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Accueil articles 2-lutte des classes et renaissance communiste

Fin de vie, suicide assisté, euthanasie : un débat sous la pression réactionnaire et de l’exterministe du système capitaliste

27 février 2026
Temps de lecture9 mins de lecture
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Le 25 février 2026, l’Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture, par 299 voix pour et 226 contre, une proposition de loi instaurant un « droit à l’aide à mourir » en France. Ce texte, qui devra désormais être examiné par le Sénat, marque une étape décisive dans un débat qui agite la société française depuis des décennies. Pourtant, derrière les arguments philosophiques, juridiques et médicaux, se dessine une réalité plus large : celle d’un système capitaliste qui façonne les conditions mêmes de la fin de vie, entre précarité, isolement, et marchandisation du soin.

un débat de société à la croisée des enjeux éthiques et matériels

Pour éclairer ce débat sous un angle progressiste et matérialiste, Initiative Communiste propose un dossier spécial, rassemblant cinq contributions qui interrogent les enjeux de classe, les contradictions du système de santé, et les risques d’une légalisation de l’aide à mourir dans un contexte de déshumanisation croissante.

Le 25 février 2026, les députés ont donc adopté un texte qui instaure un « droit à l’aide à mourir », sous la forme d’un suicide assisté (auto-administration d’une substance létale) ou, exceptionnellement, d’une euthanasie (administration par un soignant en cas d’incapacité physique du patient). Plusieurs points méritent d’être soulignés :

  • L’auto-administration comme règle : Le texte rétablit la primauté de l’auto-administration, avec possibilité d’intervention d’un médecin ou d’un infirmier uniquement si le patient est physiquement incapable de réaliser le geste. Cette précision vise à rassurer les professionnels de santé, nombreux à s’inquiéter d’une possible dérive vers une euthanasie
  • Des garde-fous juridiques : La loi prévoit des peines pour toute personne tentant d’empêcher l’accès à l’aide à mourir, ou exerçant des pressions sur un patient pour qu’il y recoure. Ces mesures visent à encadrer strictement la pratique, mais soulèvent des questions sur leur application concrète
  • Un débat toujours clivant : Le vote a été serré (299 pour, 226 contre), reflétant les divisions persistantes au sein de la classe politique et de la société. Le texte devra désormais être examiné par le Sénat, où il risque d’être profondément remanié, voire vidé de sa substance

Le risque d’une société qui abandonne ses malades : au regard d’un système capitaliste qui fait pression sur la société pour écarter les plus fragiles, nombreux sont ceux qui soulignent que, dans un contexte de restrictions budgétaires et de pression sur les dépenses de santé, le suicide assisté pourrait devenir une « solution » qui n’est en définitive que l’impasse d’une absence d’alternative pour les personnes malades, âgées ou handicapées, faute d’alternatives dignes.

Le Sénat, qui avait rejeté le texte en janvier, devra à nouveau l’examiner en avril. En cas de désaccord persistant, le gouvernement pourrait donner le dernier mot à l’Assemblée, mais le calendrier reste incertain.

regards matérialistes pour une réflexion critique progressiste

Dans un texte récent, Georges Gastaud rappelle que le débat sur la fin de vie ne saurait se réduire à une opposition entre progressistes et conservateurs. D’un point de vue matérialiste et communiste, il souligne que la question de l’euthanasie et du suicide assisté doit être replacée dans le contexte d’une société où la dignité humaine est constamment menacée par la logique du profit. Le respect de la liberté individuelle ne peut occulter la responsabilité collective : celle d’une société qui, par son organisation même, pousse des milliers de personnes à souhaiter abréger leur vie, faute de soins, d’accompagnement, ou de perspectives d’émancipation.

Réfléchir au débat sur la difficile question de la fin de vie : Cet article revient sur les deux propositions de loi examinées depuis mai 2025 : l’une, consensuelle, sur le renforcement des soins palliatifs ; l’autre, plus controversée, sur la légalisation de l’aide à mourir. L’auteur y souligne l’urgence d’une réflexion progressiste, capable de dépasser les clivages moraux pour interroger les conditions matérielles qui rendent la fin de vie si douloureuse pour tant de personnes. La question n’est pas seulement de savoir si l’on doit ou non légaliser l’aide à mourir, mais de comprendre pourquoi, dans une société aussi riche que la nôtre, tant de vies se terminent dans la souffrance et l’isolement.

Le philosophe marxiste Georges Gastaud avait déjà travaillé pour Initiative Communiste cette question anthropologique profonde dans un texte plus ancien mais toujours d’actualité, insiste sur la nécessité d’un débat public approfondi, refusant à la fois le moralisme et le libéralisme individualiste. Il rappelle que la fin de vie est un enjeu de solidarité, et que toute législation doit garantir l’accès universel à des soins palliatifs de qualité, sans quoi le « droit à mourir » risque de devenir un « devoir de mourir » pour les plus vulnérables.

