Il est des symboles qui ne trompent pas. C’est le cas de la faucille et du marteau. Symbole international du communisme, emblème de tous les partis communistes du monde, réunissant les prolétaires de tous les pays. Symboles de l’unité des travailleurs de la terre et des usines. Symbole de l’unité de la classe des travailleurs, symbole de l’unité des peuples du monde entier contre l’impérialisme et l’exploitation capitaliste.
Dans le monde, les seuls partis communistes qui ne partagent pas ces symboles sont ceux qui interdits et réprimés par des régimes fascistes ne le peuvent plus. En Pologne, en Ukraine, en Indonésie, dans les pays baltes, partout où les communistes sont criminalisés, les communistes ne peuvent utiliser leurs symboles, le drapeau rouge frappé des outils.

Il est des symboles qui ne trompent pas donc, comme l’abandon ce 24 novembre 2018 de la faucille et du marteau par le PCF.

L’abandon de la faucille et du marteau, symbole de l’abandon du communisme

En France, à l’occasion du 38e congrès du PCF, celui qui est annoncé comme le nouveau secrétaire du PCF en remplacement de Pierre Laurent, le député du nord Fabien Roussel a annoncé aujourd’hui que le PCF change de logo. Abandonnant définitivement la faucille et le marteau. Une gifle pour tous ceux qui croyaient avec le Manifeste du XXIe siècle, rassemblement flou réunissant mutants rénovateurs et des camarades attachés à défendre les valeurs et les idées communistes que ce serait le congrès du rétablissement du PCF comme parti communiste. Une gifle pour tous les communistes qui luttent dans le monde et portent parfois au péril de leur vie ces emblèmes pour faire gagner les travailleurs. Une gifle pour tous les résistants communistes.

Une gifle qui doit amener à une prise de conscience et une réaction immédiate de tous les militants communistes, qu’ils soient ou non adhérents du PCF. Car ce changement de logo n’est malheureusement pas une surprise. C’est la suite logique de la mutation qui se poursuit, car depuis des années déjà, le PCF n’utilisait plus la faucille et le marteau, au grand regret des militants et sympathisants.

Alors nombreux sont ceux qui ont entendu les discours jouant sur les ressorts de l’identité communiste à l’image du MC21, le texte de congrès arrivé d’une courte tête devant celui de la direction Pierre Laurent. Ceux qui ont voté pour ce texte le pensaient-ils en  faisant supprimer la faucille et le marteau  comme logo de leur parti ? rien n’est moins sûr. Pourtant, il y avait eu des alertes, telle celle lancée par les militants franchement communistes du PRCF face aux inquiétants flous de ce texte porté par un rassemblement hétéroclite allant des ultra-mutants de la section économiste du PCF à des camarades communistes opposés à la mutation. Nombreux sont ceux qui désormais doivent constater ce jour que les actes eux sont loin de l’affirmation des valeurs communistes.

Car l’acte est clair, le PCF se dote d’un nouveau logo, une étoile prolongée d’une feuille. Loin des explications alambiquées officielles, chacun peut d’ailleurs constater que ce changement de logo n’est pas celui de la création d’un nouveau logo original. C’est là aussi la poursuite des effets de la mutation et de l’intégration du PCF au sein du Parti de la Gauche Européenne, organisation sociale démocrate pro-construction européenne, largement financée par l’Union Européenne. En effet le nouveau logo, une étoile n’est pas sans rappeler celui du PGE qui est également une étoile, logo qui figurait d’ailleurs depuis quelques années sur les cartes d’adhérents du PCF

Il s’agit donc bien de poursuivre le processus d’effacement complet de toute référence au communisme, y compris dans l’identité visuelle la plus commune et la plus partagée du PCF, son logo. Il est certain que ce nouveau mouvement pris par le 38è congrès du PCF doit mettre devant leur responsabilité tous les communistes adhérents du PCF, eux qui cette année étaient encore nombreux à afficher sur leurs divers stands à la Fête de l’Huma le drapeau avec les outils, à l’opposé déjà du stand national du PCF.

