DKPA travers le mouvement communiste international, c’est une formidable énergie créative, force d’analyse et de proposition. Le partage et l’échange autour de l’analyse de la situation des partis communistes et du mouvement social dans chaque pays est bien évidemment indispensable pour irriguer la lutte de chaque militant communiste, là où il se trouve.

www.initiative-communiste.fr est donc très honoré de se faire le relais  d’une série d’analyses politiques de la situation en Allemagne, tant sur le plan électoral que social, communiquées par nos camarades et amis du DKP.

Union Européenne du Capital, crise structurelle du capitalisme et renforcement de l’exploitation capitaliste, menace sur la paix … le constat et les propositions bien souvent semblables entre la situation en France et en Allemagne, et entre les analyses et propositions des militants franchement communistes du PRCF et les camarades du DKP.

La rédaction d’Initiative Communiste remercie Alexandra Liebig pour cette très longue traduction. Le lecteur excusera les quelques imprécisions bien excusables au regard de l’importance du travail réalisé.


« Défis pour le mouvement ouvrier »

Discours lors de la réunion du CN, le 23/24 avril 2016 d’Olaf Harms, secrétaire chargé du travail syndical et d’entreprise

 (OlaF Harms est également syndicaliste, secrétaire de l’Unité locale de Ver.di à Hambourg)

I. L’actualité

  • TTIP

Nous avons pris la bonne décision en transférant la réunion actuelle du Conseil national d’Essen à Hanovre pour participer à la manifestation contre le TTIP. C’était un plaisir de s’activer visiblement en tant que communistes de ce pays et ensemble avec beaucoup de personnes des départements différents contre le dictat des monopoles, dont Obama et Merkel sont responsables pour la réalisation. Déjà en janvier 2014, nous avons expliqué que ce traité de libre-échange n’est rien d’autre que l’asservissement des Etats en faveur des capitaux de grands monopoles. En Europe, des millions de personnes ont entre-temps signé la revendication pour le stop des négociations. Et pourtant, tout cela ne sera suffisant pour empêcher ce traité. En conséquence, nous serons obligés de nous préparer aux larges combats défensifs pour la maintenance des standards travailleurs et sociaux, pour la maintenance des directives qui servent l’environnement et les Hommes, contre la privatisation des prestations publiques et la prévoyance. Aujourd’hui déjà, nous en devrions discuter dans les entreprises et les syndicats : Qu’est-ce qu’il se passera à ce jour-là, ou le traité sera décidé, comment faisons-nous visible la résistance sociale contre ce traité ? Mais nous n’en sommes pas encore là. Pour le moment, il s’agit de préparer et de soutenir activement les manifestations et activités, planifiées pour le 24 septembre 2016 partout dans le pays.

  • L’orientation pour la paix

La seconde réunion du CN en février de cette année a mis à l’avant l’importance de deux questions. La cause des fuites a été largement propagé par Patrik [Köbele] dans le « junge Welt » [du 26/03/2016), où il a parlé, entre outre, que les réfugiés sont « le jouet des impérialistes », leurs guères coloniale, économique et sociale laissent appauvrir la population. Quant à la conscience de masses et l’instrumentalisation des réfugiés comme des attaques à la situation sociale de tous les opprimés dans notre pays, nous avons ajouté au combat nécessaire contre le racisme notre approche matérialiste.

L’autre question était celle de la paix et de la situation dans le mouvement de la paix. Nous en avons discuté dans le parti. Beaucoup étaient d’accord d’une approche qui donne autant plus de poids à l’importance de la question que sur une personnalisation des conflits. Aujourd’hui, nous sommes plein d’espoir de pouvoir surmonter les différences dans le mouvement de la paix, existantes encore il y a quelques mois. Comme souvent, l’action a aidé, car les Marches de Paques nous rendent prudemment optimistes. Ce n’est pas encore le nombre des participants, mais le nombre des Marches dont nous constatons une hausse. Et dans beaucoup de communes, nos camarades ont activement travaillé pour cela. Compte tenu de ce fait, nous saluons la réflexion au sujet d’une grande action commune du mouvement de la paix, le 8 octobre.

Vu notre débat à la réunion dernière, il s’agit justement de cela que nous devons soutenir de toutes nos forces. Nous devons mettre l’accent sur la préparation de cette manifestation, notre fête de l’UZ doit être utilisée pour cette action. [Elle a eu lieu le 1ier au 3 juillet à Dortmund, la devise: pour la paix et la solidarité internationale.]  Nous sommes bien placé avec notre action à Büchel pour quelle deviendra un succès. [A Büchel en Rhénanie-Palatinat a lieu l’action « 20 semaines de la présence et des activités» contre le stationnement des armes nucléaires en Allemagne, le DKP a été présent du 25 au 28 mai 2016.] Entre-temps, nos partis fraternels des Pays-Bas, de la Belgique et du Luxembourg ont confirmé leurs venues. Pendant la dernière réunion, nous avons souligné l’importance de réunir le mouvement ouvrier et  le mouvement de la paix, maintenant nous sommes en train pour clarifier les choses. A mon avis, dans les prochains mois, il ne devrait pas exister aucune commission syndicale ou de l’entreprise dans laquelle nous sommes actifs, où on ne discute pas le soutien et la mobilisation pour cette action du mouvement de la paix, où, si possible, on ne prendra pas des décisions respectives et les fera vivre. Nous nous réjouissons que la Conférence de travail du mouvement de la paix qui prépara l’activité [du 8 octobre] tiendra ses assisses le 2 juillet à Dortmund. Nous espérions d’accueillir avec joie beaucoup de ses membres chez nous, à la Fête de l’UZ. Nous vous promettons que vous vous sentirez bien à cette fête de la paix et de la solidarité. Et nous promettons que  notre fête de l’UZ sera aussi  un grand workshop pour discuter la réalisation de vos décisions [une promesse tenue, ndt].

