Comme le PRCF, ils appellent à l’abstention le #26mai !

C’est une vague majoritaire d’abstention aux européennes qui se préparent. D’après les sondages près de 54% des français refuseront d’aller voter le dimanche 26 mai. Ils ne reconnaissent pas les élections européennes. Ils ne veulent pas se plier à cette mascarade électorale. Une mauvaise farce qui vise à travers l’élection d’un parlement fantoche remplis de centaines de députés sans pouvoir à grimer sous une apparence démocratique une structure supra nationale qui ne l’est pas. Il suffit de souvenir de ce que l’Union Européenne fait des votes des peuples lorsque ceux ci, comme le NON des français le 29 mai 2005, s’opposent à ses diktats.

Les délocalisations, le saccage des services publics saignés par une violente austérité depuis la mise en place de l’Euro, le dumping social et environnementale, la privatisation des entreprises publiques patrimoine de la Nation (EDF, GDF, France Telecom, les aéroports, les autoroutes, Air France et maintenant les derniers aéroports qui restent…) ont achevés de convaincre les travailleurs en France que l’Union Européenne est faite pour les écraser. Constatant que les communistes qui sont les seuls à s’être toujours mobilisé contre la construction européenne et pour en sortir ont raison d’appeler à la résistance. C’est pourquoi le PRCF, dans la droite ligne de ses campagnes de 2009 et 2015 a une nouvelle fois mené campagne pour l’abstention citoyenne.

Un appel à l’abstention et au boycott qui n’est pas isolé. Loin de là. D’autres forces politiques ont également appelé à se mobiliser en ce sens. Du Pardem de J Nikonnof aux Clubs Penser la France de JL Pujo en passant par le nouveau mouvement lancé par l’insoumis Djordje Kuzmanovic République Souveraine.

Ces voix en faveur de l’abstention aux européennes ont toutes été censurées par l’appareil médiatique, c’est pourquoi, au delà des différences et parfois des divergences, www.initiative-communiste.fr se devait de publier à quelques jours du 26 mai ces appels à l’abstention.

Nous refusons de participer à la mascarade des européennes – République Souveraine

2017, Djordje Kuzmanovic alors porte parole de la FI s’entretient avec notre camarade Aymeric Monville

Alors que les partis politiques ont jusqu’à ce vendredi 3 mai pour déposer leurs listes pour les élections européennes du 26, Djordje Kuzmanovic, président de la République souveraine, affirme que les résultats de cette élection ne changeront rien.

Le 26 mai prochain, les Français sont appelés aux urnes pour élire les représentants qu’ils vont envoyer au Parlement européen. Alors que notre pays vit un mouvement de protestation sociale sans précédent – six mois de manifestations des gilets jaunes –, la politisation qui l’accompagne n’a aucun effet sur l’intérêt, ou plutôt le désintérêt des Français pour cette élection. Selon les derniers sondages, l’abstention devrait être massive.

Les forces en compétition ont pourtant tout fait pour tenter de politiser cette élection. Le parti du pouvoir s’est ainsi efforcé de présenter le choix s’offrant aux électeurs comme celui entre progrès et repli nationaliste – un affrontement global qui dépasserait le cadre national et se manifesterait partout en Europe. Les partis d’opposition, le Rassemblement national et la France insoumise en tête, ont essayé de convaincre les électeurs qu’il s’agissait de faire de cette élection un référendum anti-Macron.

Outre le manque d’enthousiasme que suscitent manifestement aujourd’hui dans l’opinion publique l’ensemble des candidats, c’est l’élection elle-même qui semble pourtant souffrir d’un discrédit important. Ainsi, la hausse de la défiance à l’égard de l’Union européenne, qui transparaît dans les revendications des gilets jaunes, ne se traduit pas par la progression des listes perçues, à tort ou à raison, comme eurosceptiques, comme le RN ou la FI, mais par l’augmentation de l’abstention. Une des initiatives politiques globales du mouvement, « l’Assemblée des assemblées des gilets jaunes » réunie à Saint-Nazaire début avril, condamne d’ailleurs toutes les tentatives de constitution de listes au nom des gilets jaunes et refuse de donner la moindre consigne de vote, appelant plutôt à « tourner en dérision cette mascarade électorale ».

Le peuple français l’avait, au demeurant, déjà bien compris en 2005. N’est-ce pas pour cela que les européennes sont depuis longtemps les élections où les Français s’abstiennent le plus ?

