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Accueil articles 4-EUROPE: en sortir, s'en sortir !

De quel capitalisme, la marchandisation de l’éducation est-elle le nom ? 

16 février 2026
Temps de lecture26 mins de lecture
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Jean-François Dejours, membre de la Commission éduaction du PRCF, professeur de philosophie retraité et syndicaliste enseignant propose une analyse en profondeur des objectifs délétères du capital européen dans son entreprise de destruction du service publique d’éducation.

Cette analyse détaillée et argumentée avec précision démontre combien il est nécessaire de sortir de l’UE et de ses critères de convergence et de stabilité pour préserver le service publique d’enseignement des appétits obscurantistes et vénaux du marché.

Nous souhaitons que chaque défenseur de l’école public et de l’idéal émancipateur issu des Lumières se saissise de se travail permattant d’outiller les luttes contre la marchandisation de l’école moteur, accélérateur des inégalités et de l’obscurantisme, de la dissolution de l’idéal républicain et donc de la fascisation.

Initiative-communiste.fr publie ici la première partie de cette analyse précédée d’une présentation. Une seconde partie abordant spécifiquement le poids des monopoles numériques et de l’IA sera publiées dans une semaine.

Retour sur 4 décennies d’offensives marchandes contre l’école  

Présentation du propos 

Le processus de marchandisation de l’éducation – et plus globalement, l’émergence d’une « économie de la connaissance » – s’inscrit dans le contexte économique général du « néolibéralisme » des années 80. Son coup d’envoi officiel en France sera donné par le conseil européen de mars 2000, réunissant les chefs d’Etat à Lisbonne. L’un des objectifs de cet agenda politique et économique de l’UE, sera de  faire de l’Union européenne le  leader mondial de « l’économie de la connaissance ». Ce « processus » – dit de Lisbonne – donnera lieu à une première offensive marchande visant à substituer aux « savoirs » – sanctionnés par des diplômes d’Etat gratuits – un marché des « compétences » payant et externalisé, à l’instar des certifications en anglais type TOEIC ou TOEFL. La seconde offensive beaucoup plus intrusive, s’enchâsse dans l’économie globale du numérique. Elle s’immisce – à chaque « clic »… – dans tous les interstices de notre vie privée, sociale et professionnelle, n’épargnant ni la culture en général, ni l’éducation en particulier. Le secteur privé y règne en maître : logiciels Microsoft, réseaux internet payants, intelligence artificielle, promotion gouvernementale de l’EdTech… Il conviendra donc de détailler ces deux vagues simultanées et cumulatives de la marchandisation de l’éducation, à travers un processus en pleine phase d’accélération. 

Reste à dire un mot de ce « néolibéralisme », constituant le cadre économique & politique de cette offensive marchande globale. Son mode opératoire est désormais bien connu : 1) attaque en règle contre l’Etat-providence (en France : sécu, smic, retraites, services publics,  droit du travail), 2) austérité budgétaire (lutte tous-azimuts contre les dépenses publiques associée à la baisse de la fiscalité sur le revenu du capital) et 3) autoritarisme politique musclé, pour contenir la colère populaire (charge aux extrêmes-droites, de la dévoyer vers des bouc-émissaires…)*. On devine alors que l’idéal républicain d’une école publique, gratuite et émancipatrice, ne fera plus partie des priorités de ce nouveau modèle économique, modèle qui sera également au cœur de la construction européenne, sous le vernis peu convaincant d’une « économie sociale (et durable) de marché »… Aussi, ce « nouveau » visage du capitalisme financiarisé, favorable aux grands monopoles prélevant un lourd tribut sur le reste du monde… est-il en train de détrôner les  Etats (signe d’un techno-féodalisme ?) ou rejoue-t-il une montée aux extrêmes entre des impérialismes rivaux, dont les auteurs du tout début du XXe siècle – dont  un certain Lénine… – avaient prédit la dimension ultra-réactionnaire et intrinsèquement belliqueuse ? 

(*) On peut considérer les années 70 comme marquant le coup d’envoi de cette triple offensive autoritaire & néolibérale, la dictature de Pinochet au Chili (suite au coup d’Etat de 1973 soutenu par la CIA) offrant aux Chicago Boys, un laboratoire grandeur nature.  