Notre Programme d’urgence et la préparation de cette action feront bien le mariage. Il montre le rapport entre la guerre, l’augmentation de l’armement, la fuite et la question sociale. Il montre ce qu’il est à faire pour agir contre la scission des opprimés et pour en faire la base pour : « Plus jamais la guerre – plus jamais le fascisme ».

Dans ce contexte, laissez-moi dire quelque chose de la conférence de travail « Debout contre le racisme » [« Aufstehen gegen Rassismus »] qui a lieu ce weekend à Francfort. (…)Nous saluons chaque initiative contre le racisme. Mais nous voyons aussi un manque de contenu dans l’appel à cette conférence. Celui qui parle de la fuite et de la solidarité avec les réfugiés, il doit aussi indiquer la raison principale de la fuite, donc les guerres et les responsables des guerres. Nous ne sommes pas d’accord d’y renoncer car c’est dangereux. Nous espérons que la conférence corrige ce manque.

[Début septembre, une manifestation de ce mouvement aura lieu. Malheureusement, les réflexions  sur cette manifestation organisée par des socio-démocrates (même quelques-uns qui soutiennent la nouvelle loi anti-intégration), le VVN/BdA [les réfugiés du régime nazi et les antifascistes] et syndicalistes restent fondées. Mais le DKP participera. N.d.T.]

  • Les élections au Landtag à Bade-Wurtemberg, Saxe-Anhalt et Rhénanie-Palatinat: changement profond dans le paysage des partis politiques et l’ascension continue de l’AfD [Alternative pour l’Allemagne)

Il n’y a que six semaines depuis ces élections. En tout, à travers de la date des élections, elles expriment une dynamique politique sociale et une situation du changement profond dans le paysage des partis politiques actuels qui dépasse la politique des Länder. Si on ajoute les résultats des sondages actuels des partis fédéraux, cette dynamique s’explique de prime abord par des pertes drastiques, même dramatiques des partis gouvernementaux CDU et SPD. Elle s’exprime aussi par la perte du parti parlementaire oppositionnel Die Linke [La Gauche], par les succès personnels des ministre-présidents actuels Kretschmann (Grüne – Les Verts) à Bade-Wurtemberg et M. Dreyer (SPD) Rhénanie- Palatinat, par le retour du FDP [le parti « de l’économie »] sur la scène de la politique du pays à Bade-Wurtemberg, mais surtout par la victoire de l’AfD droite conservative, ouverte jusqu’au camp fasciste.

Plus qu’un super-dimanche électoral – changement profond du système des partis [13 mars 2016]

Juste après la journée électoral, le journal « Süddeutsche Zeitung » n’eut pas vraiment tort :

« Super-dimanche électoral en Allemagne. La crise des réfugiés a changé complètement le paysage politique de la République fédérale. Même si la CDU en Saxe-Anhalt et le SPD en Rhénanie-Palatinat nommeront le chef de gouvernement – la journée électorale, les deux grands partis populaires en ont subi quelques dures égratignures. »

Pour les fractions au pouvoir et les hommes et femmes politiques du grand et du capital monopoliste, cette question devrait être importante:

« La structure actuelle du système des partis en RFA qui est  construit et financé par nous, continue-t-elle à fonctionner pour que la sauvegarde de nos intérêts par la répartition du travail entre les « partis du peuple » actuels – d’une côté notre parti principal CDU/CSU et de l’autre le SPD riche de tradition qui lie fermement de grandes parties de la classe ouvrière à notre système ‒  soit-elle la meilleure ?

Ou est-il nécessaire de passer d’une forme à une autre de l’exercice de notre pouvoir voilé de parlementarisme ? »

Recherche d’une autre force politique « en réserve » : l’AfD comme charnière

Quel est le danger principal pour la bourgeoisie impérialiste, la classe au pouvoir?

Il consiste dans le fait que des parties considérables des travailleurs et des syndicats – de quelles raison soit-il – ne seront plus convaincus de la conception des grands partis « chrétien-conservatifs » ou « socio-démocratiques réformistes », ne laisseront plus se réconcilier avec le capitalisme et ne participeront plus au jeu bourgeois du changement parlementaire  [il cite qc comme Les chaises musicales] entre le gouvernement entièrement soumis au capital et ceux qui font semblant de faire l’opposition, pas moins soumis au capital.

Dans les sondages nationaux, le SPD de Gabriel [son chef] n’atteint maintenant en partie que moins de 20 pourcent ; en Saxe-Anhalt, il est menacé de devenir une sorte de « petit parti » avec seulement  13 pourcent, tellement est-il mis à l’écart par l’AfD. En conséquence, même pas une grande coalition de CDU et SPD a obtenu la majorité parlementaire. Cela est le véritable avertissement pour ceux au pouvoir.

Il y a une autre chose qui devrait poser des problèmes aux stratèges dans les états-majors des associations patronales et des monopoles : hier encore, ils ont eu comme solution de réserve « Die Linke » [la Gauche] dont la direction actuelle a tenté l’intégration de ce « parti populaire » de l’Est dans de nouvelles variantes gouvernementales à la « rouge-rouge-vert ». Mais de telles attentes deviennent de moins en moins réalistes.

Mais ce que pose le plus de problèmes dans cette structure des partis est l’érosion de ces deux partis gouvernementaux de longue durée, la CDU et le SPD.

L’ascension de l’AfD, ayant pratiquement inexorable, qui prend au moins en partie à l’Est le caractère d’un parti populaire le remet en question.