On ne peut pas donner tort à cette assemblée improvisée qui fait preuve d’une conscience aiguë de l’inanité de l’exercice. Dénonçant le caractère antidémocratique et ultralibéral des institutions européennes, elle résume en trois phrases l’absurde de la situation : « Le parlement européen que nous élisons n’a même pas le pouvoir de proposer une loi ! La Commission européenne décide de tout sans aucun contrôle démocratique. Les institutions européennes sont soumises à la pression de 25 000 lobbyistes pour la seule capitale européenne ! » Le peuple français l’avait, au demeurant, déjà bien compris en 2005. N’est-ce pas pour cela que les européennes sont depuis longtemps les élections où les Français s’abstiennent le plus ?

Si on laisse de côté les européistes convaincus, tels les fidèles de LREM qui ne voient rien à redire à la situation, l’argument habituellement avancé par les formations critiques de l’UE pour défendre leur participation à la course – leurs élus devraient « peser » au Parlement européen, ensemble avec leurs homologues des autres pays membres, pour tenter d’infléchir la politique menée par la Commission – laisse songeur quand on sait la faiblesse du poids institutionnel du Parlement. Certes, les élus européens apportent des financements et des bras aux formations politiques, et multiplient leurs occasions de s’exprimer dans le débat public ; ils représentent aussi, pour bien des responsables politiques, une chance de se caser et d’exister, matériellement et médiatiquement. Mais – les gilets jaunes l’ont parfaitement résumé avec des mots simples – l’utilité de cette élection s’arrête là.

Nous refusons de participer à ce que les gilets jaunes ont bien raison de qualifier de mascarade. 

De fait, plus une organisation politique est critique vis-à-vis des institutions européennes, plus sa participation à cette élection est incohérente. En effet, participer à une élection c’est reconnaître la valeur de cette élection et de l’instance dont il s’agit de désigner les membres. C’est pourquoi, dans les élections nationales (présidentielle, législatives, régionales, municipales…), les républicains convaincus ne sauraient appeler à l’abstention. En cas de désaccord avec l’ensemble des candidats, seul l’appel au vote blanc peut apparaître acceptable. Le cas des élections européennes est unique : il s’agit là d’élire les membres d’une institution sans pouvoir se rapportant à une instance supranationale dont la légitimité fait débat. Pour les mouvements qui la contestent, au nom de la souveraineté nationale, l’appel au boycott est de fait la seule option justifiable et réellement politique. En effet, il ne s’agit pas (seulement) de critiquer les différents candidats, mais cette élection elle-même : son fondement et l’instance qu’elle sert à constituer.

C’est dans cette logique que se place le mouvement République souveraine. Le fait que les Français soient appelés, le 26 mai prochain, à élire leurs représentants au Parlement européen se fonde sur le déni du vote au référendum de 2005 – le « non » au traité sur le TCE. Nous refusons de le cautionner. Les élus ainsi envoyés dans cette instance sans pouvoir n’auront aucun moyen – ni institutionnel ni matériel – de « peser » face aux puissants intérêts privés qui orientent les politiques de l’UE en leur faveur. Nous refusons de participer à ce que les gilets jaunes ont bien raison de qualifier de mascarade.

En ce jour limite de dépôt des candidatures, République souveraine souhaite contribuer à sa notoriété, mais aussi à son intelligibilité car pour un citoyen qui s’intéresserait à la question, les données publiques sont largement incompréhensibles tant le système des lobbies est complexe.

Peu importe qui sera ou ne sera pas élu au Parlement européen le 26 mai, peu importe quelle liste française aura 8, 15 ou 23 % : les vraies forces qui façonnent et continueront à façonner les directives européennes ne s’appellent ni François-Xavier Bellamy, ni Manon Aubry, ni Jordan Bardella ; mais Business Europe, European Chemical Industry Council (Cefic), Google, Monsanto, Pfizer, Bayer, Nestlé, UBS et Goldman Sachs. La liste des lobbies œuvrant auprès des instances européennes est publique, tout comme le sont les sommes colossales qu’ils investissent dans leur travail de persuasion. Mais comme bien des choses pourtant publiques, elle est de fait peu consultée et peu connue – et suscite donc peu d’émoi. En ce jour limite de dépôt des candidatures, République souveraine souhaite contribuer à sa notoriété, mais aussi à son intelligibilité car pour un citoyen qui s’intéresserait à la question, les données publiques sont largement incompréhensibles tant le système des lobbies est complexe.

