Plateau de Saclay : un aménagement critiquable ? #JRCF #nonaugrandparis

Qui n’a pas entendu parler du projet -Saclay sur le , là où doit apparaître la « Sillicon valley française », ouvrant les portes à l’innovation et à la créativité… En 2006, une opération d’intérêt national est actée, ce qui permettra à l’État en 2009 de contrôler le processus d’aménagement sur ce territoire de 7700 hectares répartis sur 27 communes (du 94, 91 et 78). En 2008, le nouveau résident de l’Élysée, Nicolas Sarkozy, décide de rajouter à ce projet le terme « cluster », c’est-à-dire de rassembler en un même lieu les étudiants, la recherche et les établissements d’enseignement supérieur qui vont avec, afin de figurer en bonne place dans le classement de Shanghai. Dans les universités déjà présentes sur le Plateau on trouve Paris-Orsay, Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et d’autres, tandis que dans les vingt-trois grandes écoles du plateau se trouvent Polytechnique et Centrale-Supélec. Le lieu devait recevoir l’exposition universelle 2025, mais suite à l’annulation de cet événement, le projet de Saclay semble avoir du plomb dans l’aile.

Le au plateau de Saclay un projet critiquable

Moins polémique que le projet de construction du centre commercial Europacity à Gonesse, lui aussi lié au Grand Paris, le projet de « cluster » du Plateau de Saclay est critiquable sur plusieurs points.

Tout d’abord une grande concentration des activités dans un seul territoire entraîne la dévitalisation de ces derniers qui se retrouvent dépourvus de leurs ressources. C’est près de 20% de la recherche française qui va se retrouver là-bas, ne l’oublions pas. À titre d’exemple, un excellent article du Monde diplomatique d’octobre 2018, intitulé « Sous prétexte d’innovation », cite le cas de l’hôpital high-tech de Paris-Saclay qui va réunir les hôpitaux d’Orsay, de Longjumeau et de Juvisy : « Excentré pour la majorité des usagers, il entérine en outre la suppression de six cents lits et d’environ mille emplois. »

  Ensuite, le projet doit être relié à la ligne 18 en construction (celle du Grand Paris express). Or certains habitants se posent la question de l’utilité de cette fameuse ligne, le bassin au centre du projet, celui de Saint-Quentin-Versailles étant relativement autonome. De plus, non loin passent les ligne B et C du RER qui méritent d’être améliorées, pour permettre un transport de bien meilleure qualité pour les usagers, aussi bien que les lignes de bus, plutôt que de construire un énième réseau détruisant des terres agricoles.

Artificialisation, bétonisation, les maîtres maux du Grand Paris

Ce qui nous amène au dernier point : par l’intermédiaire de ce projet de métro, le Plateau est en voie de bétonisation. En effet, les constructions se font de plus en plus sur ces terres agricoles. Afin de faire taire les contestations, l’État a instauré en 2010 une zone de protection naturelle, agricole et forestière (ZPNAF), mais celle-ci à l’avantage pour les entreprises de bâtiment de ne concerner qu’une petite partie du Plateau, permettant ainsi de faire ce que l’on veut sur le reste. Ce qui pose un problème c’est que les terres du Plateau de Saclay font partie des dernières terres cultivables de la région Île-de-France. Une région qui, pour rappel, n’est autonome alimentairement que trois jours en cas de blocage des transports…

  Ce projet est donc encore fait sans le consentement du peuple et à son détriment.