Le PRCF toujours avec les travailleurs de la culture !

Le mouvement d’occupation des théâtres marque ce mois de mars. Il pris une ampleur inédite. Il révèle certes le désarroi de toute une profession. Au-delà, c’est le rejet de la sinistrose néolibérale et répressive incarnée par le tandem Macron-Castex.

La crise sanitaire aggrave le mouvement d’euro-destruction des services publics. L’Union Européenne est dépourvue de toute ambition autre que mercantile. Sa Commission se passe de portefeuille culturel. Elle souhaitait développer un « marché unique du numérique ». Un rêve techno-« libéral » qui tourne aujourd’hui au cauchemar !

Proclamons-le : « jamais un flux virtuel n’abolira l’art vivant, sa présence et ses hasards ! ». Exigeons des théâtres, des librairies et des disquaires, etc…même si ce n’est pas « rentable » !

Renouons avec l’héritage du Conseil National de la Résistance qui, de Théâtre National Populaire en Maisons de la Culture, proclamait le droit de tous aux loisirs culturels. Rappelons que le régime de l’intermittence date de 1936 !

Les communistes du P.R.C.F. défendent évidemment, « l’exception culturelle » face au « tout concurrentiel » des traités européens et transatlantiques. Ils la voient comme une première étape de remise en cause des délocalisations et des privatisations ; car, comment développer la création artistique, valoriser le patrimoine et transmettre aux nouvelles générations dans un pays où disparaissent activités productives et services publics ? 

Bachelot présentait des événements qui n’auront pas lieu. Elle s’est auto-dispensée tant des soirées-télé imposées au bas-peuple que des précautions sanitaires nécessaires. Sa soirée « premiers de cordée » à l’Opéra Bastille proclamait : « Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais ! ». Elle était invitée par Clamadieu, patron d’Engie et président de l’Opéra par grâce macronienne. 80 musiciens jouant pour 30 privilégiés… Le point d’orgue du mécénat et de la privatisation.

Avec raison, le mouvement en cours rejette conjointement l’offensive obscurantiste et les attaques antisociales du Gouvernement. Partout, les occupants exigent notamment :

– une prolongation de l’année blanche et son élargissement à tous les travailleur.se.s précaires

– le retrait pur et simple de la réforme d’assurance-chômage

– des mesures d’urgence pour garantir l’accès aux congés maternité et maladie pour tous les travailleurs et travailleuses ainsi qu’aux autrices, plasticiennes, etc.

– le refus de la loi de « sécurité globale » …

Ceux qui occupent l’Opéra de Lyon dénoncent la sélection par le fric pour l’accès à ces institutions.

Devant celui de Nantes, les livreurs à vélo ont interpellé l’adjoint à la culture (P.C.F socialo-dépendant). La ville leur interdisant de pratiquer leur maigre et dangereux gagne-pain.

Les verts d’E.E.L.V. ont fait évacuer le théâtre de Bordeaux. Les choix faits par les occupants pouvaient être contestés mais pas par la répression d’État. Sans commentaire quant à l’attachement aux libertés de ce parti anticommuniste !

Ce mouvement exprime la convergence des revendications culturelles et des intérêts des travailleurs. La seule et unique option du monde du travail est de s’unir « tous ensemble et en même temps » pour réclamer le droit au travail pour toutes les corporations, l’arrêt immédiat des contre-réformes maastrichtiennes (code du travail, retraites, Éducation, Université, Recherche, Hôpital, SNCF, EDF, ADP), des fusions industrielles capitalistes (Renault, PSA, Alstom…), des délocalisations et la taxation des milliardaires.