DAVOS : QUAND MACRON PARLE ANGLAIS ET FRANÇAIS.

Macron parle anglais à Davos et les médias s’extasient….
Le parterre de la sauterie à 50.000 euros le strapontin est ravi.
Bref ce sommet du grand capital et de ses larbins est heureux, dans la coquette station Suisse, de montrer qu’il existe des “leaders”, des “influencers” ou des “thought leaders”qui comprennent les enjeux  de la “sustainable growth”, de la “global governance”, qui portent l”inclusive growth” ou la “stakeholder theory”. Inutile de traduire. Tous ces barbarismes signifient : comment baisser les salaires et augmenter les profits.
Macron a parlé en anglais pour dire son indéfectible attachement au capitalisme. Et cela dans la langue du capitalisme et contre la langue que la Constitution proclame “langue de la République” c’est-à-dire, on pourrait l’oublier, le français. Macron bafoue non seulement la Constitution mais la simple décence. Un président français qui parle en réunion internationale, fut-elle celle des grands capitalistes, une autre langue que la sienne contribue à humilier et à abaisser son pays. C’est sans doute sa conception de son “France is back”…On ne sait ce qui l’emporte de l’odieux ou du ridicule. Sans doute sont-ce les deux “en même temps”….

Détail, comme dirait l’ autre, Macron parle anglais pour proclamer son indéfectible attachement au capitalisme. Pour vanter ses contre-réformes ultra-libérales. Pour renouveler son attachement sans bornes à l’ Union Européenne si chère au grand capital supranational. Il ose un : “Personne ne pourra me suspecter de ne pas être business friendly”. Et là nous sommes bien obligés de lui donner raison.

Mais il passe au français pour s’afficher comme un président attentif à la question sociale et cherchant à protéger la nation française des nuisances de la mondialisation. Des éléments de langage tels que «le devoir de partager», la «crise du capitalisme», se sont ainsi glissés dans cette partie du discours : on ne sait jamais si des Français l’écoutaient….
Mais, rassurez vous, le public de Davos, fort conscient de ses intérêts et de la qualité du service de son personnel, a voulu l’encourager et c’est par une “standing ovation” que le gratin du grand capital a adoubé Macron.
Reste aux citoyens de France de lui rappeler un mot bien français prononcé par un général.
AM  26/01/2018 pour www.initiative-communiste.fr

Un peu d’humour avec Anne Roumanoff

roumanoff macron Davos