Nous publions donc aujourd’hui sur notre site la liste de 79 « candidats » – quelques grosses têtes d’affiche parmi les 11 500 lobbies officiellement enregistrés – qui n’auront pas besoin d’être élus pour imposer à l’UE le cours ultralibéral qui leur est profitable. Dans les semaines qui viennent, nous publierons des informations sur le rôle capital qu’ils jouent dans les rouages de la machine européenne, loin de l’impuissance de nos élus. Certains d’entre eux ont leur siège social dans un des pays membres, d’autres outre-Atlantique ou ailleurs ; tous n’ont que faire des frontières et travaillent à détruire le droit national. Personne ne votera pour eux le 26 mai, mais quel que soit le verdict des urnes, ce sont eux qui l’emporteront. Dans ce contexte, cette élection est un épiphénomène. Ceux qui souhaitent redonner à nos concitoyens le contrôle sur leur destin doivent concourir aux postes électifs dans le seul cadre démocratique qui existe, celui de la Nation, et cesser d’avaliser la comédie européenne qu’on nous ressert tous les cinq ans.

Djordje Kuzmanovic
Président de République souveraine
Version originellement publiée sur le site Mariane.fr le 3 Mai 2019.

appel au boycott citoyen des élections européennes ! par le Pardem

L’Union européenne (U.E.) et sa monnaie unique – un véritable sado-monétarisme – martyrisent les peuples sous le talon de fer de l’austérité à perpétuité. En 2019, cette politique et ce système devront être sanctionnés. Le meilleur moyen sera de délégitimer l’U.E., l’euro, les traités, la Commission, la Banque centrale européenne, la Cour de justice et le « Parlement » européen – tout le système – par une abstention massive, une véritable grève du vote. En 2009, l’abstention avait battu en France un record avec 59,4%, pour retomber à 57,6% en 2014. En 2019, il faut dépasser les 60% !

Le devoir de tout citoyen, lorsqu’une élection est organisée démocratiquement, et que son résultat peut avoir un effet politique réel sur les institutions, est d’utiliser son droit de vote conquis de haute lutte. Ce n’est pas le cas de l’élection au « Parlement » européen.

C’est le principe même de l’élection à un parlement européen qui doit être récusé. Un parlement, à l’échelle européenne, n’a pas lieu d’être car il n’existe aucun peuple européen susceptible, au moyen d’un État européen, de se former en communauté politique à l’échelle du continent et d’y exercer sa souveraineté. Si tel était le cas, les pouvoirs de ce parlement européen s’exerceraient nécessairement au détriment des pouvoirs des parlements nationaux.


Le vote de 2019 sera totalement stérile puisque le « Parlement » européen n’a pas les pouvoirs de faire évoluer l’Union européenne. Il ne possède aucune des prérogatives d’un vrai parlement : il ne peut pas changer les traités qui fondent l’U.E., ne peut pas voter l’impôt, n’a pas l’initiative des lois… En outre, que les libéraux, les sociaux-démocrates européens, les Verts, le Parti de la gauche européenne gagnent des sièges, ne changera rien aux orientations politiques puisque l’eurodroite et la social-démocratie pilotent ensemble les travaux parlementaires.


Le boycott des élections européennes servira aussi à dénoncer le double jeu politicien des partis qui adoptent un ton critique vis-à-vis de l’Europe et qui, pourtant, en acceptent le principe en présentant des listes aux élections. On ne peut en effet, d’un côté, prétendre vouloir sortir de l’euro et de l’Union européenne, et d’un autre côté vouloir entrer dans le système – dans lequel certains sont déjà entrés par la présence de députés européens – pour se goberger comme les autres. Ces partis cautionnent ainsi et profitent eux-mêmes de ces institutions qui leur garantissent des revenus substantiels.


L’élection au « Parlement » européen n’est qu’une farce électorale. Elle n’a d’autre but que de simuler un acte démocratique et légitimer ainsi tout le système de l’U.E. C’est un devoir citoyen de voter quand le suffrage sert à la souveraineté du peuple, c’est aussi un devoir civique de refuser de voter quand le suffrage vise à détruire la souveraineté nationale et populaire. D’ailleurs, pourquoi se faire prendre deux fois au même piège ? En refusant de tenir compte du NON français du 29 mai 2005 au référendum sur le traité constitutionnel européen, le système a démontré son caractère tyrannique et dictatorial. Aucune élection juste n’y est possible.


Face à cette entreprise d’effacement national et de régression sociale et démocratique, aucune des forces politiques françaises en lice lors des prochaines élections européennes ne porte de projet alternatif et progressiste. Certaines de ces forces annoncent leur participation à ces élections pour faire parler d’elles. D’autres, espérant obtenir quelques élus, veulent faire du « Parlement » européen une caisse de résonnance à leurs revendications. Ce ne sont qu’illusions et diversions. Illusions, car les grands médias ignorent les petites listes, tandis que l’absence de couverture médiatique des débats de ce « parlement » d’opérette interdit de donner le moindre écho aux mouvements euro-critiques. Diversions, car en participant à ce simulacre électoral, ces forces politiques cautionnent le système européen qu’elles prétendent dénoncer par ailleurs.


