« Marine Le Pen amène le pire » – un livre de M et F Vivas

vivas le penLe Grand Soir annonce la sortie du nouveau livre de Maxime Vivas et Frédéric Vivas, Marine Le Pen amène le Pire un livre à certainement mettre dans toutes les mains et à lire dès que possible :

Ce livre (publié par les éditions Golias) est une compilation de documents révélateurs de l’analogie entre le FN d’hier et celui d’aujourd’hui.

Y sont démontrées la difficulté pour Marine Le Pen, malgré les habiletés tribuniciennes, à se dépouiller des oripeaux paternels les plus exécrables, la distorsion entre le discours du FN ripoliné et son programme, entre son programme et ses objectifs.

Sont mis en relief le fiasco du FN dans les villes qu’il a gérées naguère et les nombreuses condamnations par la Justice de dirigeants et d’élus du parti « Tête haute et mains propres ».

Maxime et Frédéric Vivas. Préface de Paul Ariès.

Maxime Vivas, romancier, essayiste, animateur radio, ex-référent littéraire d’Attac, administrateur du site Le grand Soir…

Frédéric Vivas, essayiste, ethnologue, enseigne les sciences sociales aux travailleurs sociaux et est responsable de la revue Artefacte (artefacte-asso.com).

Paul Ariès, politologue, rédacteur en chef du mensuel « Les Z’indigné(s) » essayiste, est l’un des intellectuels de référence du courant de la décroissance et de l’écologie politique.

Pour commander dès à présent le livre :

1- Chez votre libraire.

2- S’il ne l’a pas : demandez-lui de le commander ou commandez par Internet à la librairie (amie et indépendante) de la Renaissance qui vous l’enverra sous 48 H :
http://www.librairie-renaissance.fr/

Editeur Golias Edtions
ISBN 2354722222
EAN 978-2354722227

Le sommaire du livre, et quelques extraits sont déjà communiqués sur Le Grand Soir.

Premières pages du livre :

Tel père, telle fille

Face au FN, nous sommes confrontés à une difficulté : ne rien dire, c’est laisser le champ libre au pire. Trop en dire c’est lui donner de l’importance. Que faire avec les idées faussement sociales du FN ? De quoi est-il le symptôme ? Comment comprendre des membres de son bureau politique quand ils se réclament d’un modèle « social et national » ? Cet ouvrage aborde en creux les questions des Droits de l’Homme, de la laïcité, du droit d’asile, de la probité des élus, de la gestion démocratique des villes, de la République contre le clan…

Pour écrire ce livre qui met en tension la vraie nature et le programme du FN, nous nous sommes appuyés sur des observations de terrain, des recherches, des enquêtes, des articles, des interviews, des allocutions télévisées ainsi que sur des communiqués du parti des Le Pen…

Il apparait que le FN d’aujourd’hui, malgré un vernis nouveau, ne diffère guère du FN de toujours. Le 16 janvier 2011, Invité du Dimanche « d’Aujourd’hui en France/Le Parisien, Jean-Marie Le Pen (1) éclairait les naïfs en parlant de sa fille : « Politiquement, à quelques nuances près, elle a les mêmes opinions que moi ».

En mai 2013, lorsque Marine Le Pen se fracture le sacrum en tombant dans sa piscine vide, c’est Jean-Marie Le Pen, et non un des vice-présidents du FN, qui la remplace au meeting de Limoges.
Interchangeables ?

En mai 2002, Marine Le Pen affirme : « Nous sommes tous les héritiers politiques de Jean-Marie Le Pen. (…). Il est là, on y tient. C’est notre colonne vertébrale. Et par conséquent, on en profite ».

Le 3 octobre 2010, sur France 2, Marine Le Pen réitère son attachement « au capital » idéologique des Le Pen.

« J’essaie d’y apporter un petit plus. Disons, l’association de Marine et de Le Pen (…). Une petite musique un peu différente ».

Le 18 juin 2012, Marion Maréchal-Le Pen confirme qu’entre hier et aujourd’hui, rien n’a changé : « Les idées sont les mêmes ».

En 2012, Julien Louis Rochedy, directeur national du Front National Jeunesse (FNJ), soutient : « Il n’y a pas de vieux Front National et de nouveau Front National. Ça c’est un truc de journalistes ».

En résumé : « De tels bois, telle écharde » et « La pomme ne tombe jamais très loin de l’arbre ».

Au FN, personne n’est dupe. Si les formules sont plus policées, le fond, c’est-à-dire l’appareillage idéologique, se perpétue.


(1) Président d’Honneur du FN depuis 2011. « Après des études de droit durant lesquelles il montre une nette inclination pour les thèses nationalistes et conservatrices (il vend notamment l’Action française, journal des maurrassiens), il se présente comme ayant participé à la Guerre d’Indochine (il y arrive en fait en 1954 alors que les combats ont déjà pris fin). Il est élu député en 1956 sur les listes de Pierre Poujade (Poujade se distingue par son antiparlementarisme, sa défense des « petits » contre les « gros » à une époque où les petits commerçants disparaissent au profit de la grande distribution. Le tout est mâtiné d’antisémitisme, notamment à l’encontre de Pierre Mendès-France). Il s’engage ensuite dans l’armée et sert en Algérie où il a été régulièrement soupçonné d’avoir pratiqué la torture, suite à ses propres fanfaronnades et à des témoignages à son encontre. A nouveau député jusqu’en 1962, il est par la suite directeur de campagne de Jean-Louis Tixier-Vignancour, candidat d’extrême-droite à l’élection présidentielle française de 1965 (N.B : Tixier-Vignancour est député PPF de 1936 à 1940 puis secrétaire général adjoint à l’information du Gouvernement de Vichy de 1940 à 1941. Après guerre, il s’illustre en tant qu’avocat en défendant notamment l’écrivain antisémite Céline ainsi que plusieurs militants et responsables de l’OAS). Retiré de la vie politique à partir de 1966, Jean-Marie Le Pen se consacre à la société qu’il a fondée en 1963, la SERP qui édite notamment des chants militaires, dont des chants de l’armée nazie. En 1972, François Brigneau et Alain Robert le sollicitent pour prendre la présidence d’un nouveau parti : le Front national » (SOS Racisme, Le Front national, un danger pour la démocratie, élection présidentielle et législative de 2012).