
Une escalade Yankee méthodique depuis janvier 2026
Le 20 mai 2026, la justice américaine a inculpé le héro de la révolution cubaine, ex président et général d’armée, Raúl Castro, 94 ans. Une manoeuvre qui rappelle celle prélude à l’enlèvement guerrier de Nicolas maduro président du Venezuela le 3 janvier dernier. l’administration Trump, peut soucieuse du ridicule vise quatre chefs d’inculpation infamants mais vide de sens de meurtre et pour complot en vue d’assassiner des ressortissants américains, en s’appuyant sur une provocation remontant à 1996 qui avait déjà servi à renforcer le violent blocus contre Cuba . Loin d’être un acte judiciaire isolé, cette inculpation s’inscrit dans une offensive en règle menée par l’administration Trump-Rubio depuis le début de l’année. Après avoir capturé en janvier le président vénézuélien Nicolás Maduro, l’administration Trump s’emploie à mettre une pression maximale sur Cuba socialiste dans l’espoir d’installer directement son pouvoir à la Havane. Rappelons que le secrétaire d’Etat Marco Rubio a déjà déclaré qu’il serait alors le dirigeant de Cuba. À cela s’ajoute un blocus pétrolier total imposé à l’île depuis janvier, n’autorisant l’arrivée que d’un seul pétrolier russe, plongeant la population dans des pénuries énergétiques dramatiques. Dans un message vidéo en espagnol adressé directement à la population cubaine, Marco Rubio a appelé les Cubains à choisir « une nouvelle voie » — un appel à l’insurrection à peine voilé.
L’Amérique latine se dresse contre Washington, ses procès politiques, ses guerres coloniales impérialistes
La solidité juridique de l’inculpation est sérieusement battue en brèche par le témoignage recueilli par l’AFP. René González, 69 ans, pilote et ex-agent du renseignement cubain, avait lui-même participé à la fondation de « Hermanos al rescate » en 1991 alors qu’il était infiltré aux États-Unis. Son témoignage est accablant pour la thèse de Washington : derrière le concept humanitaire de sauvetage de balseros se dissimulait « toute une série de projets qui n’étaient pas publics », comme des actions violentes de déstabilisation sur l’île, qui s’intensifièrent au tournant des années 1990 dans la conviction que le régime communiste vivait ses dernières heures. González rappelle notamment une incursion aérienne au-dessus de La Havane en 1994, lors de laquelle des avions avaient volé à environ 4,8 km du Malecon en lançant des fusées éclairantes et des fumigènes : « une violation flagrante de l’espace aérien cubain, très médiatisée ». Sur le fond géographique du litige, Washington soutient que l’attaque de 1996 a eu lieu dans les eaux internationales, tandis que La Havane affirme avoir agi en légitime défense dans ses eaux territoriales.
L’ex-espion pointe également la dimension politique de l’épisode, retournée au profit de l’exil le plus radical : l’attaque des MiG a été instrumentalisée par les secteurs les plus durs de la diaspora de Floride qui, dit-il, « étaient heureux, parce qu’en réalité, ils ont réussi » — obtenant en riposte l’adoption de la loi Helms-Burton, qui a gravé dans le marbre fédéral l’embargo contre Cuba. Quant à l’inculpation de Raúl Castro, González n’a aucun doute sur sa nature : il s’agit d’une « stratégie plus large » s’inscrivant dans « l’agressivité » du gouvernement Trump et son recours renouvelé à « la diplomatie des canonnières ».
La réponse de La Havane : une provocation, pas une justice
Le gouvernement cubain a dénoncé un « acte de provocation politique abject et infâme », affirmant avoir abattu les avions après que les États-Unis eurent ignoré ses multiples plaintes sur les violations répétées de son espace aérien. La riposte cubaine va plus loin dans la mise en perspective : « Il est profondément cynique que cette mise en accusation soit formulée par le gouvernement qui a causé la mort de près de 200 personnes et détruit 57 embarcations dans les eaux internationales des Caraïbes et du Pacifique. » Sur X, le président Miguel Díaz-Canel a qualifié la décision de dépourvue de tout « fondement juridique », la dénonçant comme une pure « manœuvre politique ».
Le ministre des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a accusé mercredi le secrétaire d’État Marco Rubio, un Américain d’origine cubaine, d’être le « porte-parole d’intérêts corrompus et vindicatifs ».
Dans un message publié sur X, Rodríguez a déclaré : « Le secrétaire d’État persiste dans ses mensonges et tente de faire porter au gouvernement cubain la responsabilité des souffrances infligées au peuple cubain par le gouvernement américain. Il est le porte-parole d’intérêts corrompus et vindicatifs, concentrés dans le sud de la Floride, qui ne représentent ni les sentiments de la majorité des Américains, ni ceux des Cubains qui y vivent. ».