1ere étape : fabriquer une économie (européenne & mondiale) de la connaissance. Du savoir aux compétences… 

1.1 Une demande des industriels européens (au tournant des années 80-90) :

     De l’aveu même de Jacques Delors en 1993, alors président de la commission européenne  : « Les dirigeants de l’ERT ont été à l’avant garde du soutien à  mon idée ». Affirmation qui pourrait surprendre, de la part d’un ancien syndicaliste CFDT devenu socialiste… Car l’ERT (European Round Table for Industry, ou Table ronde européenne des industriels, créée en 1983) est un des plus puissants lobbies patronaux. « Pour bâtir l’Europe – explique François Ruffin -,  M. Delors a noué une alliance avec ce groupe de pression, qui rassemble quarante-cinq capitaines d’industrie, les présidents-directeurs généraux de Total, Nestlé, Renault, Siemens, etc. L’architecte du marché unique (J. Delors) poursuit ses confidences : «Donc, ce que j’ai fait en 1984, c’est de rechercher un consensus par défaut avec les gouvernements qui refusaient tout sauf cette idée d’un grand marché et d’obtenir un consensus par enthousiasme des industriels. »  (1).  Or, si « l’enthousiasme » de l’ERT consiste à promouvoir la compétitivité industrielle et l’attractivité économique de l’UE, il en est tout autrement pour l’ONG Corporate Europe Observatory (spécialisée dans l’observation du lobbying des grandes entreprises et de leur influence dans l’élaboration des politiques européennes). En clair, l’ERT milite surtout pour la création d’un grand marché incluant la privatisation des services publiques, dont l’éducation. Ainsi en 1999, lors d’une visite dans les locaux bruxellois de cette officine pour un reportage(2), le journaliste belge Gérard de Sélys nous révélait les multiples dossiers de ce lobby patronal en matière d’éducation : « Education et compétences en Europe (1989)», « Investir dans l’éducation », « Construire les autoroutes de l’information (1994)», etc. Or, il ne s’agissait pas seulement de travaux purement théoriques. François Cornelius, alors président du groupe de travail « éducation » au sein de l’ERT (ainsi que patron de  Petrofina) mènera durant les années 90 – avec le groupe IBM Belgium-Luxembourg –  des expériences dans plusieurs écoles en Wallonie, comme le documente le reportage cité ci-dessus (en note 2). Il serait donc naïf de croire que le marché européen a attendu le XXIe siècle pour tourner ses appétits vers l’éducation, intérêt largement stimulé par la concurrence venue d’outre-atlantique…