Seuls les citoyens qui se seront abstenus auront clairement délégitimé l’U.E. Leur acte sera un coup de tonnerre politique confirmant l’absence de toute crédibilité de l’Union européenne, la ridiculisant et ouvrant un espace sans précédent aux luttes populaires. Le véritable enjeu de cette mascarade électorale sera donc l’abstention citoyenne. À ce propos, la différence doit être clairement faite avec le vote blanc. Ce dernier est l’acte politique le plus efficace, lors des élections nationales, pour exprimer son rejet des forces politiques en présence lorsque l’on estime qu’il n’existe pas d’offre politique satisfaisante. L’enjeu des élections européennes n’est pas celui d’un manque d’offre politique, c’est celui du principe même de cette élection à laquelle il ne saurait être question de participer. En 2019, le meilleur choix pour manifester son mécontentement à l’égard de l’U.E. sera de boycotter activement l’élection européenne, c’est-à-dire de faire campagne pour le boycott !

EUROPÉENNES 2019 : « Pour un BOYCOTT CITOYEN et PATRIOTIQUE ! » (Penser la France)

Quelques intervenants à ce café hyper républicain du 29/11/2014 : JL Pujo, G Gastaud, P Pranchères,L Landini, B Debré

L’Union européenne est le lieu consacré de tous les mensonges.

Le premier des mensonges consiste à affirmer que l’Union européenne est l’Europe alors qu’elle ne travaille qu’à sa désintégration, à la soumission de ses peuples, constitués en nation.

Le second des mensonges consiste à faire croire que l’Union européenne travaille à la prospérité des peuples et des nations d’Europe alors que précisément elle organise leur assujettissement à un ordre néolibéral, nouveau laboratoire de la gouvernance mondiale (1).

Le troisième des mensonges consiste à proclamer que l’Union européenne fabrique la paix, alors que l’Union européenne inféodée à une OTAN belliciste, fabrique des peuples eunuques incapables d’assurer leur propre défense, dans un monde de plus en plus instable.

En un mot, l’Union européenne, c’est la mise en danger des peuples et des nations d’Europe.

Pour l’ensemble de ces raisons, l’Union européenne doit être combattue, abattue.

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Véritable village Potemkine de la démocratie, l’Union européenne est une trahison de tous les instants de l’immense promesse portée par Athènes et par Rome (2).

Aucune des institutions européennes ne remplit le rôle qui lui est assigné.

La Commission européenne – organe technocratique illégitime – dicte aux gouvernements, donc aux peuples, des politiques néolibérales que précisément les peuples rejettent chaque jour.

Pis que tout, le Parlement européen – sans aucun pouvoir législatif – incarne ce mensonge supérieur en dissimulant la nature réelle de cette Union européenne, en dénaturant le travail des parlements nationaux, sans contrepartie.

Le Parlement européen est une insulte permanente à la haute culture politique des nations de notre continent.

Et comment ne pas comprendre que par sa nature même – antipolitique et antidémocratique – l’Union européenne est précisément l’ennemie de la France, nation politique par essence ?

Pour l’ensemble de ces raisons, l’Union européenne doit être combattue, abattue.

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Parce que ces élections dites « européennes » sont une immense supercherie, rien ne saurait justifier la participation à des élections truquées au service d’un système entièrement contaminé.

Aucun mouvement patriotique digne de ce nom ne saurait prétendre changer l’essence même de l’Union européenne en participant à une élection faussée pour un parlement sans pouvoir.

Prétendre le contraire c’est mentir deux fois aux Français : c’est mentir sur le devenir de la France, c’est mentir sur le devenir de l’Europe.

Tous les Hommes politiques ainsi compromis devront répondre devant la Nation.

Il n’y a pas d’autre alternative : l’Union européenne doit être combattue, abattue.

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Enfin, les Clubs « Penser la France » lancent une mise en garde solennelle aux Français.

Participer à ces élections faussées, c’est donner crédit à une fausse agora citoyenne, c’est courir le risque certain de se voir imposer demain des choix absolument contraires à l’intérêt de notre peuple, de notre nation.

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Pour l’ensemble de ces raisons, les Clubs « Penser la France » appellent solennellement l’ensemble des Français à boycotter magistralement les élections européennes 2019.

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« BOYCOTT CITOYEN et PATRIOTIQUE ! »