquent des conflits de valeurs ingérables », précise le syndicat Sud, dans un communiqué.

« Département : bourreau d’enfants », a même inscrit un des manifestants, sur le parvis du conseil départemental. « Les services sont mis à mal par la baisse le nombre de places en structure, dénonce une assistante sociale de Lille. Les enveloppes pour accompagner les familles en grande précarité diminuent. »

Grève à Tourcoing

Cette manifestation fait suite à un mouvement de grève commencé il y a deux semaines par les agents du secteur de Tourcoing. Ces derniers ont repris le travail, mais compte bien continuer à se faire entendre, selon La Voix du Nord. Une page Facebook  Le collectif dégradé a, notamment, été créée pour relayer le mécontentement.

Une autre manifestation des agents des UTPAS est prévue le 6 novembre. D’ici là, le président du département doit donner son point de vue sur la situation lors d’une conférence de presse programmée vendredi.

2 –Chalon-sur-Saône – Grève Le ton monte à l’hôpital

Source : Le Journal de Saône et Loire 17/10/2008

Près de 600 membres du personnel de l’hôpital de Chalon et des Ehpad publics étaient en grève ce lundi après-midi. Le débrayage s’est poursuivi par un conseil de surveillance sous haute tension. Le personnel ainsi que le maire de Chalon Gilles Platret, par ailleurs président du conseil de surveillance de l’hôpital, ont réclamé la venue du directeur général de l’ARS (Agence régionale de santé). Les employés dénoncent le plan d’austérité mis en place par l’ARS et la direction de l’hôpital, qui acte la dégradation de leurs conditions de travail.

3 – Le Creusot 250 salariés en grève chez Alstom

Source : Le journal de Saône et Loire 16/10/2018

Une grève intersyndicale tient place, ce mardi, sur tout les sites Alstom de France.

Au Creusot, 250 grévistes manifestent contre le projet d’externalisation de la logistique.

La suppression de cette activité pourrait entraîner la disparition de 60 à 70 emplois.

4 – Les grévistes du Park Hyatt Vendôme délogés par la police

Source : Europe 1 – 12/10/2018

Des salariés sous-traitants du palace parisien Park Hyatt, en grève depuis 18 jours pour réclamer leur internalisation dans les effectifs, ont bloqué les accès de l’hôtel vendredi. 

Les salariés de la sous-traitance du Park Hyatt Vendôme à Paris, en grève depuis 18 jours, ont été délogés vendredi par les forces de l’ordre des accès au palace parisien qu’ils bloquaient. Vers 13h, une vingtaine de grévistes étaient maintenus à distance de l’entrée de cet hôtel de luxe du 2ème arrondissement par un cordon de policiers en tenue anti-émeute, à l’angle de la rue de la Paix et de la rue des Capucines. “On nous a dit qu’on bloquait la rue de la Paix, mais ce n’est pas le cas”, a déploré Ludovic Levitetz, de la CGT Hôtels de prestige et économiques (CGT-HPE).

“Entrave au droit de grève”.“On est des grévistes, on n’est pas des criminels”, ont scandé une vingtaine de personnes repoussées devant une bijouterie, drapeaux CGT à la main, alors que l’accès à l’hôtel était en cours de nettoyage. “C’est la première fois sur Paris que je vois la police en ingérence totale sur un conflit du travail, c’est une entrave complète au droit de grève”, s’est indigné Rémi Picaud, secrétaire général adjoint de l’union syndicale CGT du commerce et des services dans la capitale, venu en soutien aux grévistes.

Vendredi matin, vers 5h30, une “bousculade” a opposé plusieurs grévistes qui bloquaient l’accès à l’hôtel et des “agents de sécurité”, selon la CGT-HPE. Un représentant du personnel de l’hôtel et un salarié de l’entreprise de sous-traitance ont été transportés à l’hôpital par les pompiers et le Samu, selon cette source syndicale. “Deux salariés non-grévistes” ont également été blessés “à la jambe” et à une main”, selon une source proche de la direction de l’hôtel.

Plusieurs revendications. Les grévistes – près de 75% du personnel de la sous-traitance, selon la CGT-HPE – réclament leur internalisation dans les effectifs de l’hôtel, “seul palace parisien” qui fait appel à une société extérieure pour son service hébergement (gouvernantes, femmes de chambre, équipiers, valets de chambre). Ils demandent également une augmentation pour leurs collègues déjà intégrés, dont une dizaine sont aussi en grève selon la CGT-HPE. Autre revendication : la mise en place de délégués de proximité. Les ordonnances réformant le droit du travail ont supprimé le droit pour les salariés de la sous-traitance de se présenter aux élections professionnelles dans l’établissement où ils sont mis à disposition.

Les grévistes sous la menace d’une astreinte. Dénonçant des “entraves au bon fonctionnement” des institutions représentatives du personnel, la CGT-HPE a assigné en référé à la fois l’hôtel et le groupe STN. Dans sa décision rendue vendredi en fin d’après-midi, le tribunal de grande instance de Paris a débouté le syndicat et ordonné aux grévistes de “cesser tout agissement d’entraves à la liberté des salariés” ne participant pas au mouvement de grève, sous peine d’une “astreinte provisoire de 500 euros par personne faisant ainsi entrave à la liberté du travail”.