1.2 La Commission européenne : courroie de transmission de l’ERT (années 90 à 2000) :

     Quant à l’influence effective de ce « lobby pas comme les autres » (3), il remonte à ses origines, répondant quasiment à une commande politique. Etienne Davignon (commissaire à l’industrie) et Pehr Gyllenhammar (PDG de Volvo) en seront les artisans, ce dernier étant favorable à l’instauration d’un dialogue direct à l’américaine entre les responsables politiques fédéraux et les grands patrons de multinationales. Aussi, depuis sa création, chaque rapport de l’ERT est presque aussitôt suivi d’un Livre blanc de la Commission européenne exprimant les mêmes recommandations, quand ce n’est pas un rapport de l’OCDE, ou d’un ancien président de la Banque centrale européenne, comme le rapport Draghi remis à Ursula von der Leyen en septembre 2024… L’enquête menée en 1998 par  Gérald de Sélys en donne quelques exemples, scrupuleusement recensés avec l’aide de Nico Hirtt, dans le « Tableau noir »(4). Ainsi en février 1995, l’ERT publie un nouveau rapport « Une éducation européenne – vers une société qui apprend », dans lequel on peut lire que « le monde de l’éducation semble ne pas bien percevoir le profil des collaborateurs nécessaires à l’industrie » alors que « l’éducation doit être considérée comme un service rendu au monde économique ». Il conviendra donc – conclut ce rapport – d’équiper chaque élève d’un ordinateur afin d’accéder au « marché des logiciels éducatifs », et de développer « l’enseignement à distance » – « du berceau au tombeau » – favorisant « l’auto-apprentissage » (le tout, en dehors du temps de travail, en ce qui concerne la formation des salariés…). En écho, la Commission européenne publie la même année, un Livre blanc de « recommandations » (car la politique éducative relève – du moins en théorie – de la seule compétence des Etats) : « Enseigner et apprendre, vers la société cognitive ». Précisons qu’ Edith Cresson – ex-ministre socialiste – est alors commissaire à l’éducation. Citons le texte :  « Le rapport de la table ronde (ERT)… a insisté sur la nécessité d’une formation polyvalente incitant à « apprendre à apprendre » tout au long de la vie. La Commission a insisté sur la nécessité d’un encouragement à la production européenne de logiciels éducatifs. » et la Commission de compléter avec zèle la stratégie de l’ERT : « Le présent Livre blanc suggère d’expérimenter une troisième voie qui consiste à reconnaître des compétences partielles à partir d’un système d’accréditation fiable. L’individu doit pouvoir faire valider des compétences indépendamment du fait qu’il passe ou non par une formation diplômante». On remarque au passage le contournement du « diplôme » en ce qu’il reste un monopole d’Etat,  et dans la foulée, le contournement des systèmes éducatifs publics. L’OCDE (cf. note 4) qui connaît le poids de ce marché juteux… enfoncera le clou un an plus tard : « L’apprentissage à vie ne saurait se fonder sur la présence permanente d’enseignants », afin de pouvoir être proposé à des « prestataires de services éducatifs. La technologie crée, ce qui est une première, un marché mondial dans le secteur de la formation. ». Et de conclure : « dans certains pays, il semble que les enseignants encourent réellement le risque d’être les laissés-pour-compte… », entendez, ils perdront leur emploi. L’idée de se délester de cet affreux monopole public que représente l’éducation nationale – tant de ses diplômes sanctionnant des savoirs inadaptés au monde de l’entreprise, que de ses enseignants réfractaires aux innovations – n’est donc pas une nouveauté. Les intentions du marché – et hélas de nos dirigeants européens – sont connues de longue date. Reste à trouver la bonne opportunité technologique…         

1.3 La stratégie de Lisbonne (lancée en 2000) et ses effets en cascade dans l’éducation : 

     Réunis à Lisbonne en mars 2000, les 15 chefs d’Etat de l’Europe d’alors, siègent au sein du « Conseil européen » afin d’établir l’agenda politique et économique de l’UE pour la décennie à venir. L’un des objectifs sera de faire de l’UE « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d’ici 2010 ». On retrouvera cette préoccupation dans l’agenda « Europe 2020 » pour la décennie suivante (pour « une croissance intelligente : développer une économie fondée sur la connaissance et l’innovation »), avec cependant une nette révision à la baisse des ambitions, mettant l’accent sur « l’agenda numérique » (développement du haut débit pour les entreprises et les particuliers), et l’augmentation du taux d’emploi des 20-64 ans (la retraite à 60 ans ne faisant pas partie des priorités européennes qui visent un taux d’emploi pour cette tranche d’âge de 75%), le tout dans une « économie sociale de marché (devenue verte et) durable ». On verra néanmoins que les correspondances entre les « documents d’experts » de l’ERT (5) consultables sur leur site, et les politiques européennes, resteront une constante. L’achèvement du marché unique sera jusqu’à aujourd’hui, au cœur de leurs préoccupations… et de celles de Mario Draghi dans son fameux rapport de 2024. C’est néanmoins vers l’IA et le numérique que vont se tourner leurs appétits, laissant espérer des gains de productivité considérables, et ce bien au-delà de l’éducation.