Il est certain qu’ils pourront compter sur le Pôle de Renaissance Communiste en France qui réunit dans l’action des communistes de toute la France, membres ou non du PCF, pour continuer à inscrire sur les murs de toutes nos villes, aux portes des entreprises, dans les manifestations de nos mouvement sociaux l’appel à l’unité de classe avec la faucille et le marteau.

Tous ensemble, s’unir, se rassembler pour rendre aux travailleurs un vrai et solide parti communiste

Au moment où avec le mouvement des gilets jaunes la colère populaire déborde dans nos rues, au moment où les travailleurs ont besoin de perspectives politiques, d’organisation, pour avancer et gagner, l’heure n’est pas à l’effacement du parti communiste, le parti des travailleurs. Il est au contraire à la renaissance communiste, à rétablir partout en France un vrai et solide parti communiste.

JBC pour www.initiative-communiste.fr

Communiqué du PRCF

Drôle de « sursaut identitaire »!  Par Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF

Après avoir successivement viré l’emblème ouvrier et paysan de la manchette de l’Huma et de la carte d’adhérent, le PCF parachève doucereusement sa mutation symbolique en adoptant un nouveau logo devant lequel pose le nouveau secrétaire national, F. Roussel.
Certes, ce logo évoque approximativement une étoile rouge, symbole de l’URSS et de l’armée rouge victorieuse de Hitler. Mais ne s’agit il pas d’une usurpation pure et simple puisque le Pcf a officiellement répudié Lenine le 7 novembre 2017 et que, dans le manifeste « identitaire » rallié par MM. Roussel, Laurent et Chassaigne au 38eme congrès, l’expérience née de la Révolution d’Octobre est qualifiée d' »échec » historique?
Quand on pense que la réorientation dite « identitaire » du Pcf n’aboutit même pas à rétablir les symboles historiques du grand Parti du Front populaire et de la Résistance, à savoir le drapeau rouge frappé de la faucille et du marteau associé au drapeau tricolore, on se demande ce qu’il serait advenu si de francs mutants européistes l’avaient emporté au congrès. .. Douze étoiles apostoliques sur fond bleu marial, peut-être?
Pas plus qu’une femme n’est et n’est pas enceinte en même temps, un parti communiste n’est à demi révolutionnaire, un quart marxiste et à 100% pour la grotesque « réorientation de la BCE au profit des services publics » (!!!) que prônent en chœur MM. Roussel, Laurent et Chassaigne.
Alors que la colère prolétarienne gronde contre Macron et l’UE supranationale, alors que l’ultra-droite repart à l’offensive, l’heure n’est plus aux pirouettes politiciennes, aux logos équivoques et aux identités de surface. La nébuleuse « visée communiste » symbolisée par l’étoile rouge n’est que trompe-l’oeil réformiste si on la coupe de la reconstruction plénière du parti de combat des travailleurs de la ville et de la campagne.
Plus que jamais, le PRCF tend la main aux militants qui veulent rester, devenir ou redevenir FRANCHEMENT communistes pour chasser Macron-Medef, marcher au Frexit progressiste, balayer l’extrême droite, arrêter les préparatifs de guerre antirusse et remettre au cœur de la vie politique la perspective révolutionnaire du socialisme-communisme pour notre pays.

 


Avec les JRCF et le PRCF les communistes n’abandonnent pas la faucille et le marteau

Les militants communistes n’abandonnent pas la faucille et le marteau. Ils ont avec les logos du PRCF et de son mouvement de jeunesse les JRCF deux logos qui affichent avec force et courrage, pour l’honneur de la classe ouvrière, la faucille et le marteau

Au passage, tandis que le nouveau logo du PCF arbore une petite feuille opportuniste cachée au bout d’une pointe de son étoile du PGE, remarquons que les JRCF arbore depuis longtemps une vraie et grande feuille, de la défense de l’environnement contre l’exploitation capitaliste.

L’abandon de la faucille et du marteau : entre dégout, moquerie et colère sur les réseaux sociaux

l’annonce de l’abandon de la faucille et du marteau n’a pas soulevé les applaudissements des communistes, ni de nos concitoyens, en témoignent les réactions sur les réseaux sociaux, entre dégout, moquerie et colère.