Un appel du CNR-RUE à combattre l’Union Européenne !

Reportage de la rédaction d’IC en attendant un CR officiel du

Le 7 février, plus d’une centaine de personnes, dont nombre de délégués provinciaux des CDR-RUE, se sont rendus à la réunion publique convoquée à la Bourse du Travail de St-Denis par le Comité National de Résistance Républicaine à l’Union Européenne (CNR-RUE).

Brisons les chaînes de l'UED’abord, jolie surprise en arrivant sur place : le -93 avait jalonné les rues des affiches rouges du « Brisons les chaînes de l’Union européenne ».

Ensuite, qualité du « plateau » politique : étaient présents à la tribune, pour le M’PEP Jacques Nikonoff, pour le PRCF Fadi Kassem, pour « Réveil Communiste » Pasquale Noizet (m. du CN du PCF), un représentant – qui s’est déclaré communiste – d’un groupe d’étudiants euro-critiques de Sciences PO, le réseau « Faire vivre et développer le PCF » Marie-Christine Burricand, un groupe de gaullistes de gauche représentés par Thierry Delbos (les « Patriotes Optimistes »), le réseau « Vive la sociale ! » affirmant sa présence par un texte de Jacques Cotta. La coprésidence de séance était assurée par Michèle Dessenne (M’PEP) et Antoine Manessis (PRCF).

Les allocutions, prononcées le samedi matin, ont toutes insisté sur l’urgence d’une grande bataille contre la dictature euro-atlantique, de plus en plus antisociale et belliciste, l’ensemble des délégués communistes insistant sur la fascisation rapide en France et en Europe : en particulier tous les intervenants ont fustigé l’attitude de l’UE et de l’Elysée en Ukraine.

Les discussions ont été plus vives l’après-midi : faut-il renoncer à la notion de « gauche » ou au contraire, distinguer la gauche établie – vendue au capital, ce dont nul ne disconvient – des valeurs de gauche, qui doivent encore irriguer nos combats à condition d’être couplées aux positions de classe et à la résistance républicaine à l’UE ? – est-il pertinent de parler de fascisation ? Est-il réaliste de manifester au niveau national le 30 mai contre l’UE ? L’appel des Assises du communisme n’exclut-il pas les non-communistes de l’action des 9 et 30 mai ? Ne vaudrait-il pas mieux se recentrer sur les départements, le niveau national paraissant encore inaccessible vu les forces disponibles « en bas » ?

Par la voix de Georges Gastaud, de Vincent Flament, d’Antoine Manessis, etc., le PRCF a réaffirmé qu’il était impossible d’agir avec des politiques qui, comme Nicolas Dupont-Aignan, ont marché avec le FN aux municipales contre des mairies communistes sortantes ; qu’il serait aberrant d’abandonner toute référence à la gauche au moment où la société se « droitise » de manière effrayante (il faut au contraire contester au PS sa référence USURPEE à Jaurès, à 1936 et au CNR !) ; qu’il n’y a pas contradiction à construire le rassemblement anti-UE « en bas » tout en le couronnant « en haut » par l’acte politique le plus fort et le plus « national » possible. Qu’enfin, il n’y a pas contradiction ; BIEN AU CONTRAIRE, entre le regroupement des communistes qu’expriment les Assises du Communisme et le regroupement des républicains progressistes auquel ces mêmes assises invitent également en faisant référence au .

 Les discussions ont été vives, mais démocratiques, et les conclusions de Michèle Dessenne ont reçu l’assentiment de tous les participants : réunir et créer des CDR-RUE, préparer des actions locales ou départementales unies autour du 9 mai, demander une rencontre du CNR-RUE aux Assises du Communisme, préparer l’évènement politique le plus fort possible à Paris, le 30 mai 2015.