     Mais les réformes du système éducatif vont se poursuivre. Notre hypothèse est qu’elles vont être pilotées par le haut, c’est à dire à partir des réformes de l’enseignement supérieur. A la fin des années 90, un large processus d’harmonisation des formations universitaires en Europe – et au delà – sera au cœur du « processus de Bologne », lancé  conjointement par les ministres de l’éducation (Claude Allègre pour la France) et les recteurs d’universités. Citons quelques étapes de ce processus. La généralisation du système LMD (licence, master, doctorat) initié en 2002 avec la semestrialisation ; ou encore, les crédits européens ECTS des programmes Erasmus permettant la convertibilité des diplômes au sein de l’UE. Puis viendra le grand moment de la loi LRU (2007), marquant l’autonomie financière des universités, désormais en compétition internationale pour les meilleurs classements (type Shanghai). L’économiste Geneviève Azam faisait remarquer à l’occasion d’une conférence contre la loi LRU en 2009 (6) que cette logique marchande aboutirait à terme à deux conséquences : 1) la libéralisation des frais d’inscription (pour les étudiants étrangers dans un 1er temps), 2) la possibilité pour les universités de choisir leurs étudiants. Dix ans après, ce sera chose faite avec Parcoursup ! La dernière réforme du lycée dite Vidal-Blanquer (2018-2021), a été mise en œuvre d’en haut, c’est à dire sous l’angle de l’orientation des lycéens vers le supérieur. Puis, par effet de cascade, il s’est ensuivi la réforme du baccalauréat, et enfin celle du lycée. On aurait pu s’attendre à l’inverse, à savoir un pilotage de la réforme du bac à partir d’une réforme du lycée. Et bien non. Du coup, si les lycéens choisissent leur orientation à travers Parcoursup, ils choisissent en définitive… ceux qui les choisiront. Le lycée Blanquer s’engagera également vers un alignement sur des standards européens : contrôle continu à l’allemande, formation à la carte à l’anglaise, grand oral à l’italienne et en prime : une « french touch » avec la philo.  Mais ce lycée à la carte reproduit, bon an mal an, les anciennes filières et leurs travers sociologiques et genrés. Au final, le bac Blanquer partiellement en contrôle continu, vaut ce que vaut le lycée dans lequel on le passe. Un vrai progrès pour l’égalité des chances ! Heureusement que le marché propose du soutien scolaire payant et défiscalisé, marché désormais libre de circulation (depuis le traité de Rome, 1957) ; et que – victoire notoire de l’UE devant l’OMC à propos de l’accord général sur le commerce des services (AGCS 1994) –  l’enseignement à distance est un… service !   

1.4 Un processus de marchandisation encore partielle : 

     Dans sa conférence à Toulouse déjà citée (note 6), Geneviève Azam – après un rappel salutaire du rôle de l’ERT dans le processus de Lisbonne – expose la différence fondamentale entre un bien économique (une marchandise) et le savoir. Si le premier peut faire l’objet d’un échange – supposant qu’il soit soustrait ou débité, contre une compensation financière – le second, à mesure qu’il s’échange, ne se soustrait pas mais s’additionne, enrichissant de concert, l’enseignant et l’enseigné. Bref, le savoir n’est pas, et ne sera jamais une marchandise. Il fallait donc lui substituer autre chose. Ce fût le rôle des compétences, échappant aux monopoles éducatifs publics, faisant l’objet d’une certification payante et directement convertible en terme d’employabilité, sur le marché du travail. Problème : les compétences semblent condamnées à évaluer des tâches simples, souligne la spécialiste en sciences de l’éducation Monique Linard (cf. note 2), alors que les tâches complexes – indispensables aux emplois qualifiés – supposent la mobilisation de méta-compétences (compétences complexes désignant l’aptitude à mobiliser à bon escient, des compétences plus simples), elles-mêmes très difficiles à évaluer. Quant à la formation à distance, souligne Philippe Mérieu (également versé dans les sciences de l’éducation, cf. note 2), elle butte sur une limite anthropologique, faute de construire une authentique relation dialoguée d’homme à homme, au cœur de la transmission culturelle propre à notre espèce.   