5 – Grève et blocus au lycée Jean Macé de Vitry

Source : Parie- Luttes. Informions

Hier jeudi 11 octobre et aujourd’hui vendredi 12 octobre, 300 lycéens et leurs profs ont fait un blocus du lycée Jean Macé à Vitry.

Ils elles étaient aussi une cinquantaine aujourd’hui devant le Rectorat de Créteil pour réclamer l’ouverture d’une classe supplémentaire (voir sur le site du Parisien).

Comme les lycées du 93, ils elles veulent plus de moyens, plus de profs et pas des classes à 32 élèves !

Dans beaucoup d’établissements d’Île de France, situés dans des quartiers classés anciennement « Zone d’Éducation Prioritaire » ou« sensible », ou « ex Affectation Prioritaire à Valoriser » ou encore « Politiques de la Ville », les moyens alloués ne cessent de baisser.
Les profs sont peu ou pas remplacés [1], les surveillant-es submergé-es, les salles blindées, c’est bien pour se réchauffer quand il n’y a pas de chauffage (petite pensée au lycée Mozart au Blanc-Mesnil !

6 – Mont-de-Marsan : manifestation des AVS devant l’Inspection d’académie des Landes pour réclamer leur salaire de septembre

Source : FranceBleu 14/10/2018

Des AVS (Auxiliaires de Vie Scolaire) ont travaillé en septembre mais à la fin du moiselles n’ont pas touché leur salaire,720€ netspar mois, comme tout le monde à la fin du mois. Elles sont donc venus crier leur colère vendredi soir devant l’Inspection d’Académie (DSDEN) à Mont de Marsan. Les AVS s’occupent des enfants handicapés dans les écoles, et certaines, se retrouvent dans une situation financière et humaine très difficile

Les Auxiliaires de vie scolaire des Landes ont manifesté avec une banderole sur laquelle on pouvait lire “Vous mangerez mieux demain. AVS en colère”.  Les AVS dénonçaient la situation dramatique que subissent une vingtaine d’entre elles. Fin septembre, elles n’avaient pas touché un seul euro de l’Education Nationale, leur employeur. Elles ont touché un acompte de 70% sur leur salaire de septembre le 12 octobre au matinselon le syndicat FSU.

“J’ai dû mendier des sous pour mettre de l’essence et pouvoir aller travailler. Intérieurement, ça cause des dégâts parce qu’on se sent ridicule. Je suis pas reconnue, j’ai l’impression d’être rien.” Brigitte, AVS depuis neuf ans dans les Landes.

Certaines AVS ne peuvent plus faire face financièrement aujourd’hui.  Brigitte Laporte, auxiliaire de vie scolaire depuis neuf ans, n’a pas été payée fin septembre. “Je ne vis pas, je survis”nous a confié cette AVS qui vit seule et qui n’a que son salaire d’auxiliaire de vie scolaire, pour faire face à ses charges du quotidien. Brigitte nous a expliqué qu’elle n’avait pas pu manger certains jours, que les agios s’accumulaient à la banque. Elle n’a pas payé son loyer d’octobre. “Tout est en stand-by” rajoute Brigitte qui se sent déconsidérée, ignorée.

La Direction des Services Départementaux de l’Education Nationale justifie ces retards de paiement par “un problème au niveau de la gestion du service de paye”.

Le directeur de cabinet et la secrétaire générale de la DSDEN (Inspection d’Académie) ont reçu une délégation de manifestants vendredi soir pendant la manifestation. La délégation était composée de deux AVS et de représentants du syndicat FSU. 

Selon le syndicat FSU, les représentants de la DSDEN 40 ont reconnu que la communication n’a pas été suffisante, que l’information sur les retards de salaireprovoqués par la plateforme de paye qui est en Gironde aurait dû être faite. Ils ont aussi expliqué que la complexité administrative des contrats d’AVS est telle qu’ils ne maîtrisent pas tout car Pole Emploi et la MLPH (Maison Landaise des Personnes Handicapés) interviennent à certaines étapes.

Les représentants de la DSDEN 40 ont assuré que les dossiers d’aide sociale déposés par certaines AVS avaient été signés dès vendredi sans attendre la tenue d’une commission le 19 octobre. Ils se sont aussi engagés à un suivi de toutes les situations individuelles. Ils invitent aussi toutes les AVS en difficulté pour des questions financières ou administratives à interpeller la DSDEN 40 par mail ou téléphone. Les AVS seront écoutées et accompagnéespromettent-ils.

7 – On n’a plus le temps”: infirmière de bloc en grève à l’hôpital de Cannes, Odile dénonce ses conditions de travail

Source : Nice Matin 13/10/2018

Après le droit de retrait des personnels du bloc opératoire de la clinique Oxford mardi 9 octobre, c’est celui de l’hôpital Simone Veil de Cannes qui était en grève, jeudi 11. Le manque de “temps pour l’accueil” est l’une des préoccupations principales pour Odile, infirmière de bloc.

