Honneur à notre camarade Jacques Leclercq

Collectif National pour un Front Syndical de Classe

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1) Honneur à notre camarade Jacques Leclercq, secrétaire de l’UL CGT de Douai 

Le Collectif pour un Front Syndical de Classe salue la mémoire de Jacques Leclercq, décédé dimanche 15 mars 2009, qui était l’un de ses fondateurs et principaux animateurs. 

Sans jamais délaisser ses proches, Jacques a toujours lutté sans compter son temps ni ménager sa peine pour défendre ses idéaux, ses camarades, les travailleurs et les principes de la grande CGT de classe de Frachon et de générations de militants dévoués et efficaces.

Ces derniers temps pourtant, il n’avait pas été épargné par ceux qui renient l’histoire et les pratiques de la grande CGT et cherchent à casser l’UL de Douai, légitime et reconnue par les travailleurs de l’arrondissement. D’attaques personnelles en menaces anonymes en passant par des procédures judiciaires à répétition, cet acharnement ne l’aura pas fait reculer dans son combat contre les gouvernements, le grand patronat et leur Union européenne. 

Le Collectif s’associe à la peine de la famille et des proches de Jacques. Son dévouement à la classe ouvrière et à l’ensemble des travailleurs, sa grande expérience, ses capacités d’analyse et son sens de l’initiative et de l’action de masse, sa fermeté dans la lutte de classe, nous manqueront terriblement. Mais les camarades et amis de Jacques continueront à suivre son exemple en poursuivant « tous ensemble et en même temps » son combat pour le syndicalisme de classe et de masse et l’action des travailleurs unis pour imposer leurs revendications et construire une France et un monde enfin débarrassés de l’exploitation capitaliste.

Pour le CNFSC : Roger Silvain (CGT), Annie Lacroix-Riz (Snesup-FSU), Gérard Six (CGT), Emmanuelle Kraemer (SNES-FSU), Olivier Lefèvre (CGT), Benoit Foucambert (SNES-FSU) 

2) Le comble de l’horreur est atteint 

Battues sur son action en justice pour dissoudre l’UL de Douai  sa direction et son secrétaire général Jacques Leclercq, la confédération CGT et l’UD du Nord continuent, sur ordre de la CES de Bruxelles, leur activité fractionnelle visant à installer une UL bis avec quelques militants. Lors d’une réunion organisée par l’UD du Nord pour mettre en place cette UL fantoche, l’animateur de cette fraction a eu ce propos, non condamné par les dirigeants présents : « Leclercq, il faut le faire crever ». 

Cela se passait quelques jours avant que Jacques ne disparaisse. A quand faut-il remonter pour retrouver un tel langage dans notre CGT ? A 1939 où ceux qui avaient choisi « Hiitler plutôt que le Front populaire », avec le soutien des hommes de la CGT réformiste conduite par Jouhaux, jetaient les militants CGT ayant dirigé 1936 en prison avant de les exécuter comme le métallurgiste Jean-Pierre Timbault, le cheminot Pierre Sémard ou la nordiste décapitée Suzanne Masson ? 

Honte à ceux qui tiennent de tels discours et à ceux qui ne les condamnent pas. Bravo aux 300 militants CGT de Saint-Gobain réunis à Montreuil dans les locaux de la CGT et qui ont rendu un vibrant hommage à Jacques Leclercq en rappelant sa fidélité aux objectifs de la CGT née en 1895 la définissant comme une organisation syndicale de classe luttant pour supprimer l’exploitation de l’homme par l’homme et mettre entre les mains de la nation les moyens de production et d’échange. 

Malheureusement, la confédération CGT, depuis son adhésion a la Confédération européenne des syndicats mise en place par l’Europe du capital, dévie de ces objectifs fondamentaux. 

C’est pour qu’elle redevienne ce syndicat de classe et de masse, laissant aux CFDT, FO et consort le soin d’être au service du patronat, que Jacques Leclercq se battait sans trêve auprès des travailleurs et des syndiqués CGT de l’UL de Douai et au sein du collectif pour un Front Syndical de Classe. 

3) Message d’Eddie Guilain au CNFSC 

Salut camarades.

Je suis délégué syndical chez Saint-Gobain Sekurit Aniche. Ce mardi 17 mars, nous avons eu une réunion de syndiqués à Montreuil au siège de la CGT. Lors de cette assemblée à laquelle participaient un nombre important de militant (environ 250 à 300 personnes) à été rendu rendu hommage à Jacques par 1mn de silence, à l’initiative des syndicats CGT de Saint-Gobain et d’un délégué central de Saint Gobain Glass évoquant le combat légitime de Jacques pour la lutte des classes. Un combat qu’il a mené contre le patronat mais aussi contre les instances de la CGT.

Cela n’est peut être pas grand chose comparé à la disparition de notre frère de lutte, mais cela a sûrement du le faire sourire de voir la confédération lui rendre hommage.
 
Jacques, tu mérites le respect de chacun pour tous ce que tu as fait, merci.
 
Salutation révolutionnaire.
 
Guilain Eddy