     Néanmoins, l’introduction dans le système éducatif de l’évaluation par compétences a marqué des points conséquents, à commencer par son intégration au sein même de l’éducation nationale. Pour illustrer le propos,  retenons deux dispositifs majeurs d’évaluation par compétences , l’un dans le domaine du numérique (PIX), et l’autre dans le domaine des langues vivantes (CECRL). Généralisée à la rentrée 2020, après quatre années d’expérimentation, PIX est une certification en compétences numériques devenue obligatoire pour les élèves de 3e et de Terminale. La plate-forme publique Pix.fr permet une formation pour l’instant gratuite, depuis la classe de 5e et « tout au long de la vie »… Les évaluations nationales (en France et en Belgique francophone pour l’heure) sont bien évidemment compatibles avec le cadre européen des compétences numériques (DigComp créé en 2013 par la Commission européenne). Elles sont donc un gage d’employabilité. Idem pour le cadre européen commun de référence pour les langues (CECR ou  CECRL) dont la version définitive remonte à 2001. Constitué de 6 niveaux (A1, A2, B1… C2), il organise désormais l’évaluation des langues vivantes en France via le code de l’éducation, visant le niveau A1 à la fin du primaire. Une grille d’équivalence permet de le décliner selon les différents tests payants qui dominent le marché,  dont le fameux TOEIC (orienté vers un usage professionnel de l’anglais, de niveau C1 pour les diplômes d’ingénieur)  et le TOEFL (orienté vers un usage académique pour suivre un cursus universitaire anglophone). Ces tests sont payants (+/- 200 euros) et le plus souvent, d’une durée de vie limitée à 2 ou 3 ans… On ne sera pas surpris de constater que les champs de compétences ainsi évaluées, répondent scrupuleusement aux besoins… du marché.   

2e étape : l’économie de la connaissance rattrapée (et boostée) par le grand marché du numérique. Un marché de l’éducation sans, voire contre les profs… mais avec l’IA et les géants de la Tech : 

            2.1 Une (nouvelle) commande des industriels européens : 

     Là encore, partons des projets des multinationales européennes et de leurs fameux « documents d’experts », consultables sur le site de l’ERT (7). Rappelons que ce puissant lobby patronal est un historique de la construction européenne. François Chartier déjà cité, nous rappelle la concomitance entre le coup d’envoi politique de la construction du marché unique en 1985, et la demande pressante de l’ERT. Si la première relève bien de Jacques Delors alors président de la commission européenne, la seconde émane de Wisse Dekker – patron de Philips – dont l’agenda « Europe 90 » inspirera le Livre blanc du commissaire à l’industrie Cockfield. Or, ce Livre blanc servira de base à l’Acte Unique Européen de 1986, dont le Traité de Maastricht sera l’aboutissement en 1992. « Evidemment, ce n’est pas l’ERT qui a fait l’Acte Unique – précise F. Chartier -, mais le projet de Dekker a « convaincu » la commission et celle-ci a pris le relais. Jacques Delors a la paternité politique du marché intérieur, que Dekker en tant qu’industriel ne peut pas avoir. Mais si Jacques Delors et la Commission ont la paternité politique, la paternité « historique » revient à l’ERT et au texte de Dekker»(8). Or, cette construction d’un vaste marché intérieur n’est pas totalement achevée selon l’ERT, comme l’illustre la page d’accueil de son site (sa « home page »). Resterait à mettre en œuvre – et si possible d’ici 2028, car le temps presse si l’on veut rattraper notre retard de compétitivité – les recommandations du rapport Draghi, remis à la Commission en septembre 2024, sous les vivats de l’ERT. Sans surprise, la présidente de la Commission von der Leyen s’empressera d’en faire sa nouvelle boussole, via sa feuille de route 2024-2029 divulguée le 29 janvier 2025. Ce rapport Draghi constate notre retard technologique (dont l’IA, massivement importée des USA), et notre pénurie de compétences appelant un effort de formation et d’attractivité. Le rapport recommande donc une simplification et une convergence des réglementations, un marché unifié des capitaux permettant de capter l’épargne des européens vers l’investissement industriel, l’élargissement du marché intérieur au-delà des 27 (et son corollaire d’une capacité de défense augmentée aux frontières…) ; enfin, cerise sur le gâteau, une généralisation du vote à la majorité qualifiée pour lever les verrous politiques (ce qu’on appelle le « saut fédéral »). Pour boucler la boucle, ce rapport fait écho à celui d’Enrico Letta, désormais président de l’institut… Delors.

