Sarkozy dévoie le 14 juillet à des fins antirépublicaines, euro-atlantiques et néo-colonialistes VIVE le 14 JUILLET du PEUPLE ! Contre la tyrannie capitaliste de l’UE et du CAC 40, continuons le combat démocratique de Marat, de Robespierre et des Sans-Culotte ! A quand une seconde Révolution française ?

( Photo de la prise de la Bastille le 14 juillet 1789 tirée du site http://www.histoire-image.org )

Méthodiquement, systématiquement, inexorablement, l’oligarchie financière et patronale s’emploie à broyer la nation française et la République (les conquêtes sociales, l’emploi productif, les services publics, la laïcité institutionnelle et jusqu’à la langue française sacrifiée au tout-anglais…) dans l’étau de l’U.E. supranationale, néolibérale et de plus en plus dictatoriale et fascisante.

Pour accomplir sa besogne de mort, l’oligarchie trouve des relais politiques, non seulement dans l’Union Maastrichtienne Patronale (UMP), mais sans l’état-major du PS ; derrière son verbiage oppositionnel, ce parti est totalement inféodé à la « construction européenne », au FMI et à l’OMC, présidée par le « socialiste » Pascal Lamy. Pour détourner la colère du peuple travailleur, appauvri et précarisé par la pluie des contre-réformes, le pouvoir se lance dans une série d’interventions impérialistes parrainées par l’OTAN et par l’UE ; en outre les maîtres du capital gardent en réserve le fascisant Front « national » dont les positions xénophobes sont une menace mortelle pour les libertés et pour le mouvement ouvrier.

Dans ces conditions, un sursaut vital du peuple de France, au premier chef du monde du travail et de la jeunesse populaire, est nécessaire et urgent. Autour des travailleurs, cible principale de l’oligarchie, Il faut unir l’ensemble des couches populaires et moyennes écrasées par les maîtres du CAC 40. Mais l’unité populaire ne pourra se réaliser sur le thème mensonger de « l’Europe sociale » car l’U.E. a été construite de A à Z pour écraser le progrès social comme le démontre à nouveau le funeste plan « euro plus » concocté par Bruxelles, ainsi que la volonté de Sarkozy, pour complaire à l’UE et à Merkel, de « constitutionnaliser » les critères de Maastricht. On ne peut davantage espérer rassembler notre peuple sur un ralliement politique au PS tant il est clair que le programme de ce parti s’inscrit dans le cadre de la « réduction des déficits » et du « paiement de la dette » qui vise à spolier les citoyens pour gaver à nouveau les marchés financiers. Tout le monde peut voir d’ailleurs que, de la Grèce au Portugal en passant par l’Espagne, la gestion social-démocrate de la crise capitaliste est aussi agressive que celle de la droite quand il s’agit de faire payer les pauvres, d’araser les acquis et de sacrifier la dignité nationale de chaque peuple devant les diktats de l’Europe supranationale.

Alors que tout est fait pour prendre à nouveau notre peuple dans la tenaille politique de l’UMPS, ou, -si cela ne suffisait pas-, dans l’étau du « FNMI » (sans les démêlés judiciaires de DSK, les médias nous préparaient à un second tour DSK/Marine Le Pen !), il est urgent qu’émerge une alternative politique alliant le drapeau de l’indépendance nationale à celui du progrès social, de l’internationalisme et de l’anti-impérialisme. Pour cela il faut à la fois rejeter l’ensemble des contre-réformes pilotées par l’UMP, reprendre et actualiser les principes fédérateurs et toujours actuels du programme du CNR, s’engager à sortir de l’UE supranationale et de sa funeste monnaie unique, militer pour de nouveaux traités internationaux respectueux des peuples souverains et des acquis populaires, mettre en place de nouveaux outils démocratiques permettant l’intervention populaire, défendre au quotidien les libertés démocratiques, refuser le piège du racisme diviseur, défendre les communes de France broyée par la mise en place des « euro-pôles » et autres « mégalopoles ».

Pour qu’émerge cette alternative républicaine et progressiste, il faut unir notre peuple dans sa diversité contre l’oligarchie financière et patronale. C’est à quoi travaille le PRCF, non seulement en prônant l’alliance du drapeau rouge et du drapeau tricolore qui fit la force du Front populaire et de la Résistance, mais en militant dans l’Arc Républicain de Progrès à côté de républicains non communistes, unis sur les grands principes du CNR et sur l’idée de sortir de cette Europe de malheur. En même temps, le PRCF constate que de plus en plus de forces progressistes se prononcent pour que la France se retire de l’UE, pour que les critères de Maastricht ne soient pas constitutionnalisés, pour que les principes d’indépendance, de progrès social, de nationalisation des secteurs clés de l’économie et de la finance, de laïcité, de république démocratique, de coopération internationale, soient au cœur de la renaissance de notre pays en remettant au centre de la vie politique le monde du travail. Or de multiples signes témoignent du fait que l’aspiration à une rupture progressiste avec l’UE monte en puissance dans notre pays.