Quant à l’ascension de l’AfD, nous avons signalé dans le Leitantrag (l’orientation de l’activité, pour les deux ans à venir, du 21ème congrès en 2015) ces causes:

« Du pont de vue des personnes au pouvoir, elles ont besoin d’un changement réactionnaire de l’Etat qui donne les moyens à la bourgeoisie de réprimer les protestes des masses et les insurrections à l’intérieur. Le développement vers un Etat autoritaire, avec une politique de sécurité s’aggrave et s’accélère. (…) Des cercles influents, conservatifs et réactionnaire de la bourgeoisie monopoliste se servent de nouveau ouvertement des forces fascistes comme moyen de pression de la droite. L’interaction avec les institutions de l’Etat saute aux yeux en regardant le scandale de l’enquête sur la NSU. » [L’organisation criminelle d’extrême-droite nommée Clandestinité nationale-socialiste, voir ci-dessous]

Selon le Leitantrag, l’AfD fait partie des „forces charnières“ qui  «fraye le passage à la bourgeoisie ». Aujourd’hui à la veille du congrès directeur de l’AfD, il devient toujours plus clair, quelle formation profondément réactionnaire, raciste, hostile à l’égard des ouvriers et entièrement soumise au capital s’est développée avec l’AfD. Les titres actuels autour des expressions des fonctionnaires à la tête de l’AfD Beatrix von Storch et Alexander Gauland – l’islam « n’est pas compatible avec la loi fondamentale » et qu’ils veulent se profiler comme «un parti anti-islamique » –  ne font comprendre qu’une partie de leur programme réactionnaire. Si la présidente de l’AfD, B. von Storch, qualifie son parti comme « force libérale en matière d’économie » et approuve l’abolition de l’assurance chômage, car « le marché établit aussi la meilleure compensation sociale », elle clarifie ce que les gens racontent de l’AfD, elle serait un « parti des petites gens », comme la démagogie pure.

A la campagne électorale à Bade-Wurtemberg, le DKP et le SDAJ ont distribué communément le tract : « L’AfD – seulement une alternative  pour les banques et les monopoles ». Un bon exemple pour démasquer les positions économique et politiques de ce parti hostile à l’égard des ouvriers et contre les intérêts des travailleurs :

Dans le tract, nos camarades posent la question, si l’AfD serait  « le parti des petites gens » Non, au contraire! Car l’AfD défense dans son programme pour les élections au Landtag « le frein à l’endettement » qui n’est vraiment qu’un instrument pour supprimer le système de protection sociale et encore plus d’argent dans les communes, ce qu’ils manquent aux programmes sociaux, culturels, sportifs et d’autre en faveur de la population.

L’AfD, en voulant un « développement adéquat », n’est pas contre le travail intermédiaire, qui condamne des millions de personnes en Allemagne à une vie en pauvreté et insécurité.

L’éducation doit, selon l’AfD, devenir « axée sur le rendement », ce qui n’est rien d’autre qu’aggraver la terreur au détriment de l’éducation et de la santé aux écoles et grandes écoles (voir G 8, licence et master).

Malgré toutes les épreuves scientifiques, l’AfD prend le changement du climat pour non prouver – un avis utile aux monopoles de l’énergie, du pétrole, de l’automobile, mais pas aux personnes qui sont intéressées à in environnement intacte.

Le gouvernement du pays doit, selon l’AfD, être un « partenaire de l’économie » digne de confiance et élargir « les lieux d’implantation », entre outre par des baisses des impôts. L’AfD veut donc que le gouvernement soit encore plus attentif en faveur des monopoles et les aide encore plus effectivement pour faire des profits au détriment du travailleur. Les intérêts des travailleurs à une bonne éducation et santé gratuites, à une sécurité sociale, à un logement adéquat ainsi qu’à une offre suffisant et gratuit de la culture et du sport restent complètement sur le carreau.

Nous avons besoin plus de tel matériel. Il est un bon signe que maintenant  aussi des syndicats différents, comme Ver.di,  démasquent l’AfD avec des arguments clairs en tant que « parti pour les riches ».

La place du Parti communiste – non seulement pendant des élections

Le résultat du DKP en Hesse, dans les autres lands, il n’y avait pas de manque de force des candidats, montre avant tout une chose :

Les communistes ont une place dans la politique électorale.

En Hesse, nous avons présenté des candidats dans des formations différentes pour les élections au Landtag et les élections communales avec un résultat excellent pour les communistes en Hesse. Les listes du DKP ou des candidats communistes sur d’autres  listes ont obtenu 24 mandats des élections communales en Hesse. In Reinheim et Mörfelden-Walldorf, la liste du DKP et la liste DKP/Die Linke a obtenu 13 conseiller communaux dans le réseau communal. En 2011, nous n’avons obtenu que 11.

Des membres du DKP ont été élus dans onze conseils de district, conseils communaux ou municipaux. (…)

Quelles sont les conditions préalables de ces succès à généraliser dans les autres pays fédéraux ? (…) Axel Koppey l’a dit avec une phrase: „Nous essayons  de convaincre les hommes et des femmes en travaillant continuellement sur place dans l’intérêt commun. Cela a valu la peine. »

Notre président hessois estime : « Avant tout, il faut toujours discuter. Depuis des années, on n’a pas construit des logements sociaux. Ce n’est pas la faute des réfugiés. Ils ne sont pas responsables de la hausse de la taxe foncière et de la taxe des maternelles. » Axel a estimé que les voix du DKP sont un signe de  protestation, en même temps, il a souligné que la participation en baisse aux élections, les mauvais résultats de la CDU et de la SPD et la perte de confiance en eux sont le résultat de leur politique d’austérité. La DKP va continuer à combattre cette politique. « Nous élucidons les fonds sociaux. Ainsi il est possible  de montrer une vraie alternative aux provocations raciales. Notre culture de bienvenue est le combat commun. »

C’est justement cette position que nous prendrons en avant des élections au Bundestag et aux Landtags dans l’année prochaine. Se présenter aux élections n’est pas le seul axe essentiel de la DKP, mais il sert à compléter notre travail extraparlementaire dans le quartier, l’entreprise ou dans la rue.

