Les cheminots CGT de Nîmes appellent dans une motion à condamner la résolution fascisante du parlement européen.

le 19 septembre 2019, le parlement européen s’est enfoncé dans l’ignominie en votant une résolution révisionniste réécrivant l’histoire de la seconde guerre mondiale, avec les voix du PS et le soutien d’EELV, criminalisant le communisme, mis sur le même plan que le nazisme. Une résolution aux conséquences graves pour les libertés de tous, et qui montre le caractère moteur de l’Union Européenne dans la fascisation.

En Europe, l’indignation est forte, mais en France le vote de cette résolution est passée sous silence dans les médias. Une pétition a été lancée pour faire entendre la voix des défenseurs des libertés, car bien au-delà des communistes, c’est l’ensemble des antifascistes et progressistes qui sont menacés. (cliquer ici pour la signer)

A Nîmes, les cheminots de la section CGT retraités ont pris leurs responsabilités pour appeler à la mobilisation contre cette résolution, dans une motion mettant les points sur les I du mot antifascisme en invitant à passer à l’action. Une motion à faire largement circuler bien au-delà des rangs de la CGT.
Rappelons qu’en août 1944, à partir du 10, les communistes avec la CGT cheminots lancent une grande grève, paralysant la circulation des trains et contribuant directement au lancement de la grève insurrectionnelle et à la libération de la France du nazisme. 9000 cheminots ont péri durant la seconde guerre mondiale, 809 fusillés et 1157 assassinés en déportation, pour faits de résistance.

Motion de la section des cheminots retraités CGT de Nîmes

Une quarantaine de cheminots retraités CGT de Nîmes réunis en assemblée générale le vendredi 11 octobre 2019 déplore et condamne le récent vote du parlement européen visant à assimiler le nazisme et le communisme.

Ce vote, d’une très large majorité du parlement européen, parmi lesquels 54 élus français allant des socialistes aux RN en passant par 3 écologistes (7 s’étant abstenus), par les groupes LR, LREM et Centristes (seuls les élus FI ont votés contre)met sur un plan d’égalité, les nazis et ceux qui les ont combattus, au prix bien souvent de leur vie.

Ce vote est une réécriture de l’histoire par des négationnistes et des révisionnistes de tous poils.

Ainsi, il donne l’entière responsabilité de la seconde guerre mondiale au pacte germano-soviétique d’août 1939 alors que les gouvernements anglais et français avaient toujours refusé de signer un accord avec l’URSS qui le proposait dès 1933 pour s’opposer à la montée du nazisme.

Il tait la crise économique du système économique capitaliste des années 30, la montée du fascisme en Europe, la non- intervention en Espagne pour défendre la jeune république espagnole contre l’alliance FRANCO, HITLER, MUSSOLINI, alors que furent nombreux les travailleurs communistes ou/et cégétistes qui s’engagèrent dans les brigades internationales.

Comme le disait Jean Jaurès :

Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage.

Jean Jaurès

Cette résolution du parlement européen, outre qu’elle falsifie l’histoire, vise aussi à l’interdiction de tous les symboles et emblèmes communistes (drapeaux rouges, faucille et marteau, étoile rouge, effigie du CHE etc…) en prenant exemple sur certains pays de l’UE comme les pays baltes, où les nazis défilent librement, la Pologne où les rues (du nom des résistants communistes) sont débaptisées et où le parti communiste subit un procès en vue de son interdiction.
Demain, laissera-t-on la France salir ceux qui ont combattu le nazisme alors que la bourgeoisie capitaliste avait choisi son camp ?

“Plutôt Hitler que le front populaire !”

C’est pourtant l’armée rouge qui a libéré les camps de la mort (Buchenwald, Auswitch) et la majeure partie de l’Europe au prix de plus de 20 millions de morts soviétiques.
C’est le général DE GAULLE, que nous ne suspectons pas d être communiste, qui déclarait en décembre 1944 à Moscou
Les français savent que la russie sovietique a joué le rôle principal dans leur libération.

En France, ce sont les communistes et cégétistes qui malgré les risques encourus sont entrés les premiers en résistance, contre les nazis et leurs collabos, comme le déclarait François MAURIAC

« SEULE DANS SA MASSE, LA CLASSE OUVRIERE EST RESTEE FIDELE A LA PATRIE PROFANEE ».

Les cheminots retraités présents ce 11 octobre 2019, à l’assemblée générale ont une pensée particulière pour PIERRE SEMARD, secrétaire de la fédération CGT des cheminots, dont nous honorons chaque année en mars la mémoire, arrêté par la police française puis livré aux nazis qui l’ont torturé et fusillé :

Il était communiste et cégétiste

Une pensée également pour les plus de 800 cheminots (communistes et/ou
cégétistes) fusillés ou morts en déportation.

Nous pensons aussi à deux de nos anciens secrétaires confédéraux Henri KRAZUKI,
déporté à Auswitch puis à Buchenwald, Georges SEGUY déporté à 17 ans à Mauthausen, en Autriche, devenu par la suite cheminot.

Ils étaient tous deux cégétistes et communistes

Et en ces temps où sont remis en cause les importants acquis sociaux issus du
programme du conseil national de la résistance (CNR ) « les jours heureux » alors
que nous luttons pour les sauvegarder contre MACRON et les capitalistes, comment
ne pas avoir une pensée pour les ministres qui ont mis ce programme en application
Ambroise CROIZAT , Marcel PAUL , Maurice THOREZ…..

Ils étaient cégétistes et communistes

Il est impossible de citer tous ceux qui ont combattu le nazisme mais les communistes (souvent adhérents à la CGT) ont répondu présent dès les premières heures.

Honte a ceux qui se sont joints au RN et autres partis d’extrême droite européens pour voter cette résolution !

POUR RAPPEL

Les premiers à être enfermés dans les camps, furent les communistes et syndicalistes allemands.

D’où cet écrit du Pasteur allemand Martin NIEMOLLER enfermé par les nazis en
1937.

Je n’ai rien dit

Quand ils ont venus chercher les communistes
Je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes
Je n’ai rein dit, je n’étais pas syndicaliste

Quand ils sont venus chercher les juifs
Je n’ai rien dit, je n’étais pas juif (*)

Quand ils sont venus chercher les catholiques
Je n’ai rien dit, je n’étais pas catholique

Et puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester….