Médecins et paysans en lutte: quels dénominateurs communs?
Par Floréal, PRCF
Les éléments les plus « corpos » qui participent à ces deux luttes d’apparences si disparates se recrieront sûrement à l’idée qu’elles puissent avoir quoi que ce soit de commun, si ce n’est le désespoir sociétal qu’elles expriment l’une et l’autre.
Et pourtant les points de convergence sautent aux yeux pour qui n’a pas décidé par avance de ménager la sacro-sainte « construction européenne » qui détruit la médecine de ville et l’agriculture paysanne comme elle a déjà dévasté le produire en France industriel et les services publics qui faisaient l’orgueil de notre pays depuis 1945.
C’est en effet de l’Union européenne qu’émanent, d’une part, le ruineux traité UE/Mercosur qui vise à soumettre l’agriculture et l’élevage français à une concurrence archi-faussee destinée à favoriser les ventes de voitures allemandes en Amérique du sud…, mais aussi les incessantes injonctions de la Commission européenne sommant la France de réduire drastiquement ses dépenses de santé. Tout cela sur fond d' »économie de guerre » préparant un conflit continental suicidaire avec la Russie, économie de guerre dont les seuls bénéficiaires immédiats ne peuvent être que les actionnaires de Thalès et Dassault…
En réalité, ouvriers, ingénieurs, agents publics, petits et moyens fonctionnaires, paysans, professions médicales vivant de ce grand acquis populaire qu’est la Sécu ont tous le même intérêt face à une oligarchie « française » post-nationale qui détruit le pays pour conforter un État fédéral européen belliciste, antinational et totalement régressif.
Le fait que les états-majors syndicaux des salariés, des paysans et des médecins ne veuillent pas mettre en cause le totem européen et la casse de la nation populaire dont il est synonyme ne rend que plus urgente l’obligation pour les acteurs populaires de se parler; et de briser ensemble ce tabou mortifère!


