Les travailleurs matraqués : EURO+SARKO = baisse du pouvoir d’achat.

Gouvernement, UE et patronat ne cessent de dire que le travail coûte trop cher. C’est un mensonge énorme : le travail crée la richesse! Mais une richesse volée par la capital, propriétaire de moyens de production.

La crise dont nous, salariés, subissons les conséquences vient d’une rémunération trop faible du travail et trop forte du capital. La baisse du pouvoir d’achat des travailleurs est la conséquence voulue du système capitaliste.
Lucide Marx écrivait : « le rêve du capitaliste anglais c’est le salaire chinois ». Or les capitalistes (et pas seulement anglais…) continuent d’avoir ce même rêve. Leur politique : faire payer les pauvres ! Résultat : hausse du prix de l’énergie +14%. +17% l’essence. +20% le gaz….en un an ! Du coup, très lucidement, 56% des Français estiment que le pouvoir d’achat va encore baisser au cours des prochains mois. Bien sûr MM. Sarkozy, Coppé et autres Fillon expliquent qu’il s’agit là d’une « impression » puisque l’INSEE dit que le pouvoir d’achat ne baisse pas. Mais il se trouve que cet indice ne prend pas en compte les dépenses réelles des salariés et se base sur des chiffres ainsi truqués.

Parallèlement à ces hausses le pouvoir sarkozien, l’UE, le FMI continuent leur politique de misère pour le travail : hausse des services publics, baisse des remboursements de la sécurité sociale, baisse des salaires, régression sociale généralisée. Mais Trichet, Sarkozy, le MEDEF, disent en cœur : «  la dernière bêtise à faire est d’augmenter les salaires ». Pardi ! Ce sont les salariés, les ouvriers, les employés, les fonctionnaires qui doivent payer pour la crise provoquée par les banques et le grand capital !

Six millions de travailleurs gagnent moins de 750 euros par mois alors que Liliane Bettencourt gagne  34,072 millions d’euros, soit 25 355 fois le Smic ! Et encore : il s’agit là aussi d’un minimum, puisqu’il faut y ajouter les revenus tirés des autres placements de la propriétaire de L’Oréal.

L’austérité salariale est en œuvre depuis 1983, avec la suppression de l’échelle mobile des salaires: cette décision fait qu’aujourd’hui les salaires sont inférieurs de 45% de ce qu’ils devraient être ! Mais en revanche les profits ont connu une augmentation sans précédent.

Et ils en veulent toujours plus : « Carrefour » a été condamné pour non respect du Smic : 3000 salariés avaient des salaires inférieurs au minimum légal, les patrons déduisaient les poses !…Un patronat digne du Thiers fusilleur de la Commune, qui dénonce « l’assistanat » alors que l’Etat lui accorde 172 milliards d’euros d’exonérations diverses, la seule suppression de la taxe professionnelle a rapporté au CAC40 pas moins de 9 milliards d’euros.

Alors peut être serait il temps de stopper la machine infernale et de faire payer les riches.

Et surtout d’exproprier les expropriateurs : la propriété des moyens de production doit appartenir à ceux qui y travaillent. Sans l’appropriation collective des moyens de production et d’échange rien ne pourra durablement changer en faveur des travailleurs, c’est ce que l’on appelle le socialisme qui « sera l’œuvre vivante des masses ».

Et déjà, on pourrait commencer par activer le mouvement de masse contre l’euro, ce carcan patronal sur le pouvoir d’achat qui, sous la férule d’Angela Merkel et de la Banque de Francfort, bloque les salaires dans toute l’Europe, détruit les retraites et la protection sociale, plombe les exportations industrielles et pousse aux délocalisations, réduit à néant la souveraineté de notre pays en matière budgétaire, économique et sociale, tout cela sous les applaudissements de Sarkozy, de Stauss-Kahn et de toute la clique des eurocrates du MEDEF.