     Ajoutons que ces « documents d’experts » de l’ERT (9) demandent avec instance : « la transformation numérique de l’industrie » (juillet 2024), soit le développement d’une économie du numérique en lieu et place d’une économie de la connaissance (Lisbonne 2000), visant le « renforcement des programmes d’éducation et de formation numériques». Quant au but ultime de l’ERT… il s’agit de développer l’IA pour sa promesse de gains de productivité, ce qui annonce en creux un impact conséquent sur le marché du travail, entraînant la disparition de nombreux emplois et la transformation de quasiment tous les autres – le métier d’enseignant ne faisant pas exception. Il faut donc former dès à présent la main d’œuvre de demain, pour la rendre employable et adaptable au marché du travail (cf. par exemple le document d’experts de mars 2025 « exploiter l’IA générative pour  l’avenir industriel de l’UE »). Comme au bon vieux temps des années 90, l’éducation comme le politique, sont au service de l’industrie, selon le credo néolibéral qui inspire dès ses origines, la construction européenne. 

2.2 : L’impérialisme numérique, stade suprême du capitalisme des GAFAM : 

     Deux autres acteurs économiques jouent un rôle majeur dans cette histoire. Les leaders californiens de la Tech qui écrasent la partie, mais depuis quelques années, un écosystème public-privé de startups organisées  autour de l’Alliance  européenne Edtch (l’EEA) créée en 2019, dont Edtech France (depuis 2018) qui fera l’objet de la partie suivante. Pourquoi néanmoins parler ici d’impérialisme, plutôt que de « néo » ou  de « techno » « féodalisme », comme c’est devenu à la mode ? Les représailles américaines de décembre dernier contre l’ancien commissaire européen Thierry Breton, désormais privé avec 4 autres responsables européens de visa pour les Etats-Unis, nous rappelle combien les Etats fédéraux décident des rapports de force qui structurent le marché. Derrière les « seigneurs » américains de la Tech et leurs « fiefs » numériques, il y a bel et bien la puissance économique, juridique et si besoin… militaire étatique, selon un accord liant les intérêts de l’Etat le plus endetté du monde, et ceux  du Capital. Mais tout cela mérite débat, et nous y reviendrons. Or, face à ces géants du numérique, la législation européenne (dont le DSA pour Digital Services Act, censé contrôler les grandes plates-formes depuis 2023) peine à s’appliquer. Nul doute que les sanctions arbitraires contre un ex-commissaire incarnant la volonté politique européenne de résister aux pressions d’un Elon Musk – et son réseau social X (ex twitter) – tempéreront les ardeurs de l’UE. Ironie du sort, la volonté de protéger l’espace numérique européen contre les ingérences étrangères, trouve une de ses motivations  dans le souhait de contrôler les médias russes depuis la guerre en Ukraine – interdiction des chaînes d’information russes dès février 2022 -, avec le soutien actif de… Thierry Breton. Quant à notre souveraineté numérique, et malgré les protestations de l’eurodéputé Raphaël Glucksmann déclarant sur X « nous ne sommes pas une colonie des Etats-Unis ! », elle devra faire avec les exigences américaines. Impérialisme donc, puisque la souveraineté – numérique en la matière – des Etats européens est clairement sous la menace, sinon sous le contrôle, d’une puissance étatique étrangère. Mais comme celle-ci n’est ni Russe, ni Chinoise… tout va bien.   

