“Plus que jamais nous devons entrer en RÉSISTANCE ! Et ne pas tomber dans le piège d’un choix tronqué entre des alternatives aussi suicidaires l’une que l’autre”

Même s’il n’est pas au second tour, Jean Luc Mélechon réalise un score très élevé : le vote a dépasser les 40% dans 231 communes, il se situe entre 30% et 40% dans 1133 communes et entre 20% et 30% dans 8702 communes. Au totale dans plus de 10 000 communes soit une une sur trois, dépasse les 20%.

Membre de la direction du Parti de gauche et candidat « insoumis » à Lens (62), Djordje Kuzmanovic donne son avis sur le résultat et sur le deuxième tour.

interview de D Vuk Kuzmanovic par Aymeric Monville

Il manquait quelques 600 000 pour que Jean-Luc Mélenchon soit au second tour de l’élection présidentielle. Oui, nous sommes tous un peu déçus d’arriver si près du but.
Mais quelle fierté collective immense, quel succès que d’avoir réalisé 20% sur l’ensemble du territoire en mobilisant le peuple, avec beaucoup moins de moyens que les autres candidats, et ce, malgré une caste médiatique et politique liguée contre nous d’une manière ignominieuse. Nous nous souviendrons de ce président de la République, sortant des cadres de sa fonctions, pour qualifier Jean-Luc Mélenchon de futur dictateur – rien de moins.

La présidentielle n’est qu’une bataille. Le combat continue et d’abord aux législatives ou la France Insoumise est en mesure de maintenir au second tour ses candidats dans 70% des 577 circonscriptions. Nous ne lâcherons rien et ferons en sorte que le programme d’Emmanuel Macron, calqué sur celui du MEDEF ne soit pas mis en oeuvre. Nous pouvons peser pour défendre le peuple, les salariés, les travailleurs, l’école, la santé, notre Etat, améliorer l’emploi et les salaires et œuvrer pour la paix, et aussi lutter contre la dette et contre les traités européens qui nous asservissent. Il faut pour cela reprendre le combat et gagner le plus grand nombre possible de députés. C’est à portée de main, il ne faut pas perdre courage et aller de l’avant.

Et puis demain, nous participerons aux luttes sociales et à la recomposition des forces politiques. Celles du système sont laminées ou recyclées dans le gloubi-boulga inopérant qu’est le mouvement “En Marche”, tout juste bon à sauver les carrières politiques des PS et des LR, prêts à toutes les compromissions et aberrations programmatiques pour ne pas perdre leurs privilèges.

Quant au second tour de la présidentielle, nous ne tomberons pas dans le piège électoraliste qui a été tendu. Il n’y a aucun choix à faire entre deux candidats qui rejettent les valeurs de la République et à commencer par sa devise : Liberté, Egalité, Fraternité. D’un côté le racisme identitaire, le renfermement irréfléchi, de l’autre la finance, les banques et un ultralibéralisme qui détruira notre société tout aussi sûrement dans les eaux glaciales du calcul égoïste .
Ces deux courants politiques visent, chacun à leur manière, à détruire la France qui a été construite par le Conseil National de la Résistance à la sortie de la deuxième guerre mondiale.
Plus que jamais nous devons entrer en RÉSISTANCE ! Et ne pas tomber dans le piège d’un choix tronqué entre des alternatives aussi suicidaires l’une que l’autre.

En avant ! Le combat continue !