« Il ne cesse de parler de 100 millions de dollars d’aide que Cuba n’a pas refusée, mais son cynisme est évident pour quiconque compte tenu des effets dévastateurs du blocus économique et de l’embargo énergétique. »

« Profitez de la date tristement célèbre du 20 mai, qui a inauguré une période néocoloniale pour Cuba, en tant qu’appendice dépendant des États-Unis, et à laquelle le principal diplomate américain entend faire revenir Cuba. »
« La Cuba néocoloniale et l’amendement Platt appartiennent au passé. Le présent et l’avenir sont à l’indépendance et à la souveraineté », a-t-il conclu, faisant allusion à l’imposition par les États-Unis de conditions à l’indépendance de Cuba en 1901, conditionnant cette indépendance au droit pour Washington d’intervenir militairement dans les affaires cubaines et à la cession de territoires pour des bases navales et de ravitaillement en charbon.
Dans les années 1930, sous la dictature de Fulgencio Batista, un autre traité fut négocié avec les États-Unis qui, tout en ne reconnaissant pas leur droit d’intervention dans les affaires militaires, leur accordait le droit au maintien permanent de la base navale de Guantanamo, sans limite de temps.
Pour González, certains à Miami « rêvent » depuis des décennies d’une confrontation directe entre les deux pays. « Ce serait une tragédie pour Cuba et pour les États-Unis », prévient-il. Un avertissement que Washington semble, pour l’heure, choisir de ne pas entendre.
Cuba condamne l’accusation odieuse portée contre le Guide de la Révolution !
Le Gouvernement révolutionnaire condamne avec la plus grande fermeté l’accusation méprisable portée par le ministère de la Justice des États-Unis, annoncée le 20 mai 2026 et annoncée depuis plusieurs semaines, contre le général de l’armée Raúl Castro Ruz, chef de la révolution cubaine.

Le gouvernement des États-Unis n’a ni la légitimité ni la compétence pour mener cette action. Il s’agit d’un acte de provocation politique méprisable et infâme, fondé sur la manipulation malhonnête de l’incident qui a conduit à la destruction, en février 1996, de deux avions appartenant à l’organisation terroriste Brothers to the Rescue, basée à Miami, au-dessus de l’espace aérien cubain. Les violations répétées de cet espace aérien à des fins hostiles par cette organisation étaient de notoriété publique.
Le gouvernement américain déforme également d’autres faits historiques concernant l’événement qu’il utilise comme prétexte. Il omet notamment les nombreuses plaintes officielles déposées par Cuba durant cette période auprès du Département d’État, de la Federal Aviation Administration (FAA) et de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) concernant plus de 25 violations graves et délibérées de l’espace aérien cubain, constatées par l’OACI entre 1994 et 1996 en violation flagrante du droit international et de la législation américaine elle-même .
Elle ignore également les avertissements publics et officiels émis par les autorités cubaines concernant l’inadmissibilité de telles violations de son espace aérien, ainsi que les messages d’alerte envoyés directement au président des États-Unis concernant la gravité et les conséquences possibles de ces transgressions.
La riposte de Cuba à la violation de son espace aérien constituait un acte de légitime défense, protégé par la Charte des Nations Unies, la Convention de Chicago de 1944 relative à l’aviation civile internationale et les principes de souveraineté aérienne et de proportionnalité.
Les États-Unis, victimes de l’utilisation de l’aviation civile à des fins terroristes, n’autorisent pas et n’autoriseraient jamais la violation hostile et provocatrice de leur territoire par des aéronefs étrangers et agiraient, comme ils l’ont démontré, en recourant à la force.
L’inaction du gouvernement américain face aux avertissements lancés par Cuba à l’époque a révélé sa complicité dans la planification et l’exécution, depuis son territoire, d’actions violentes, illégales et terroristes contre le gouvernement et le peuple cubains – une pratique récurrente et systématique depuis le triomphe de la Révolution jusqu’à nos jours.
Il est particulièrement cynique que cette accusation provienne du même gouvernement qui a assassiné près de 200 personnes et détruit 57 navires dans les eaux internationales des Caraïbes et du Pacifique, loin du territoire des États-Unis, en faisant un usage disproportionné de la force militaire, pour des liens présumés avec des opérations de trafic de drogue qui n’ont jamais été prouvés, et qu’il qualifie de crimes d’exécutions extrajudiciaires, conformément au droit international, et de meurtres, selon ses propres lois des Etats-Unis .
Cette accusation fallacieuse contre le leader de la révolution cubaine s’ajoute aux tentatives désespérées des éléments anti-cubains de construire un récit frauduleux afin de justifier la punition collective et impitoyable infligée au noble peuple cubain, par le renforcement de mesures coercitives unilatérales, notamment le blocus énergétique injuste et génocidaire et les menaces d’agression armée.
Cuba réaffirme son engagement en faveur de la paix et sa ferme détermination à exercer son droit inaliénable à la légitime défense, reconnu par la Charte des Nations Unies.
Le peuple cubain réaffirme sa détermination inébranlable à défendre la Patrie et sa Révolution socialiste et, avec la plus grande force et la plus grande fermeté, son soutien sans réserve et immuable au général d’armée Raúl Castro Ruz, leader de la Révolution cubaine.
Patrie ou mort, nous vaincrons ! .