“Infirmière à l’hôpital depuis 1977, au bloc depuis 1984, j’ai vu les conditions de travail se dégrader au fur et à mesure des années”, alerte Odile, 62 ans.

Conséquence? La “sécurité des patients”en pâtit. “On n’a plus le temps, ni pour l’accueil, ni pour la logistique”, assure l’infirmière. 

Le dernier jour d’Odile était ce jeudi, lorsque une soixantaine d’agents d’entretien, infirmières, brancardiers et aides soignants, ont démarré le mouvement de grogne. 

“Je pars à la retraite ce soir et ce sera un jour de grève même si je suis réquisitionnée: la direction m’a demandé de revenir sur mes congés… qui me seront payés.”

Même si certains membres du personnel en grève ont été réquisitionnés pour assurer les opérations chirurgicales d’urgence, la moitié des salles sont restées fermées, jeudi. 

“La situation fait craindre le pire”

Le bloc avait déjà fait grève en 2016. Pour les mêmes raisons: les conditions de travail dégradées, en l’occurrence liées à des problèmes d’effectif.

Conséquences?“Des temps partiels non respectés, des vacances annulées ou réduites, et des heures supplémentaires de 200 à 600 par an”, précisent les grévistes. “La situation fait craindre le pire pour le fonctionnement du service, la prise en charge des patients et l’état de santé du personnel.”

8 – Wallis-et-Futuna -Le syndicat Force Ouvrière Gardes Territoriaux prolonge son préavis de grève de deux jours

Source : France Info 15/10/2018

Le syndicat Force Ouvrière Gardes Territoriaux affirme qu’il y a eu des avancées dans les discussions avec l’administration supérieure ce dimanche 14 octobre, il attend cependant des garanties lors de la visio-conférence prévue le mardi 16 octobre prochain, avec le préfet ici à Wallis et à Paris la DRCPN, la Direction des Ressources et Compétences de la Police Nationale.
Dans le cadre de la loi Sauvadet, les gardes territoriaux contestent leur intégration comme adjoints techniques de la police nationale et ils exigent d’intégrer le corps d’encadrement de la police. Le syndicat Force Ouvrière Garde Territoriaux annoncent que s’il n’obtient pas satisfaction mardi prochain lors de la visio-conférence avec Paris, le mouvement de grève démarrera le mercredi 17 octobre prochain.

Le délégué FO des gardes territoriaux, Kusitino Siselo a déclaré : « il y a des avancées mais pour l’instant on en est pas encore sûrs, il nous faudrait des écrits aussi et en même temps on a une visio-conférence mardi soir ! Nos revendications n’ont pas changé, on travaille dessus ! »
Ces discussions concernent les 17 gardes territoriaux qui assistent les gendarmes, 12 à wallis et 5 à futuna, ceux-ci relèvent du ministère de l’intérieur.
Invité dans le journal radio du lundi matin 15 octobre, le préfet de wallis et futuna Jean Francis Treffel a déclaré avoir proposé au syndicat FO Gardes Territoriaux d’intégrer d’abord le corps des adjoints techniques de la police nationale et envisager la suite après des modifications règlementaires qui devraient voir le jour en 2019.
Selon le préfet Jean Francis Treffel : « pour les gardes territoriaux se posent deux sujets, tout d’abord le corps d’intégration. La proposition du ministère de l’intérieur est de les intégrer dans le corps des adjoints techniques de la police nationale. En second lieu, dans quelle mesure, lorsqu’on est devenu adjoint technique de la police nationale, on peut passer vers un corps d’encadrement et d’application c’est-à-dire gardien de la paix ! Pour cela, il y a un certain nombre de passerelles qui peuvent être mises en place et la meilleure façon de donner ce qu’il en est exactement c’est que nous organisions une rencontre avec la direction de la police nationale, qui sera faite mardi ! »
En ce qui concerne les 5 gardes pénitenciers, qui eux dépendent du ministère de la justice, leur cas est en principe réglé. Ils passeront leur concours mi-janvier et deviendront fonctionnaires en février 2019.
La seconde revendication du syndicat Force Ouvrière Gardes Territoriaux est la mise en place d’une police de l’air et des frontières à wallis et futuna. Le préfet Jean Francis Treffel a aussi répondu à cette interrogation. Selon le représentant de l’état : « aujourd’hui, la police de l’air et des frontières est assurée par la gendarmerie de transport aérien, un projet existe et ça fait partie des réflexions que nous allons mener pour voir dans quelles mesures cette PAF prévue de longue date peut enfin être mise en place ici à wallis et futuna.
Ce report de la grève des gardes territoriaux à l’appel du syndicat Force Ouvrière intervient alors qu’à l’administration supérieure le syndicat SACEWF et les pompiers des circonscriptions d’uvea et futuna entament eux leur 5ème semaine de grève.