Espagne, Rajoy censuré, nouveau gouvernement en Italie

Après un nouveau  scandale de corruption, en , le gouvernement Rajoy censuré

Le gouvernement néo-franquiste de Mariano Rajoy  a été renversé. Le parlement espagnol a voté une motion de censure contre le premier ministre du Parti Populaire, fragilisé depuis la condamnation de son parti pour corruption, il a été remplacé par Pedro Sanchez du PSOE (Parti socialiste). Mais avec seulement 84 sièges sur un total de 350 à la chambre basse du Parlement, les socialistes devraient avoir des difficultés à gouverner, ce qui signifie que des élections anticipées sont probables.
Déjà des alliances se dessinent puisque Podemos a réclamé d’entrer au gouvernement.
Et que la motion de censure n’a été votée que grâce aux voix des séparatistes catalans et des régionalistes basques.
Sachant ce que vaut la politique du PSOE on est en droit de se demander si cet événement est porteur du moindre espoir de changement de la politique du pouvoir en Espagne.
On peut donc s’étonner que Podemos fasse des offres de service, la question étant pour quel programme ?

Et que dire de l’hétérogénéité du bloc qui a voté la censure….
Si donc on peut être satisfait que le néo-franquisme corrompu du PP ait reçu une gifle et si l’on peut espérer une détente sur le front de Catalogne, il faut davantage compter sur les luttes populaires des peuples d’ Espagne pour envisager des changements démocratiques. Il faut davantage compter sur nos camarades du PCPE et sur les forces progressistes d’Espagne pour envisager la sortie de l’Espagne du carcan de l’ UE, de l’ OTAN et envisager sa marche révolutionnaire au socialisme.

Communiqué de la Commission internationale du PRCF – 2 juin 2018

: nouveau gouvernement

Le nouveau gouvernement italien a finalement été constitué. Le combat contre ce gouvernement dangereux pour la démocratie et la République italienne, pour ce qui reste des conquêtes sociales de la lutte de Partisans antifascistes et de la Libération. pour la souveraineté du peuple italien est commencé .
Car si les ministres italiens du M5S et de la Ligue disent tout et son contraire on peut affirmer que rien de la démagogie sociale du programme des ces deux partis d’extrême droite ne sera appliquée.
Comme Mussolini qui avait tout promis et rien tenu,  les néo-fascistes ne feront que servir le grand capital et l’Union Européenne et oublieront leurs discours sociaux et eurosceptiques.  Ces discours ont fait leur office en faisant élire ces gens-là. Quand on voit le pedigree des ministres, Bruxelles, peut dormir tranquille ! Ainsi le ministre des Affaires étrangères, Enzo Moavero Milanesi, nommé sous-secrétaire d’État aux Affaires européennes en 1994 par le président italien de l’époque Carlo Azeglio Ciampi, il est ensuite le chef de cabinet du commissaire européen Mario Monti de 1995 à 2000. De 2002 à 2005, il est vice-secrétaire général à la Commission européenne. Nommé ministre des Affaires européennes dans le gouvernement Monti fin 2011…
En revanche ils vont assurer la transition de la fascisation au fascisme. Avec son cortège de misère et de répression.
Nous assurons de notre vigilance et de notre solidarité les communistes, les progressistes et les patriotes Italiens.  Tout particulièrement nos camarades du vaillant Fronte Popolare qui travaillent déjà à  l’unité antifasciste et à la renaissance communiste.

Communiqué de la Commission internationale du PRCF. – 2 juin 2018