Le scandale de l’organisation criminelle d’extrême-droite, nommée Clandestinité nationale-socialiste (NSU), comme affaire de Sureté d’Etat et de l’Office fédéral pour la sauvegarde de la constitution(VS) au 60ème anniversaire de l’interdiction du KPD*

[Le VS correspond à la DGSI. – KPD : Parti communiste d’Allemagne NdT]

Les révélations récentes qui démontrent que les trois meurtriers de la NSU ont fait partie d’un réseau sûr, personnel et organisé par d’autres fascistes, mais aussi qu’un des malfaiteurs, Uwe Mundlos, a même travaillé comme contremaître dans l’entreprise d’un agent de liaison du VS. Les meurtriers sont même partis en tournée meurtrière avec sa voiture en leasing. Tout cela n’est qu’une autre pièce de mosaïque qui démontre une vue d’ensemble de la ramification entre la prétendue Sauvegarde de la constitution et les groupes meurtrier fascistes.

Non seulement cette organisations fascistes, autant que le NPD (Parti national-socialiste d’Allemagne)  devraient être interdites, mais aussi le VS participant par ses intermédiaires qui ont en réalité tiré les ficelles à la plupart des infamies fascistes devenues connues.

Aujourd’hui, nous demandons de nouveau l’interdiction et le démantèlement de toutes les organisations fascistes, en première ligne ceux du NPD dont le procès de l’interdiction est en cours. Mais dans les médias, on évoque déjà que la demande de l’interdiction sera rejetée et le NPD finalement acquitté.

Si justement au 60ème anniversaire de l’interdiction de la KPD, de l’organisation démocratique et antifasciste la plus conséquente de l’après-guerre

– le Tribunal constitutionnel suprême donnerait pour la seconde fois un certificat de dénazification au NPD

–  et si le procès contre les crimes de la NSU se terminerait avec un jugement qui minimise l’affaire

– et si la série des attaques sur les foyers de réfugiés et les logements des réfugiés resteront toujours impunies comme c’est actuellement presque toujours le cas –

nous comme Parti communiste allemand [création nouvelle en 1968] seront encore plus obligé de lier nos initiatives, nos revendications sociales et économiques, actuellement au milieu de cette réunion,  au combat contre la droite et contre le néofascisme.

Y contribuera la manifestation du CN, prévue le 10 septembre sur la place du Droit fondamental à Karlsruhe, ensemble avec la fédération de Bade-Wurtemberg à l’occasion du 60ème anniversaire de l’interdiction du KPD.

  1. Négociations salariales actuelles

 «A elles  seules les entreprises cotées à la bourse ont obtenu, en 2015, un profit avant les taxes et l’intérêts  de 41,3 milliards d’euros. Les actionnaires ont reçu, la même année, des dividendes d’un montant de 11,2 milliards d’euros. Une augmentation des salaires d’un pourcent couterait aux entreprises seulement 0,9 milliards d’euros, a compté l’IGM. » (Texte O. H.)

Résumé actualisé (fin juin) par la traductrice:

Il s’agit des négociations pilote, qui seront valables aussi pour les autres landers fédéraux de la branche.

L’offre des patrons : 0,9 % plus dans les entreprises qui marchent très bien et une prime de 0,3 %. Cela sera une perte de salaire réel d’au moins de 0,1 %.

L’IGM  (les métallos) a revendiqué pour les 3,8 millions de travailleurs une augmentation de l’accord salarial de 5 % pour les 12 mois à venir.

Le résultat chez l’IGM : une prime de 150 euros chaque mois d’avril au juin 2016. Augmentation du salaire de 2,8 % le 1ier juillet. A partir du 1ier avril 2017 jusqu’à la fin de l’année 2017 une autre augmentation de 2 %. Mais le syndicat s’est plié (estimation jW le 13/5) : Les entreprises économiquement faibles peuvent pousser la seconde augmentation en avant. Cela sera décidé sur place.

Le syndicat Ver.di a demandé une augmentation du salaire de 6 pourcent. Ils ont estimé que l’accord salarial au service public resterait derrière celui de l’économie nationale, bien qu’une augmentation des recettes fiscales de 30 Milliards d’euros soit pronostiquée. Les patrons ont offert, à partir des secondes négociations, 2 % jusqu’en 2018. Le résultat était à 4,75 % par étapes dans 2 ans. – fin du résumé.  Ainsi ces faits, un peu raccourcis, car les résultats sont entre-temps disponibles.

Le texte de la réunion suit :

Si nous voulions les estimer, il y a le résultat suivant : les patrons, soient ils privés ou publics, provoquent et testent visiblement la capacité de s’imposer et le pouvoir de faire la grève des deux plus grands syndicats. S’ils obtiennent des succès, cela augure mal des futures négociations salariales dans ce pays. Quant à une coopération au moins partielle, espérons que les deux syndicats travaillent ensemble. Cela donne l’occasion des actions communes des travailleurs au service public et des travailleurs dans l’industrie métallurgique. Nous appelons nos membres de s’investir activement aux conflits sur les conventions collectives, notamment  pour poser la question de la propriété dans la discussion.

II. Défi pour le mouvement ouvrier (allemand)

Le mouvement ouvrier a, dans un certain temps, à prêter attention aux six thèmes qui représentent un défi pour lui. Notre cause communiste nous oblige à développer des positions fondamentales et, où elles se présentent, d’élaborer des possibilités de l’action. Des questions fondamentales, comme par exemple la propriété des moyens de production, feront part de notre discussion, en particulier, parce qu’elle livre des motifs qui dépassent le système social capitaliste, ou les problèmes de la classe ouvrière ne sont pas à résoudre.

