SYRIE, IRAN: ne laissons pas les boutefeux jouer avec la paix mondiale!

Une déclaration du PRCF en soutien à la position du PC portugais.

Le PRCF condamne la déclaration belliciste que vient d’adopter le prétendu « parlement européen ». Une fois de plus cette instance supranationale se porte à la pointe des entreprises impérialistes.

Il est grand temps que les communistes, les progressistes, les vrais patriotes qui veulent défendre partout et pour tous le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, rompent avec l’attentisme et engagent ensemble l’action contre l’entreprise guerrière engagée par les puissances de l’OTAN, pouvoir sarkozyste en tête, contre les peuples du Proche-Orient. Après l’Irak et l’Afghanistan, après la Libye, la Syrie et l’Iran ? Où la fringale de guerres néo-coloniales de l’impérialisme prétendument « démocratique » et « humanitaire » s’arrêtera-t-elle ? Pourquoi y aurait-il de l’argent pour faire la guerre aux peuples alors que l’austérité accable le peuple grec et l’ensemble des peuples d’Europe dans la souveraine indifférence du parlement européen.

Une guerre contre la Syrie finira par embraser le Proche-Orient tout entier et elle pourrait bien mettre directement aux prises l’OTAN et la Russie qui a déjà prévenu qu’elle ne laisserait pas sans riposte militaire une tentative militaire qui la vise indirectement et, de plus en plus, directement.

Les prétendues « forces de gauche » et « syndicales » françaises qui alimentent la machine impérialiste à s’ingérer, à bloquer et à agresser, avec des déclarations hypocrites sur la démocratie (comme si l’impérialisme avait jamais apporté la démocratie à qui que ce soit !) prennent une responsabilité tragique qui mène le monde du travail à la défaite et au déshonneur en France même.

Le PRCF travaille actuellement à la mise en place d’une manifestation unitaire à Lens et à un nouveau meeting unitaire dans la région parisienne. Que tous les démocrates qui veulent s’y joindre se fassent connaître car la défense de la paix, de l’indépendance nationale et des véritables forces démocratiques arabes (qui par définition, ne peuvent appeler sans se démasquer à une invasion de leur propre pays) doit être l’affaire de tous.

Le PRCF soutient la déclaration du PC portugais et la porte à la connaissance des visiteurs de son site national.

Déclaration du Parti Communiste Portugais au Parlement Européen relative au débat  d’une résolution sur la Syrie

Le mensonge et l’ingérence dans les affaires internes de la Syrie imprègnent l’ensemble de cette résolution. La menace à peine voilée d’une agression impérialiste contre la Syrie se précise et ses conséquences risquent de s’avérer dramatiques en déstabilisant encore plus un Proche-Orient à la situation déjà délicate. Nous nous trouvons face au même modus operandi qui a conduit aux agressions militaires de l’OTAN contre la Yougoslavie, l’Irak, l’Afghanistan et la Libye, avec l’exacerbation des antagonismes locaux, l’interférence de services secrets et de forces spéciales, le financement et l’armement de « l’opposition », avec une grossière campagne d’intoxication médiatique. Aucune de ces interventions n’a eu de conséquences positives pour ces peuples ; au-delà des milliers de morts et de la destruction d’importantes infrastructures, elles ont ouvert un espace politique aux forces les plus réactionnaires et rétrogrades de ces pays.

La majorité du Parlement Européen se situe clairement aux côtés de ceux qui refusent toute solution pacifique, qui violent la souveraineté du peuple syrien et rejettent tout processus de dialogue national ainsi que les démarches diplomatiques, dans le cadre de l’ONU, visant à stopper l’escalade de la situation intérieure. Elle se positionne du côté des puissances de l’OTAN et des monarchies obscurantistes et réactionnaires de la région dans le soutien financier et la fourniture d’armes à des groupes qui s’en prennent aux populations civiles, aux édifices publics, qui kidnappent et assassinent des civils innocents.

Quelles que puissent être nos légitimes préoccupations et critiques sur la situation intérieure, nous entendons nous situer du côté de la paix et affirmer notre solidarité inconditionnelle aux travailleurs et au peuple syriens. Parce que nous respectons leur droit à vivre en paix, nous votons donc contre cette résolution.

Traduction Pedro Da Nobrega