Dans une analyse plus philosophique Georges Gastaud analyse avec l’article « Nietzsche, nihilisme, l’exterminisme : mépris de classe à méprise de classe«  les liens entre le nihilisme contemporain, l’idéologie capitaliste et la dévalorisation de la vie humaine. Il montre comment le mépris de classe, qui pousse à considérer certaines vies comme moins dignes d’être vécues, peut conduire à une acceptation sociale de l’euthanasie comme solution aux problèmes économiques et sociaux. Le texte dénonce une vision utilitariste de l’existence, où la performance et l’efficacité priment sur la solidarité et la dignité. En s’appuyant sur Epicure et la tradition matérialiste, le philosophe rappelle que la vie, aussi fragile soit-elle, est une valeur en soi qui doit mobiliser les solidarités collectives.

le dossier spécial Fin de vie, suicide assisté, euthanasie d’Initiative Communiste, avec le philosophe Georges Gastaud

Euthanasie, suicide assisté… et société capitaliste
Réfléchir au débat sur la difficile question de la fin de vie [débat]
Débat – À propos des « fins de vie »
Nietzsche le nihilisme et l’exterminisme. Du mépris de classe à la méprise de classe. par Georges Gastaud

Comme le soulignent plusieurs des textes du dossier, la légalisation de l’aide à mourir ne saurait être dissociée des conditions matérielles dans lesquelles elle s’inscrit. Dans un système où les soins palliatifs sont sous-financés, où les personnes âgées et handicapées sont souvent abandonnées à leur sort, et où la logique de rentabilité prime sur la dignité humaine, le « droit à mourir » pourrait bien se muer en « devoir de mourir » pour les plus précaires. Plusieurs études, citées par la Fondation pour l’innovation politique, montrent d’ailleurs que la légalisation de l’euthanasie ou du suicide assisté peut conduire à des économies substantielles pour les systèmes de santé, au risque de banaliser la mort comme solution aux coûts sociaux

Soins palliatifs en France : un droit sur le papier, un désastre sur le terrain, les terribles conséquences de l’euro austérité étranglant l’hôpital public

En 1999, la France se dotait d’une loi historique : le droit d’accès aux soins palliatifs pour toute personne en fin de vie. Depuis, les textes se sont multipliés, les plans nationaux se sont succédé (le cinquième est en cours pour 2021-2024), et l’offre de soins palliatifs a objectivement progressé. Entre 1999 et 2019, le nombre d’unités de soins palliatifs (USP) a été multiplié par trois, et celui des équipes mobiles de soins palliatifs (EMSP) par cinq. En 2025, on compte 168 USP (contre 171 en 2021) pour 1 960 lits, et 424 EMSP. Pourtant, ces chiffres masquent une réalité cruelle : malgré les avancées législatives, l’accès aux soins palliatifs reste profondément inégal, sous-financé, et souvent inexistant pour des milliers de malades.

L’austérité européenne et la crise de l’hôpital public : un étau mortel

Depuis les années 1990 et le traité de Maastrich suivant l’Acte unique, l’hôpital public français est étranglé par les politiques d’austérité imposées par les traités européens et les gouvernements successifs. Les budgets sont gelés, les lits ferment, les effectifs soignants s’épuisent. En 2025, la Fédération hospitalière de France (FHF) dénonce un « plan d’économies déguisé » et alerte : les soins palliatifs, comme la psychiatrie ou la cancérologie, sont parmi les premiers touchés par les restrictions budgétaires. Résultat : malgré les annonces, les moyens manquent cruellement. La Cour des comptes elle-même souligne que seulement 48 % des besoins en soins palliatifs sont couverts, et que les disparités territoriales persistent, notamment pour les soins à domicile et en EHPAD

21 département sans unité de soins palliatifs

En 2025, entre 19 et 21 départements français ne disposent toujours d’aucune unité de soins palliatifs : parmi eux, les Ardennes, les Pyrénées-Orientales, la Corrèze, et bien d’autres. Dans ces territoires, les malades en fin de vie sont pris en charge par des équipes mobiles ou, plus souvent, dans des services non spécialisés, où l’expertise et les moyens font défaut. « Certains soins ne pourront pas être faits et l’expertise ne sera pas forcément bonne », témoignait dans la presse un médecin d’une EMSP dans l’Indre Pire : deux tiers des Français n’ont pas accès à des soins palliatifs adaptés, et seulement 30 % des patients qui en ont besoin peuvent en bénéficier. Pour les patients, cette situation se traduit par des parcours de fin de vie indignes. Faute de lits spécialisés, de nombreux malades meurent dans des services non adaptés, sans accompagnement suffisant contre la douleur ou la détresse psychologique. Les proches, souvent livrés à eux-mêmes, subissent une charge émotionnelle et physique écrasante. Les associations, déjà sous-financées, tentent de pallier les manques, mais leurs moyens fondent sous l’effet des coupes budgétaires imposées par Bruxelles et l’OTAN. Si l’Union Européenne vient d’ordonner que les états financent à nouveau 90 milliards d’euros de budget supplémentaire de guerre pour Kiev en 2026, les économistes de l’OFCE rappellent que sous l’ordre austéritaire du traité de Maastricht et de la procédure de déficit excessif, cela se traduit par une facture de plus 40 milliards de coupes budgétaires – notamment dans la santé – à régler par la France des Travailleurs pour équilibrer les comptes.

Pour une approche progressiste et solidaire

Le débat sur la fin de vie ne peut se réduire à une question de liberté individuelle. Il doit être l’occasion d’interroger les conditions dans lesquelles nous vivons, et surtout, dans lesquelles nous mourons. Les contributions rassemblées dans ce dossier rappellent avec force que toute législation sur l’aide à mourir doit s’accompagner d’un renforcement des soins palliatifs, d’une lutte contre l’isolement et la précarité, et d’une remise en cause des logiques capitalistes qui dévalorisent la vie humaine dès lors qu’elle n’est plus « utile », c’est à dire profitable à la classe capitaliste pour extraire de la plus value.

Alors que le texte adopté par l’Assemblée nationale s’apprête à être examiné par le Sénat, il est plus que jamais nécessaire de porter une voix progressiste, matérialiste, et solidaire – une voix franchement communiste qui refuse à la fois le moralisme conservateur et le libéralisme individualiste, pour défendre une société où chacun pourrait vivre, et mourir, dans la dignité.

JBC pour www.initiative-communiste.fr

Tags: exterminismefin de vieGeorges Gastaudphilosophieprogressisteréactionnairesoins palliatifssuicide assistéVIe
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