Ces problèmes sont :

  1. La paix

Non seulement des développements actuels y jouent un rôle. Dans notre Conclusion pour le 21ème congrès, le Leitantrag, nous avons constaté :

« Au capitalisme, la production et la consommation sont principalement subordonnées à la production du plus-value et à l’intensification de l’exploitation du capital. Déjà dans son stade juvénile de la libre concurrence, le développement des forces productives et l’exploitation aggravée de la force de travail de l’ensemble des salariés ont mené à une surproduction chronique des marchandises et du capital. Cette suraccumulation se heurte au caractère limité et l’organisation sans plan commun du marché capitaliste, et à < la pauvreté et l’insuffisance  des masses > (Karl Marx). En régime capitalisme, tout cela mène en conséquence aux crises de la surproduction inévitables qui se doivent éclater périodiquement, et aux éruptions violentes en forme des ambitions expansionniste et à la conquête violente de nouveaux marchés. Ainsi se produisent inévitablement des guerres expansionnistes pour la répartition, pour l’expansion de propres marchés et pour garantir les sources des matières premières et ses accès.

Etant caractéristique dans son époque entière, la lutte du capitalisme monopoliste / impérialisme pour la répartition du monde entre les puissances impérialistes a de nouveau éclaté. Les guerres impérialistes pour les zones d’influence, des matières premières, des parts de marché et le contrôle des réseaux d’approvisionnement résultent de la concurrence capitaliste. Il s’est montré, conformément  à la loi sociale du développement inégal du capitalisme, que celui-ci change en permanence les rapports de force, éclate des coalitions et les remanie. La politique agressive des grands pays du capital, avant tout les Etats-Unis et ses partenaires de l’Otan, attisent d’autres foyers de crise. Depuis, les guerres et les tentatives de la déstabilisation ont grandi …

L’impérialisme allemand devient de plus en plus agressif et militariste. Il a pris la place d’une puissance de l’ordre à la tête du l’UE, impose ses conditions aux pays périphériques de l’UE et utilise l’UE en luttant pour ses sphères d’influence et des matières premières. Les autres Etats impérialistes d’UE ne le vont pas apprécier.

La capacité belliqueuse de la Bundeswehr sera augmentée par des projets d’armement et des opérations extérieurs de l’Afghanistan à l’Afrique centrale. L’engagement des Etats de l’UE, inscrit dans le Traité de Lisbonne, est à voir dans ce sens. Il oblige à une militarisation et l’augmentation des budgets militaires. Le militarisme doit pénétrer dans toute la société. L’objectif est la construction d’une armée de l’UE sous la direction allemande. Le complexe militaro-industriel et la politique au pouvoir font avancer les tentatives à militariser la société entière. »

Au vu de ces événements, nous avons décidé dans notre Orientation d’activités [Handlungsorientierung, 21ème congrès en nov. 2015] :

« En conséquence, dans les deux années venantes, le DKP concentre ses forces sur le renforcement de la lutte antiimpérialiste, du mouvement antifasciste et de la paix. (…) Ce mouvement ne peut que gagner en force par l’afflux des parties importantes de la classe ouvrière. Pour cela, les membres du DKP travaillent dans les syndicats du DGB et dans les entreprises, dans le sens de l’union d’action, pour que les collègues participent aux activités du mouvement antifasciste et de la paix. »

Il n’y a guère un autre thème, où les différences d’intérêts entre le capital et le travail sont tellement clair visibles comme dans la question de la guerre et de la paix. Derrière la politique de guerre, quels intérêts fondamentaux s’y cachent-ils toujours ?

Qui va gagner par la guerre ? En particulier la question dernière soulève la responsabilité du mouvement ouvrier et de ses syndicats par rapport à la production d’armement et son exportation.

Il faut avoir ces trois thèmes au collimateur : la politique belliqueuse du gouvernement fédéral, la production d’armement / conversion de l’industrie militaire et les exports d’armes fédéraux :

Les déclarations faites du bout des lèvres de quelques syndicalistes à la tête, même au congrès syndical, ne sont pas suffisantes.  C’est à saluer, mais d’abord, les positionnements fondamentaux pour eux-mêmes ne développent aucune pression sociale et secundo, ils ne mènent que partiellement au changement de conscience dans la classe ouvrière. L’objectif est de gagner en particulier les syndicalistes actifs et combatifs, surtout dans les entreprises.

Pour cela, nous pouvons par exemple suggérer de fonder des Cercles de travail syndical pour la paix. Un exemple à Hambourg montre que c’est possible. Au début de l’année a été fondé un Cercle de travail de la paix au sein de Ver.di [syndicat de prestations de service] qui est ouvert aux membres d’autres syndicats et rattaché à la fédération du district du pays.

Il serait bien de réfléchir, si nous ne pouvons pas faire publier un matériel, dans lequel nous clarifierons que les guerres impérialistes ne sont jamais dans l’intérêt de la classe ouvrière, quel qu’en soit le département national.

  1. « Numérisation du travail »

Dans le Leitantrag du congrès, nous avons constaté:

«  Nous vivons en même temps des évolutions très rapides des forces productives dont les nouveaux changements dans la structure sociale et des classes est la conséquence. Avec la crise capitaliste, ces évolutions ont des répercussions énormes sur le développement de la conscience de la classe ouvrière, sa force de lutte et de l’organisation.

Devant nos yeux se joue un bouleversement progressif en série de la technique de l’information, de la génétique et de la nanotechnologie qui accélère le développement des forces productives. Ainsi et en liant les systèmes de production individualisés, virtuels et s’optimisant tout seul,  des nouvelles vagues de changement dans la répartition du travail dans la société et dans la structure sociale et de classes ont été déclenchées. La contradiction fondamentale entre le travail payé et le capital continue à s’aggravée. Sous les conditions capitalistes, les forces productives peuvent virer aux forces destructives…

L’approfondissement de la révolution scientifique et technique signifie beaucoup plus que les termes à la mode comme « industrie 4.0 » ou « capitalisme 4.0 », introduits par les gens au pouvoir dans les débats des médias. En système capitaliste, les forces productives ont toujours plus la tendance de virer aux forces destructives – jusqu’au danger de l’autodestruction de l’humanité.