Ainsi un article récent du Monde diplo interpelle-t-il la gauche populaire et les républicains de progrès sur la nécessité de rompre totalement avec l’UE pour relancer le progrès social. A l’extérieur ou à l’intérieur du PCF, nombre de groupes et de personnalités, refusent désormais de défendre l’euro à cor et à cris comme le fait hélas P. Laurent, secrétaire du PCF et président du « Parti de la gauche européenne (PGE) ». Le Parti ouvrier indépendant, qui se réclame de la nation et de la République, dénonce la constitutionnalisation des critères de Maastricht et appelle à sortir la France de l’UE. Le groupe « République ! », qui met l’accent sur l’idée d’une Constituante, se réclame du CNR et de la lutte contre l’UE. Le journal BRN dénonce inlassablement la casse des nations constituées au nom de l’intégration européenne. Tout en soulignant qu’il est impossible de reconstruire le pays en s’unissant aux dirigeants des partis maastrichtiens, tout en réaffirmant les idées du CNR sont antinomiques de la « construction européenne », le PRCF a répondu à la main tendue par les organisateurs de la manifestation du plateau des Glières qui veulent construire un programme alternatif s’inspirant du CNR.

Quant au président du M’PEP, l’économiste J. Nikonoff, il vient d’écrire un livre intitulé Sortir de l’euro, rendre la souveraineté monétaire au peuple. Enfin, il est impossible de négliger le climat de lutte qui s’instaure en Europe où les ravages du plan euro-plus, le démontage total et l’humiliation nationale subies par la Grèce, le Portugal, l’Irlande et l’Espagne au nom du plan euro-plus suscitent partout des résistances dont certaines pourraient prendre un aspect insurrectionnel. Enfin comment oublier qu’en 2005 notre peuple a dit non à la constitution européenne et qu’il n’a toujours pas digéré que Sarkozy et l’écrasante majorité des députés UMP, PS et MODEM, aient annulé ce vote en adoptant le Traité de Lisbonne ? Comment oublier qu’en 2006, la jeunesse des lycées et des facs a obtenu l’annulation du CPE qui abrogeait le droit du travail pour les 18/25 ans ? Comment oublier le mouvement pour les retraites de cet automne et la manière dont il a été conduit dans l’impasse de pseudo-négociations par les directions confédérales euro-formatées des syndicats ?

Dans ces conditions, le PRCF appelle chaque composante de la résistance populaire et progressiste à réfléchir à la mise en place de larges actions citoyennes centrées au minimum sur trois points:

* l’exigence d’abrogation de toutes les contre-réformes UMP et le refus d’appliquer les directives dictées par Bruxelles et par la Banque de Francfort ; on ne négocie pas les régressions, retrait total des textes Barroso-Sarkozy-Fillon !

* la défense des grands principes du CNR (indépendance nationale, souveraineté du peuple, progrès social, centralité du monde du travail dans la vie démocratique, nationalisations des secteurs clés de l’économie, coopération internationale, antifascisme et antiracisme) pour promouvoir la France indépendante et la République sociale quitte à s’opposer radicalement à l’oligarchie;

* la sortie de la France de l’UE, de la zone euro et de la machine de guerre de l’OTAN ; l’arrêt de l’intervention militaire en Libye, en Côte d’Ivoire et en Afghanistan et le respect, pour le peuple français et pour tous les autres peuples, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Sur ces bases, et en recherchant les formulations qui permettraient à tous les républicains de progrès de se retrouver dans l’action, pourquoi ne pas mettre en discussion l’idée d’une grande manifestation nationale unitaire pour la résistance et l’alternative à l’automne prochain ? Pourquoi ne pas discuter de la constitution d’une large alliance progressiste pour la France Indépendante Et pour la République Sociale ?

Ouvert à toutes les observations de ses éventuels partenaires, le PRCF est prêt, sans préalable, à discuter avec tous les mouvements intéressés avec un seul but : ouvrir concrètement et rapidement une alternative agissante et unitaire qui permette à notre peuple de briser l’étau politique dans laquelle l’oligarchie essaie de broyer notre peuple.