Ce week-end, la flottille internationale Nuestra América a atteint Cuba avec plusieurs tonnes d’aide humanitaire, au terme d’une mobilisationpopulaire internationale puissante mêlant responsables politiques, parlementaires européens et militants. Au cœur de cette initiative : une volonté affichée de dénoncer le crime contre l’humanité qu’est le blocus américain de Cuba et d’apporter un soutien concret à la population cubaine, plongée dans une crise économique et énergétique terrible. En avion ou par bateaux, l’aide apportée démontre qu’il est possible de briser le blocus de Cuba. les cargaisons acheminées – nourriture, médicaments, équipements médicaux ou panneaux solaires – sont une contribution utiles dans un contexte de pénuries. C’est dans ce cadre que le PRCF participe d’un appel réunissant largement pour que la France prennent enfin ses responsabilité, aux Antilles, en livrant du pétrole à Cuba.
« Cuba nous a appris ce que signifie la solidarité internationale », et aujourd’hui, alors qu’« un siècle de lutte anticoloniale est menacé », c’est pourquoi « nous continuerons d’appeler le monde à se ranger aux côtés de Cuba ». « Nous n’abandonnerons jamais Cuba, car nous savons que lutter pour Cuba, c’est lutter pour le droit à l’autodétermination des peuples du monde. »
C’est ce qu’a exprimé samedi David Adler, co-coordinateur général de l’Internationale progressiste, lors de la cérémonie d’accueil des plus de 600 représentants de quelque 33 pays qui composent le convoi « Notre Amérique » à destination de Cuba.
La réunion, qui s’est tenue au siège de l’Institut cubain d’amitié avec les peuples (ICAP), a réuni le premier secrétaire du Comité central du Parti et président de la République, Miguel Díaz-Canel Bermúdez, ainsi que les membres du Bureau politique : Esteban Lazo Hernández, président de l’Assemblée nationale du pouvoir populaire et du Conseil d’État ; Manuel Marrero Cruz, Premier ministre ; et Roberto Morales Ojeda, secrétaire à l’organisation du Comité central du Parti.
Concernant les nombreuses manifestations de soutien qui ont lieu ces jours-ci sur l’île, Adler a affirmé que les membres du convoi représentent des millions de personnes. Il s’agit avant tout d’une cause humanitaire, car aucune autre nation au monde ne subit un blocus qui tente d’asphyxier Cuba, a-t-il déclaré. « Ce sont nos cœurs qui nous unissent », a-t-il conclu.
Deuxièmement, « nous sommes ici pour défendre une idée, un exemple, un projet concret qui représente Cuba et les acquis de sa révolution ». Et troisièmement, « pour lutter contre les politiques génocidaires du gouvernement des États-Unis ».
Puis, à leur retour dans leurs pays, ils auront, a-t-il souligné, une tâche plus importante : « réfuter les manœuvres médiatiques et défendre la vérité » concernant la plus grande des Antilles, diffusée par ceux pour qui « l’amitié, l’amour et la solidarité internationale sont des crimes ».
De son côté, Manolo de los Santos, directeur exécutif du Forum populaire, a déclaré que la nation caribéenne « nous a donné la plus grande leçon, non seulement en matière de résilience et de résistance, mais aussi en nous montrant ce que signifie créer une véritable alternative aux horreurs du capitalisme et de l’impérialisme. Merci, Cuba, de nous avoir appris à lutter, à croire en nos propres efforts pour changer le monde. »
Il a ajouté que « cet effort représente l’amour, la solidarité et l’activisme de millions d’êtres humains qui refusent de tourner le dos au peuple cubain. »

De los Santos a condamné le blocus imposé à l’île caribéenne depuis plus de six décennies et a affirmé que « priver un peuple de son droit à la vie, à la paix, au carburant, à entretenir des relations normales avec le reste de la planète, n’est rien d’autre qu’un acte de génocide ; par conséquent, il est de notre devoir d’aller à Cuba pour distribuer une aide solidaire. »
Ils se battent aussi parce que « le monde a besoin d’une Cuba solidaire, celle qui envoie ses meilleurs fils et filles dans les coins les plus reculés de la planète, comme médecins et enseignants », a-t-il déclaré.
De même, il a assuré que ce ne serait pas la dernière manifestation de solidarité, car « nous avons entendu et rencontré un peuple qui ne renoncera pas, qui est prêt à donner sa vie pour l’humanité et pour sa propre défense ».
Bianca Borges, présidente de l’Union nationale des étudiants du Brésil, a déclaré que lors de cette réunion, « les drapeaux de la solidarité, de l’anti-impérialisme, de l’espoir et de la souveraineté de la résistance à ceux qui veulent nous dominer » ont été hissés plus haut.
De même, cela signifie que « l’espoir d’une Amérique latine juste, intégrée et non discriminatoire renaît, une Amérique latine qui ne veut pas être une colonie d’un empire, mais une puissance latino-américaine à part entière (…) pour que ce changement soit possible, la solidarité avec Cuba, qui subit une agression impériale, et la lutte contre le blocus sont fondamentales. »
Par ailleurs, Fernando González Llort, Héros de la République et président de l’ICAP, a souligné que « nous ne renoncerons en aucun cas à la défense des justes causes du peuple ni à notre aspiration à continuer de promouvoir la solidarité, l’internationalisme et la collaboration, qui ont été les piliers de notre politique étrangère ».
Aux membres du convoi, il a déclaré : « Vous êtes l’humanité solidaire, qui refuse le blocus comme une fatalité, qui s’organise, se mobilise, voyage, s’unit. Vous représentez la certitude qu’aucun siège impérial ne pourra jamais emprisonner la dignité du peuple, car la Patrie que nous défendons, la Patrie de Martí, de Fidel, de ceux qui sont tombés et de ceux qui résistent, n’est pas une bande de terre assiégée, c’est un fragment d’humanité qui refuse de se rendre. »
Sur les réseaux sociaux, notamment sur X (ex-Twitter), les participants venus du vieux continent ont multiplié les prises de parole, construisant un récit politique commun articulé autour de trois axes : dénonciation du blocus, solidarité internationaliste et légitimation humanitaire de l’action.
Le député européen belge Marc Botenga, membre du convoi, a ainsi évoqué avant son départ une situation qu’il relie directement aux sanctions économiques, appelant à « briser le blocus » et à rétablir des conditions de vie dignes pour la population cubaine. de nombreux messages relayés sur X par des organisations politiques européennes décrivent une « politique d’asphyxie » visant l’île, en particulier sur le plan énergétique, conséquence du durcissement des sanctions sous l’administration américaine actuelle. Au-delà de la dimension humanitaire, les déclarations publiques des participants européens revendiquent explicitement une solidarité politique.
Des figures internationales ayant soutenu ou accompagné l’initiative, comme Jeremy Corbyn ou Pablo Iglesias, ont insisté sur la nécessité de « barrer la route » à ce qu’ils décrivent comme une tentative de recolonisation des Amériques. la flottille constitue un acte de résistance face à « l’impérialisme » et appelant à un élargissement du mouvement de solidarité à l’échelle internationale.
L’initiative est un succès qui a très largement réunis ; Italie avec Potere Al Popol et l’Unione Sindicale di Base, Epagne avec notamment Pablo Iglesisas et les 65 organisations du Movimiento Estatal de Solidaridad con Cuba, Belgique avec Marc Botenga eurodéputé PTB, en France avec des parlementaires ou responsables de la France Insoumise et du PCF. Des personnalités comme Jeremy Corbyn ou Greta thunberg ont également participé.
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