Mais aussi au-dessous de ce niveau, la perversion du développement des forces productives et son barbarie tendancielle s’aggravent. La vie personnelle et intime, tous les habitudes de vie et les données privées deviennent dans une mesure inimaginable l’objet et la victime du changement en marchandise – désormais non plus seulement au processus de la production. Car la contradiction fondamentale du capitalisme entre le travail payé et le capital n’est pas remplacée par le prétendu dépassement de cette contradiction, qui se passerait entre l’Homme et la numérisation ou entre le robot et l’homo sapiens. »

Dans l’Orientation de travail nous avons décidé :

« Un champ thématique central (de notre travail) sera le changement de la production dans l’entreprise et l’administration par le recours aux PC et réseaux, qui a la conséquence de détruire le contrat de travail normal. Ici, il s’agit d’élaborer des positions et des revendications pour qu’ils puissent être discutés dans l’ensemble de la société. Abaisser la durée du travail et l’introduction de la semaine de 30 heures avec pleine compensation salariale et personnelle, est déjà aujourd’hui notre revendication centrale. Face à la destruction des contrats de travail normaux et l’exclusion massives des êtres humains du processus de production avec en conséquence la pauvreté, notre parti doit prêter toute attention aux personnes particulièrement concernées. Il est à élucider, comment est-il possible d’expliquer à elles les causes de leur situation, de les organiser socialement et politiquement. »

L’Orientation de travail  est complétée par la décision à fonder, au niveau du Conseil national et dans beaucoup de districts, tant de groupes de travail possibles qui travaillent ce thème pour tirer des conclusions en faveur de notre travail politique et pour développer des débats sur des alternatives sociales, sur le socialisme à l’avenir. Etablir des groupes au niveau du CN n’est pas nécessaire, parce que la Commission chargée de la politique du travail syndical et d’entreprise y est le contact adéquat, d’autant plus que la Commission a, déjà dans l’année précédente, organisée un premier forum syndical en vue de cette problématique. Les résultats des discussions, ayant lieu dans les groupes de district, doivent être transférer à la commission.

 

  1. Externalisation (Outsourcing)

Seulement dans 10 pourcent des entreprises ayant la possibilité, des conseils d’entreprise existent. Le nombre des travailleurs représentés par un conseil d’entreprise baisse lentement mais toujours. Il n’y a rien d’évident qu’un conseil d’entreprise existe. Le nombre des travailleurs rémunérés au tarif baisse toujours. Ainsi, un accord salarial n’est négocié que pour environ 50 pourcent des travailleurs.

En est la cause le processus progressif du détachement des unités de production et d’administration, la restructuration des entreprises. Dans la plupart des cas, les conventions collectives ou les accords de service ou d’entreprise ne sont plus appliquées dans les entreprises-rejetons, passé le délai d’un an. La marchandise s’appelante force de travail est bon marché, le profit augmente.

Il est tendanciel qu’une entreprise  de production ne contient que le noyau de la production, toutes les autres activités et services deviennent autonome par l’externalisation et sont des « larbins » de la production. Y appartiennent par exemple le R&D, l’entrepôt, la logistique et le transport. Mais non seulement le secteur de la production est concerné. Des processus semblables ont lieu dans le secteur des services classiques. Dans l’administration, des départements comme l’informatique, la distribution, la circulation des marchandises sont aussi externalisés. On a la même vue sur les services nommés proche de l’homme, par exemple dans la santé. Là aussi, une externalisation sans limite a lieu, quand tous les domaines comme la cuisine, l’économie domestique, le nettoyage, les soins sont externalisés.

Si quelqu’un réagit vraiment à ce processus, ce ne sont que les groupes de défense d’intérêts et si tout va bien, ils sont soutenus par les syndicats du secteur. De la part des syndicats, une stratégie qui traverse les branches contre cette pratique du capital n’est pas à voir. Même si les syndicats sont poussés à combattre l’externalisation, ce combat échoue finalement à cause du maintien des droits acquis. Cela s’est passé au combat du syndicat ver.di contre la nouvelle création de 43 centres de service de DHL, où tout de même 7.000 travailleurs ont été directement concernés.

Bien que le problème soit connu par les syndicats, il existe à côté de beaucoup de recommandations pour les groupes de défense d’intérêts l’opinion « que seraient réglées par la Loi relative à la participation et à la cogestion, entre outre la question de la position juridique du patron  sur la liberté de prendre des décisions économiques (a-t-il le droit de le faire ?) et la position juridique des groupe de défense d’intérêts ». Bien sûr que la conscience dans les groupes de défense d’intérêts joue toujours un rôle décisif. Quant à cela, nous avions donné des réponses lors de notre conférence syndical-théorique  en 2013.

Au-delà, nous devrions être beaucoup plus sûrs de nous pour mettre au premier plan l’obligation de notre Loi fondamentale  [constitution] : agir selon les principes de l’économie privée pour le bien commun. Si cela n’est plus valable – quant au 50 pourcent n’étant plus rattachées à une convention collective –   il faut mettre à l’ordre du jour l’expropriation  en indemnisant  « adéquate » : il est finalement le capital lui-même qui fait dans les syndicats avancer la question propriétaire vers la clarification. Et nous en devrions le soutenir sans modération.

