Pourquoi j’ai décidé de rejoindre (de nouveau) le PRCF

Chers camarades,

 

Suite au mouvement étudiant dans lequel je me suis très investi, en voyant la révolte des jeunes de 18 ans tout juste, j’ai remis en question mon engagement au sein de l’organisation sociale-bureaucrate qu’est devenu le PCF.

Je me suis rendu compte que je finançais et soutenais une organisation qui maintiendrait coûte que coûte l’exploitation capitaliste, qui me promettait un avenir misérable d’esclave salarié, avenir misérable que je participais à construire et à imposer à ces jeunes révoltés que je côtoie depuis quelques semaines.

C’est aussi la déclaration lamentable de MGB sur ces 2000 jeunes allemands se réclamant de l’anarchisme qui fut la goutte d’eau qui a fait déborder la vase de la trahison. Il fut un temps, avant la mutation, voire même encore un peu avant, où c’eut été les communistes eux-mêmes qui auraient planifié et organisé ces affrontements violents avec la police de l’Etat de classe de la bourgeoisie, et, contrairement aux anarchistes individualistes, les auraient étendus par une grève générale politique à la France entière et au delà.

Mais cette époque est désormais révolue : jamais les dirigeants actuels du PCF ne se risqueraient à aller en prison pour défendre le socialisme.

Aujourd’hui, pour un avenir meilleur qui ne peut être que socialiste, il est nécessaire de porter un nouvel héroïsme révolutionnaire qui suivrait les traces de nos glorieux résistants, ceux qui forgèrent le Parti de la classe ouvrière, parti que de sombres bureaucrates ne firent que détruire.

Ce n’est que par une connaissance approfondie, critique, de toute l’histoire du mouvement communiste, du PCF, de l’URSS jusqu’au Burkina Faso de Thomas Sankara ou au Népal communiste d’aujourd’hui qui nous pourrons forger cet avenir collectiviste démocratique.

C’est pourquoi je rejoins le PRCF, comme l’un des groupes le plus important qui a commencé ce travail d’appropriation critique de tout le passé communiste, passé qui n’a rien de honteux, au contraire, comme l’un des groupes qui me donne l’espoir de voir renaître, par une lutte de classe déterminée, un vrai Parti Communiste en France, démocratique et révolutionnaire, débarassé de toute bureaucratie, un parti de héros prolétariens tels que le furent les résistants et les insoumis du PCF.

Je regrette de ne pas avoir ouvert les yeux plus tôt, d’avoir louvoyé pendant plusieurs années, après avoir adhéré en 2005 une première fois, d’avoir perdu tout ce temps à me leurrer sur le redressement d’un parti qui DOIT disparaître.

Le PRCF n’est pas un parti achevé, certes, mais c’est un bon début.

Vive le Socialisme et la Révolution, seule voie pour y accéder ! Vive la lutte de classe ! Vive le PRCF !

Fraternellement, Pierre-Olivier POYARD