EDF – Communiqué de la commission luttes du PRCF


Les médias se sont fait l’écho du projet de réorganisation d’EDF. La commission luttes du PRCF, dénonce cette « réorganisation » qui va consister au démantèlement de l’entreprise intégrée EDF, sans tenir compte de l’intérêt des usagers, des salariés, de l’avenir industriel de notre pays. Une fois de plus, la « construction européenne » avec sa maudite « concurrence libre et non faussée » destructrice des monopoles publics, démolit ce qui marche, ou plutôt, marchait le mieux dans notre pays avant qu’il ne s’engage dans la funeste UE de Maastricht : EGF, SNCF, France-Télécom, Education nationale, etc. 

Nous nous associons à la colère des agents EDF qui, par la presse, ont appris que l’Élysée avait en projet la libéralisation de toutes les activités (Enedis, Dalkia, activité commerciales d’EDF) sous le prétexte d’une erreur de stratégie des activités (production nucléaire, thermique et hydraulique). 

D’après le journal Le Point, Emmanuel Macron considérerait « que le nucléaire est une activité régalienne qui ne doit pas subir les sursauts de la Bourse ou des marchés. Cette renationalisation d’EDF aurait également un but financier. Alors qu’EDF souffre d’une dette de 37 millions d’euros et promet des investissements futurs à hauteur de 100 milliards d’euros, l’État juge sans doute nécessaire de se protéger.

Pour le PRCF, c’est une vraie-fausse nationalisation d’Edf qui s’annonce L’entrée en bourse et la libéralisation du marché de l’énergie imposé par Bruxelles à la fin des années 1990 à fait perdre à la France son joyau industriel envié par le monde entier. Résultat, pour satisfaire les actionnaires, EDF n’a plus investi dans le long terme et le prix de l’électricité aux particuliers à explosé.

Ce qu’il faut à notre pays, c’est une véritable nationalisation de l’énergie qui intègre l’ensemble des services, a savoir : la production, le transport, la distribution et la commercialisation au service des usagers. 

Et pour cela, oui, il faut sortir la France, avant qu’elle n’en meure, de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme. 

J. Hernandez – Responsable national de la commission luttes du PRCF