  1. La durée de travail

Il n’y a que deux ans qu’il n’était guère possible de mettre à l’ordre du jour la question de raccourcir la durée du travail sans perte de salaire et de personne dans les syndicats. Certes, les fonctionnaires n’avaient absolument rien à objecter, mais quant à la réalisation de cette revendication, ils renvoyaient au manque de rapport de force, parce que les membres ne les soutenaient pas. Ils avaient peur de perdre leur place sur fond de Hartz IV et Co. Au premier plan se trouvaient les combats contre les externalisations, donc des combats défensifs. Aujourd’hui, nous constatons qu’au moins les premières tentatives timides au sein du syndicat ver.di, aussi de la Confédération fédérale [ou nationale = Bundesvorstand], pour discuter la question de la réduction du temps de travail en tenant compte des conséquences de la numérisation du travail comme une parmi plusieurs solutions. C’est bon, et nous devrons aussi le faire.

Le développement des forces productives par la numérisation doit être utilisé pour argumenter la diminution du temps de travail sans perte de salaire et de personnel. Une diminution des nombre des places de travail à l’avenir en argumentant avec. L’argument de la démographie pour la diminution est contreproductif.

Bien que les premiers signes de nouveau débat soient à saluer, nous devons d’autant plus faire attention à la réalisation de la diminution du temps de travail. Au sein de la IG Metall, il existe la discussion d’utiliser le temps pour une formation professionnelle des travailleurs. Au sein de Ver.di, on discute aussi l’augmentation des jours de congé. Tout cela, c’est une diminution du délai de travail, si le patron paye. D’autres modèles en discussion projettent de diminuer le délai du travail pour la vie.

Mais tous ces modèles, qui ne visent pas une diminution du temps de travail hebdomadaire et qui selon la conception syndicale sont applicable par la politique contractuelle, ont en commun qu’ils dépendent du verdict du capital, donc de l’entreprise particulière. Elle a alors le moyen de manipuler la marchandise de force de travail pour l’utiliser surtout par rapport à la demande saisonnière et la baisser hors de saison (ou hors de demande). Donc, il existe le danger qu’une diminution du travail dont le capital soit le décideur, mène finalement à une intensification de l’exploitation, à plus de corvée des travailleurs.

Entre-temps, nous rencontrons le thème de la diminution du délai de travail avec des formules comme « un nouveau plein-temps pour tous ». C’est la façon voilé d’un modèle du ministère de la Famille, le lançant en commun avec le syndicat patronal sur la société :

Sous prétexte de concilier la famille et la profession, on discute si le nouveau plein-temps devrait être réglé avec 30 ou 35 heures hebdomadaires. Avec la croissance du nombre des emplois, un peu plus de 50 pourcent de la population allemande ont actuellement des emplois différents, on conçoit aisément qu’il ait deux qui ramènent un salaire à la maison. C’est en règle générale l’homme qui gagne le salaire principal en plein temps, il travaille en moyenne 40 heures hebdomadaires. La femme avec le salaire « supplémentaire » est employée en temps partiel de 20 heures hebdomadaires. Ce sont 60 heures pour les deux. A cause du nombre des heures hebdomadaires différentes, il y avait quotidiennement des désaccords dans le planning de l’entreprise. En plus, la productivité à partir de la 5ème ou 6ème heure n’est plus dans la même hauteur comme au début de la journée de travail. Le capital ne recevrait qu’un accroissement de la productivité par le fait, que tous les deux travailleront chacun 30 heures hebdomadaires. Ainsi l’exemple du ministère.

D’un trait de plume juridique, on raye le fait que la diminution du temps de travail est déjà payée par le développement de la force productive, cela veut dire que la diminution du temps de travail sans perte de salaire et de personnel est passée à la trappe. En plus, il reste à attendre que des effets de rationalisation seront à l’ordre du jour. Tout de même, lors du congrès fédéral de ver.di, on a rajouté à la revendication d’un emploi de plein temps : sans perte de salaire et de personnel.

Au vu de ces événements, nous devons premièrement augmenter les discussions dans les syndicats et les entreprises autour de la diminution du temps de travail sans perte de salaire et de personnel. Deuxièmement, nous devons accompagner positivement la discussion autour d’un nouveau plein-temps, mais toujours avec la précision que le salaire et le personnel n’en doivent pas se diminuer. Troisièmement, nous devons souligner la diminution du temps de travail hebdomadaire.

  1. La pauvreté

Les propos du ministère de Finance de mi-avril, opposés diamétralement à une diminution du délai de travail, sont effrayants. Ainsi, il a demandé devant le fond d’un développement démographique l’augmentation de l’âge de départ en retraite. Et tout cela au mieux gratuit, c’est-à-dire au détriment de la future génération des bénéficiaires. Car il n’en a pas parlé, en même temps, que la décision d’abaisser le niveau des retraites, d’actuellement 46 pourcent jusqu’à 43 pourcent en 2030 du salaire net, sera abolie. Mais cela signifie pour environ 50 pourcent des travailleurs en contrat de travail précaire, qu’ils savent déjà aujourd’hui, qu’ils passeront le soir de leur vie en pauvreté, dépendant du soutien de l’Etat.

Tout de même, le DGB [la Confédération des syndicats allemands] et ses membres-syndicats se sont rendu compte du problème. Ils veulent la formule de calcul des retraites mettre à l’ordre du jour. A mon avis, ce n’est pas suffisant. Le capital doit subvenir plus fort qu’actuellement au besoin d’une vie dans l’âge en dignité, soit-il en contribuant plus fort à l’assurance retraite. Soit-il en l’obligeant l’entreprise par la loi à une prestation retraite étant complètement à son charge. Soit-il par des larges augmentations du salaire. Ou non finalement par l’augmentation du salaire minimum, d’actuellement de 8,50 € à au moins 15 € par l’heure. Cette courte liste pourrait déjà faire revivre le modèle des trois piliers de la prévoyance : la prévoyance vieillesses par la loi, par les entreprises et privée.

