Sachant qu’au moindre recul devant le mouvement populaire, la faible représentativité et l’illégitimité profonde de son régime thatchérien éclateraient au grand jour, le chef de l’exécutif envoie la police aux étudiants, s’évertue à dégager militairement NDDL et demande à l’oligarque de Jugnac de casser la lutte d’Air France en organisant un « référendum d’entreprise » (une merveille rendue possible par les ordonnances Macron accompagnées par la CFDT…). Macron tente aussi de provoquer et d’humilier les cheminots en annonçant la privatisation du fret ferroviaire en pleine grève pour la défense du service public.

Bref, il faut une monstrueuse dose d’aveuglement ou de mauvaise foi à nos médiacrates pour ne pas voir le caractère ultraréactionnaire, belliciste, anti-ouvrier, antinational, liberticide, voire xénophobe (restriction constante des droits des migrants) de ce régime aux pratiques de plus en plus fascisantes.

Dès lors, le début de convergence des luttes réalisé ce 19 avril entre public et privé, étudiants et salariés, actifs et retraités, doit s’accentuer AUSSI entre militants syndicaux et militants politiques du monde du travail : camarade Martinez, levons les barrières artificielles entre syndicalistes de classe et militants politiques de la classe ouvrière !

Pour sa part, le PRCF était présent le 19 avril avec ses tracts à Paris, Marseille, Lyon, Lille, Grenoble, Rennes, Nice, Albi, Lens, Montpellier et en bien d’autres endroits. Dans plusieurs facs en lutte, des intellectuels membres du PRCF ont été sollicités pour donner des cours aux étudiants qui le souhaitent. A Paris, de jeunes conducteurs SNCF en grève participent aux collages des JRCF et déjà plus de 2000 € ont été collectés par le PRCF au profit des grévistes.

Le Pôle a aussi participé activement à la manif marseillaise du 14 avril et il participera aussi évidemment aux manifs du 1er mai, du 5 mai à Paris, ainsi qu’aux actions des fonctionnaires, des salariés du commerce, d’EDF, etc. Avec partout une exigence : en finir avec l’omertà sur l’UE que certains appareils confédéraux veulent imposer dans les cortèges syndicaux (dans certains tracts, alors que c’est le Traité de Maastricht prolongé par toutes sortes de directives européennes qui orchestre la casse de nos services publics, le mot « Europe » ne figure même pas : n’est-ce pas là un mensonge par omission caractérisé ?

Pourtant, si l’on veut vraiment construire la convergence des luttes, il faut dénoncer et frapper à la tête la pieuvre européenne qui synchronise la casse générale dans tous les pays, au lieu que chaque secteur en lutte se contente de frapper la « tentacule » du monstre qui strangule son secteur particulier.

Il y a donc des conditions POLITIQUES à la convergence des luttes syndicales : alors bousculons le tabou confédéral et débattons dans les luttes du caractère intrinsèquement néfaste de cette UE qui est le symétrique direct de l’Europe des luttes et du monde de paix auxquels nous aspirons !

Mais d’abord, appelons à durcir et à élargir le mouvement. Ne serait-il pas honteux pour les salariés de laisser l’Etat policier réprimer les étudiants, nos fils et filles, et les cheminots, aile marchante de notre classe, qui se battent POUR TOUS ?