En direct du PRCF, le 31 décembre 2009

Sarkozy, dont la politique suscite l’indignation de tous les travailleurs et de tous les républicains conscients, va bientôt adresser ses « bons voeux » aux Français. Inutile de dépenser comme lui des millions d’euros en sondages pour prédire que des millions de téléspectateurs tendront le poing ou couperont le son quand le chef de l’Union Maastrichtienne Patronale viendra les provoquer à domicile en feignant de souhaiter bon vent au pays qu’il détruit !

Car la « rupture » Sarkozy, c’est le dynamitage des acquis du Front populaire, du CNR et de 68; c’est la privatisation galopante de la poste, d’EDF et des autres services publics; c’est le massacre à la tronçonneuse de l’Education nationale, du CNRS et de l’Université avec les contre-réformes Chatel et Pécresse; c’est la casse de la Sécu, de l’hôpital public et des retraites avec à la clé la pauvreté pour les pensionnés et le renoncement à se soigner pour ceux qui ne peuvent payer une complémentaire. Ces attaques sans égal depuis 1940 se doublent d’une politique de chômage et de précarité, que ce soit dans le secteur public désossé,  ou dans le privé où les bases d’une politique industrielle nationale ont été cassées à la demande du MEDEF… Tant pis pour les millions de chômeurs « fliqués » par Pôle Emploi, désormais directement piloté par le MEDEF malgré la résistance des agents. Tant pis aussi pour les paysans dont le revenu s’écroule: qu’importe puisque la Bourse remonte, que les banques redistribuent leurs bonus indécents, que Sarko ne cesse d’augmenter les dépenses de l’Elysée et que tous ces messieurs, de l’omniprésident au « socialiste » Julien Dray, pourront s’offriront sans doute leur énième « rollex » en guise d’étrennes!

La sarko-rupture, c’est aussi la fascisation de la vie politique: entraves au droit de grève, répression antisyndicale, centaines de milliers de gardes à vue annuelle, mainmise sur les médias, violation de la séparation des pouvoirs au profit de l’exécutif (parlement et justice sous tutelle), traque néo-vichyste contre les immigrés alors que « bons Français » milliardaires qui s’installent à Monaco viennent d’être dispensés d’impôts par le pouvoir…

La sarko-rupture, c’est aussi la MISE A MORT de la NATION: destruction de son indépendance avec la mise en place du Traité de Lisbonne, alignement de la diplomatie et de l’armée françaises sur l’OTAN, destruction du « modèle républicain » au profit du CONTRE-modèle anglo-saxon, viol de la loi de 1905 séparant l’Eglise et l’Etat, destruction du « produire en France » avec la délocalisation de l’équipementerie automobile; cet acharnement anti-national va si loin que nos « élites » s’emploient à basculer la France au « tout-anglais »(-enseignement, affaires, recherche, communication d’entreprise, pub, etc.). Et ** avec un bilan pareil,** l’UMP ose parler d' »identité nationale »! Son but est d’associer le mot « France » à la xénophobie pour rabattre vers la « construction européenne » ceux qui refusent le honteux « ministère de l’identité nationale ». Ensemble, déjouons le piège et défendons l’héritage progressiste de la nation, notamment les Lumières, la Révolution française, la Commune, le Front populaire et le CNR, combattons à la fois l’Empire européen du capital et la sarko-lepénisation de l’Etat.

Face à cette entreprise destructive, la fausse gauche ne critique Sarko que sur la forme. Et pour cause: le PS travaille lui aussi à la désintégration de la France dans une U.E. de plus en plus anticommuniste et totalitaire (tentative en cours d’interdire le PC tchèque, interdiction des symboles communistes en Pologne…). Et pour cause, puisque le FMI (D. Strauss-Kahn) et l’OMC (P. Lamy) qui « gèrent » le capitalisme mondial en crise, sont aux mains de « socialistes français »et que des eurodéputés « socialistes » et « verts » comme Peillon ou Cohn-Bendit ont signé avec Gollnisch (FN) des textes européens qui mettent à égalité les nazis et l’URSS qui a perdu 30 millions de ses fils pour écraser la peste brune et ouvrir la voie au progrès social en 1945 ! Par bonheur, alors que Thibault et Cie renient le combat de classe de la grande CGT, les travailleurs retrouvent le chemin de l’action de classe. Honneur aux salariés de la route, aux agents RATP et SNCF, aux lycéens et aux enseignants qui préparent l’action contre la contre-réforme Chatel, aux sans-papiers qui continuent le combat malgré la répression, aux militants guadeloupéens du PCG et du LKP qui ne se laissent pas endormir, honneur à tous ceux qui passent la prétendue « trêve des confiseurs » dans la lutte ou dans la préparation de la lutte sans dissocier l’esprit de fête et l’esprit de résistance !

Car malgré la trahison des états-majors, la classe ouvrière, la jeunesse et les intellectuels progressistes relèvent la tête. Le congrès CGT a secoué les renégats; grâce aux syndicaliste de classe, une
bonne partie de la base CGT commence à mesurer l’ampleur de la trahison. De même, la volonté d’utiliser la commémoration de la chute du mur de Berlin pour criminaliser le communisme, s’est heurtée à la riposte des vrais communistes pendant que l’appareil du PCF préférait regarder ailleurs. Le 7 novembre, plusieurs organisations communistes ont célébré ensemble la Révolution d’octobre** en bravant dans la rue l’anticommunisme d’Etat**. Le 10 octobre, communistes, syndicalistes de lutte et gaullistes de gauche ont appelé ensemble à une alternative de progrès fondée sur la rupture de la France avec l’UE et sur la ré-actualisation des principes du CNR. Déjà lors des européennes, 60% des citoyens avaient signifié leur rejet de l’UE en refusant de voter. Par ailleurs, les résistants linguistiques sont de plus en plus écoutés à gauche, où l’on comprend que l’oppression du tout-anglais vise avant tout la « France d’en bas ». Dans ces combats unitaires, le PRCF a joué un rôle d’éclaireur avec son journal « IC » et sa revue théorique « Etincelles ».

Au niveau international, un « pôle léniniste » se constitue au sein du Mouvement communiste international, ce qui peut être d’un grand secours pour ceux qui veulent créer un Front anti-impérialiste solide, indispensable pour faire face au caractère exterministe et fascisant du capitalisme mondialisé. Celui-ci affiche son irresponsabilité écologique (échec de Copenhague), son inhumanité (1 milliard d’hommes souffrent de malnutrition en 2009) et sa nature néo-coloniale de la Palestine à l’Irak, sans oublier l’Afghanistan où le « gentil » Obama est en difficultés malgré le renforcement de l’armada d’occupation.

De manière générale, le climat mondial et national n’est plus à l’acceptation passive du capitalisme, la crise a remis la résistance à l’ordre du jour: la balle est donc dans le camp des vrais communistes, qui doivent se réorganiser indépendamment des opportunistes qui ont dénaturé le PCF et l’ancien Mouvement communiste international. Car la seule alternative à la destruction de l’humanité reste la révolution socialiste et la marche des peuples au communisme. C’est pourquoi le PRCF invite ceux qui sont engagés dans la résistance sociale, à l’aider; ensemble organisons-nous pour unir les vrais communistes, pour aider les vrais syndicalistes, pour rassembler les républicains anti-Maastricht, antiracistes et antifascistes.

A tous les communistes, à tous les républicains, à tous les travailleurs de France et d’ailleurs, le PRCF souhaite pour 2010 santé, paix et solidarité combative!