  1. Les alternatives sociétales

Dans le Leitantrag, nous avons écrit :

« L’époque actuelle est caractérisée par la crise générale persistante du capitalisme dans son stade impérialiste. Comme tous les autres Etats impérialistes, l’impérialisme allemand exploit sans scrupules la classe ouvrière et essaie d’imposer ses intérêts partout en Europe et dans le monde. La suraccumulation capitaliste dans le stade de l’impérialisme est arrivée à un point, où la spéculation financière est devenue un instrument central du capital financier pour empêcher une destruction du capital.

Les interventions de l’Etat monopoliste en forme des plans nationaux de sauvetage des […] banques sont le moyen central pour retarder une destruction du capital au détriment des autres classes et couches du capitalisme monopoliste. En même temps en sont construits les bases pour une aggravation de la crise chronique de la suraccumulation. Contrairement au fait que l’impérialisme donne l’impression d’être fort, il lutte contre son dépassement historique. Il est un capitalisme parasitaire, pourrissant et agonisant et à cause de cela, il développe une agressivité vers l’intérieur et vers l’extérieur. »

Ce capitalisme ne peut plus, à l’intérieur de son système, résoudre les problèmes qu’il a créés. Il faut trouver des chemins pour sortir du capitalisme. Lors du congrès fédéral de ver.di, on a au moins  décidé d’y réfléchir. A mon avis, le manque principal des syndicats consiste en effet qu’ils ne développent plus des idées alternatives au capitalisme. De ce fait, ils sont obligés à lui donner le remède à survivre.

Celui qui ne s’occupe plus de façon critique avec ses propres idées au-delà du capitalisme, celui qui regarde les situations données au fond comme inchangeables, celui pratique impérativement toujours une politique à la charge de la classe ouvrière.

(…) Nous devons activement discuter avec les collègues dans les syndicats en apportant nos propres idées. Nous n’osons pas assez expliquer que les crises et ses conséquences appartiennent au capitalisme comme jour et nuit, et que les changements fondamentaux dans l’intérêt des personnes dans ce pays ne réussissent que si le capitalisme sera vaincu. L’abolition de l’exploitation de l’Homme par l’Homme en fait partie comme l’appropriation de la plus-value sociétale. Une planification qui est propre à l’ensemble de la société, y appartient autant que le fait que les hommes et femmes qui réalisent la richesse décident ce qu’il faut faire avec lui.

III. Les défis de la politique et de l’organisation pour le DKP

Face au capitalisme, les communistes organisés dans le DKP, mais aussi beaucoup d’autres sont confrontés à des défis immenses. J’ai nommé quelques-uns. Le 21ème congrès a donné des réponses dans son Leitantrag (ses Conclusions) et son Orientation d’agir. Mais des questions persistent.

– Qu’est-ce que nous devons faire pour réaliser l’Orientation d’agir et les Conclusions?

– Comment atteindrons-nous un fort mécanisme durable du renforcement de notre travail dans les entreprises et syndicats ?

– Comment créer des modèles à suivre pour la réorganisation et réalisation de notre travail dans les entreprises et de notre politique syndical, jusqu’à notre 22ème congrès ?

– Comment obtenir des résultats collectifs et mesurables, après des années d’une lutte étant souvent individuelle dans la politique syndicale et d’entreprise?

Ce sont les questions qui nous attendent dans les collectifs et l’ensemble du parti pour que nous élaborions des solutions pratiques. Je pense qu’il soit important de nous concentrer essentiellement sur les objectifs, décidés par l’Orientation d’agir pour qu’ils soient aussi réaliser. Par exemple, nous avons décidé :

« Les structures existantes dans le secteur d’entreprise et syndical seront renforcées et d’autres créées. Dans toutes les structures et niveaux, il en faut constater, dans quelles branches et entreprises nos camarades sont actifs. Quand un nombre minimal est existant, l’opportunité d’un regroupement dans une nouvelle section doit être contrôlée. Dans le cas d’une section à fonder, le soutien par les directions doit être organisé. »

Je sais très bien qu’on ne peut pas, facilement et à court terme, mettre cette mission en application. Il est possible que les camarades en aient besoin du temps qui manque ailleurs. Quand même, les exemples à Berlin et Hambourg donnent du courage. Car on y a cherché dans les fichiers et constaté qu’il y a des camarades qui travaillent dans une branche, mais sont organisés dans des sections de différents quartiers. Après une discussion avec les responsables des groupes et du district, une nouvelle section groupée dans l’entreprise a pu être fondée.

Là, ou la fondation des sections groupées ou des groupes dans l’entreprises n’est pas possible, on pourrait organiser des rencontres réguliers pour changer les expériences syndicales et dans l’entreprise. Cela peut être la base pour former des groupes de travail ou des commissions du district.

Pourquoi ne travaillons-nous plus étroitement avec la SDAJ [Jeunesse allemande socialiste ouvrière] sur place, et pourquoi ne nous soutenons- nous pas assez ? Car surtout dans le secteur des jeunesses syndicales, l’activité de la SDAJ montre les premiers succès. On ne peut pas comprendre autrement le soutien des Camps de pentecôte de la SDAJ par des groupes différents de la jeunesse de la DGB.

Ce ne sont que trois exemples pour montrer, comment la décision dans notre Orientation d’agir peut être réalisée. Mais il nous faut surtout une personne responsable et conséquente dans le secteur de la politique syndicale et d’entreprise des districts qui est aussi prêt de partager le travail pour le projet central de la politique au niveau du Conseil national et dans la Commission de la politique syndicale et d’entreprise (CPSE). Trouver ce/tte responsable pour réaliser et contrôler la décision est, à mon avis, une affaire de chef, alors celle du secrétaire du district.

En conséquence, je suis content que lors du prochain débat de la CPSE de notre commission arriveront non seulement des confirmations pour la participation, mais aussi bien que possible des camarades des districts et des cercles de travail de la CPSE, ce que résulte aussi du débat d’aujourd’hui.