De quoi la mise en examen de François Fillon est-elle le nom ?

L’heure est apocalyptique pour paraphrase Wauquier, baron des LR.

Le Titanic LR coule et le capitaine thatchérien de la droite ultra, ultralibérale et ultramontaine, entraîne son équipage dans le naufrage.

Est-il encore temps de sortir un Macron de droite, présentable à la table des agapes présidentielles, style François Baroin ? Macron ou Le Pen vont-ils profiter de l’affaire ? Peu nous chaut ! Le cadre change, une croûte reste une croûte.

Les privatisations de la Santé et de l’École, le MEDEF au gouvernement, les baisses de salaires, la mort des services publics, les 2% du PIB pour les marchands de mort et de canons dans le cadre de l’OTAN, le démantèlement de la République, de sa souveraineté, de celle de son peuple et même de sa langue dans le cadre de l’UE, la destruction de notre environnement, voilà l’origine de nos maux et le visage de celui qui mettra ce malheur en musique importe relativement peu.

Marine, Emmanuel, Benoît ou Fillon2, feront globalement la même politique destructive au service du grand capital. Certes nous ne confondons pas absolument ces courants politiques que séparent des nuances de forme, de rythme et de clientèles politiques. Mais le maître reste dans tous ces cas le grand capital, « notre » impérialisme d’autant plus agressif qu’il est déclinant et antinational, son UE et son OTAN.

La corruption des uns et des autres n’est pas un accident.

La crise politique que nous traversons n’est pas un accident.

La hors norme elle-même n’est pas un accident.

Ce sont les symptômes du pourrissement du capitalisme. Le poisson pourrit par la tête.

Cela beaucoup le savent parmi nous, nos proches et nos concitoyens.

Mais reste la question de l’alternative: trente ans que les politicards Droite et PS, les médias, leurs chiens de garde payés -grassement- par les capitalistes qui possèdent télés et radios, nous répètent “Il n’y a pas d’alternative”.

Mais comment croire cela ?


En 1789 soyez certains que les aristos disaient “Il n’y a pas d’alternative”.
En 1917 soyez certains que le Tsar disait “Il n’y a pas d’alternative”.
En 1940 Pétain et ses  Kollabos disaient “Il n’y a pas d’alternative”.

Mais chaque fois, toujours, il y a une alternative. Jacobins et Sans-Culotte en 1789, Bolcheviks et révolutionnaires en 1917, Résistants patriotes et communistes en 1940.

L’alternative aujourd’hui c’est la sortie de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme.

L’alternative c’est le socialisme.


Le PRCF y contribue. Sans sectarisme mais sans perdre sa capacité critique. C’est ainsi que le PRCF a décidé d’apporter son “soutien critique” à la candidature de JL Melenchon. Dans la mesure où celle-ci, malgré ses faiblesses et ses hésitations, parfois ses tentations illusoirement hégémoniques, est clairement dans le camp de la paix avec la sortie de l’OTAN et où elle pose la question de la sortie de l’UE “L’Europe on la change ou on la quitte”. Dans la mesure aussi où cette candidature permet de défendre un espace politique de gauche et donc un espace qui permette aux luttes sociales de se déployer demain face au tsunami antisocial qui ne manquerait pas de s’abattre sur les classes populaires et moyennes si l’un des nombreux candidats du PS ou de la droite plus ou moins extrême l’emportait.

Reste que la nécessité de faire renaître un vrai et grand parti communiste pour orienter le mouvement ouvrier et populaire dans la bonne direction s’impose à la lumière de l’histoire et de la situation actuelle de notre pays et du monde. Sans son organisation, la classe ouvrière et le peuple sont désarmés.

Voilà pourquoi le PRCF a lutté, lutte et luttera pour le parti communiste en France avec tous ceux qui le veulent. Voilà pourquoi, malgré les rebuffades, il propose aux communistes franchement euro-critiques de porter ensemble aux salariés des usines et des services publics un programme communiste commun de « Frexit progressiste », de combat antifasciste rouvrant la voie, non pas dans les mots et les incantations, mais dans les faits, au combat révolutionnaire pour le socialisme. Mais sans compromissions avec les chefs réformistes du PCF-PGE qui ont renié ce qui faisait le parti communiste et qui n’ont gardé que le nom en trompant encore de sincères camarades qui n’ont pas encore saisi l’impérieuse nécessité de la rupture révolutionnaire avec la “vieille maison” vermoulue et en conséquence, d’un nouveau congrès de Tours rassemblant tous les communistes (qu’ils soient présentement organisés à l’intérieur ou à l’extérieur du PCF-PGE) et les séparant des dirigeants du PCF-PGE qui rament actuellement pour Hamon de la manière la plus hypocrite.

Antoine Manessis, membre du secrétariat national du PRCF