
Le gouvernement de Keir Starmer, élu sur la promesse d’un « retour à la démocratie », vient de franchir un seuil historique dans la répression politique. Ce samedi, plus de 500 arrestations ont été opérées à Londres lors de manifestations pro-palestiniennes, ciblant aussi bien des militants que des figures publiques, des artistes renommés et même des personnes âgées. Une vague d’arrestations qui survient alors même que la justice britannique a récemment sanctionné l’interdiction arbitraire du collectif Palestine Action, confirmant l’illégalité des mesures liberticides prises par l’exécutif.
Un jugement accablant pour le gouvernement
Le 28 mars 2026, la Haute Cour de justice britannique a annulé l’interdiction de Palestine Action, estimant que la décision du gouvernement, prise en octobre 2025, était « disproportionnée » et « contraire aux principes fondamentaux de la liberté d’expression ». Les juges ont rappelé que le collectif, connu pour ses actions non-violentes de désobéissance civile contre les entreprises complices de l’occupation israélienne, n’avait jamais été condamné pour terrorisme. Pourtant, malgré ce camouflet judiciaire, le gouvernement Starmer a maintenu sa ligne répressive, multipliant les interdictions de manifestations et les arrestations préventives.
BREAKING: Police immediately begin wrongful arrests as over 500 people defy the unlawful ban on Palestine Action. Protestors are being arrested under the Terrorism Act for holding signs which say "I oppose genocide – I support Palestine Action".
— Defend Our Juries (@defendourjuries.bsky.social) 11 avril 2026 à 14:30
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Des manifestations massives, une répression systématique
Depuis le début de l’offensive israélienne sur Gaza en 2023, le Royaume-Uni a connu une vague de mobilisations sans précédent. Le 11 novembre 2023, plus d’un million de personnes défilaient à Londres pour exiger un cessez-le-feu. En 2024 et 2025, les cortèges se sont poursuivis, rassemblant à chaque fois des centaines de milliers de manifestants. Pourtant, loin de répondre aux revendications pacifiques, le gouvernement a choisi l’escalade autoritaire : interdiction des rassemblements pro-palestiniens, criminalisation des slogans, et désormais, arrestations massives. Les communistes du CPGB ont notamment été particulièrement ciblés.
Les ONG sonnent l’alarme : « Une dérive fasciste »
Pour Shami Chakrabarti, directrice de Liberty, « ce que nous observons est une attaque systématique contre le droit de protester, pilier de notre démocratie ». Amnesty International a dénoncé « une instrumentalisation de la loi pour museler toute opposition à la politique étrangère du gouvernement ». Quant à Ken Loach, cinéaste engagé, il a qualifié ces arrestations de « puritanisme autoritaire », rappelant que « le Royaume-Uni, berceau de l’habeas corpus, est en train de devenir un État policier ».
BREAKING: Massive Attack musician Robert Del Naja defies the unlawful ban on Palestine Action. He said “the actions of Palestine Action were highly patriotic, because they were pretty much protecting our country from getting involved in serious war crimes, and breaking international law."
— Defend Our Juries (@defendourjuries.bsky.social) 11 avril 2026 à 18:05
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L’alignement sur Trump et les guerres impérialistes : le capitalisme exterministe et totalitaire
Cette dérive ne doit rien au hasard. Depuis son élection, Starmer a aligné Londres sur la politique étrangère de Donald Trump, revenant au pouvoir aux États-Unis en 2024. Soutien indéfectible à Israël, menace de frappes contre l’Iran, participation active aux sanctions contre la Russie et la Chine… Le Royaume-Uni s’engage dans une logique de guerre permanente, où toute voix dissidente est étouffée. « Starmer a choisi son camp : celui des faucons atlantistes, quitte à sacrifier les libertés fondamentales », résume un responsable de Stop the War Coalition.
L’histoire se répète, mais en pire. Après les lois anti-grèves, les restrictions des libertés numériques, voici la criminalisation massive des opposants. Le Royaume-Uni, autrefois modèle de démocratie libérale, bascule dans une logique de contrôle social et de répression politique. « Quand un gouvernement arrête des artistes et des retraités pour avoir manifesté pacifiquement, c’est qu’il a déjà perdu toute légitimité », conclut un manifestant, avant d’être emmené par la police.
La question est désormais posée : jusqu’où ira Starmer dans sa chasse aux sorcières ? Et surtout, qui sera le prochain sur la liste ?
De fait, ce qui se passe à Londres n’est pas une dérive isolé. Chacun peut voir que la sociale démocratie intégré au bloc impérialiste de l’Axes USA OTAN / UE, tout à son escalade vers la guerre mondiale impérialiste de l’Ukraine à l’Iran en passant par le Venezuela et Cuba accompagne cela d’une intensification de l’économie de guerre prétexte à faire voler en éclat les droits des travailleurs (jusqu’au 1er mai !), les salaires, mais aussi à écraser les libertés d’expressions et d’opinion. Annulation d’élection en Roumanie, arrestations politiques massives de citoyens à Londres, mise à l’index avec blocage des comptes bancaires sans procès par la commission européenne, et désormais la loi Yadan à Paris… La fascisation conduisant au fascisme, ce n’est pas que le RN de Bardela Le Pen, mais bien l’ensemble du bloc bourgeois, y compris ses forces pourtant bien à droite se réclamant de la droite. Hollande Glucksman Starmer… c’est la même politique totalitaire, guerrière et antipopulaire préparant le terrain à l’extrême droite quand elle ne lui fait pas la courte échelle.
Sources :

![Vidéo : le bilan de la conférence nationale 2026 du PRCF [ #VIIeCN_PRCF]](https://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2026/04/20270407-7-CN-PRCF-FadiKassem-350x250.jpg)


![Manifestation Annecy : Défendre Gaza, Cuba, c’est se défendre contre le colonialisme, l’exterminisme [ PRCF 74 ]](https://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2026/04/20260411-Annecy-PRCF-Gaza-cuba-120x86.jpg)