     Pour l’heure, les GAFAM – entendez les géants du Web et de la Big Tech américaine : Google, Apple, Facebook (Meta), Amazon, Microsoft – dominent le marché du numérique européen. Certes, la Chine et la Russie font de la résistance avec des géants nationaux (sous l’acronyme BHATX pour la Chine, dont Alibaba et Huawei). Mais le partage du monde numérique est en voie  d’achèvement. Reste à savoir si l’UE parviendra à créer ses propres géants ou si elle restera une colonie… américaine – ce qui serait un assez bon résumé des enjeux géopolitiques actuels. Or, les GAFAM ont quelques longueurs d’avance, tant sur le plan technologique que financier, sans revenir sur leurs soutiens politiques agissant désormais de manière décomplexée et à visage découvert. La technique du numérique, renforcée par l’IA, suppose à la fois des capacités de stockages gigantesques (Data centers) et une sur-puissance de calcul des ordinateurs. Et en la matière, comme le souligne Evgeny Morozov, la partie est mal engagée. Dans un article récent du Monde Diplomatique (10), cet auteur américain met le doigt sur le rôle majeur des « processus graphiques » GPU, fabriqués par le géant américain des semi-conducteurs Nvidia. Ces puces très onéreuses mais indispensables à l’IA, sont  « conçues à Santa Clara (Californie), fabriquées à Taïwann et immatriculées dans le Delaware » (paradis fiscal de la côte Est). Pas d’IA générative (type ChatGPT) sans une capacité dite d’apprentissage profond (deap learning), rendue possible par ces puces GPU. Pas de centres de données (Data centers) pour « nourrir » l’IA, sans des milliers de ces puces, valant chacune plusieurs dizaines de milliers de dollars. Les GAFAM prévoient, selon ce même article, d’investir quelques 2900 milliards de dollars dans la construction de nouveaux centres d’ici 2028, pour une consommation électrique équivalent à la production de 20 réacteurs nucléaires. Une paille. Ces centres sont évidemment susceptibles d’héberger des données étrangères sous la forme de « nuages » (Clouds), sans pouvoir assurer aux usagers non-américains, la confidentialité de leurs données, comme le reconnaissait le représentant de Microsoft France, alors qu’il était auditionné au Sénat en juin dernier (10). Pour l’heure, les Etats-Unis accueillent près de la moitié des centres de données de la planète et l’usage à l’étranger de leur matériel informatique, même à l’échelle atomique ironise Morozov, expose au risque extravagant de l’extraterritorialité du droit américain, au nom de sa réglementation sur les produits étrangers (FDPR pour Foreign Direct Product Rule), héritée de la guerre froide et renforcée en 2020. Bref, il faudra choisir entre la  souveraineté européenne et la puce Nvidia. Les chinois ont tranché en fabriquant des puces Ascend pour une IA souveraine (à l’instar de DeepSeek), mais nos dirigeants européens s’engagent clairement sur la voie de la servitude. « Bourgeoisie compradore » – ironise encore Morozov en citant Mao – en ce qu’elle choisit de s’enrichir en enrichissant l’empire de l’oncle Sam, au nom d’une souveraineté numérique européenne… made in USA !

2.3 Parachutage de l’IA dans le monde de l’éducation, à l’aire de ChatGPT :

     Au risque de décevoir le lecteur, les champs investis à coup de centaines de milliards par les GAFAM – en attendant que la bulle spéculative de l’IA ne déclenche une nouvelle crise financière… – relèguent l’éducation au rang de second choix, ce qui n’atténue en rien ses pouvoirs de nuisance. Le complexe militaro-industriel d’après guerre, décrit par le président américain Eisenhower (en 1961) comme une menace pour la démocratie, n’a cessé d’enfler. Grâce à la « Big Tech » du numérique et de l’informatique, c’est par la privatisation des grandes infrastructures de l’Etat que se joue désormais la bascule marchande et autoritaire de l’Etat fédéral américain, et ce – précise Francesca Bria – « dans cinq domaines stratégiques : les données personnelles, la monnaie, la défense, les communications par satellites et l’énergie.»(11). Or, ces métastases protéiformes du complexe militaro-industriel, ne gagnent pas seulement la maison mère nord américaine, mais également ses succursales européennes : a) données de santé détenues par Microsoft (France) ou Palantir (Royaume-Uni), b) cryptomonnaies déréglementées dangereusement spéculatives, c) partenariat militaire via l’OTAN (l’armée allemande dépend de la société américaine Anduril, spécialisée dans la défense. Sa platte-forme Lattice est indispensable pour visualiser un terrain d’opération, mais les mises à jour de ces systèmes européens dépendent de la Silicon Valley, cf. note 11), d) privatisation de la production d’électricité (indispensable à l’IA) et e) réseau privé de communication satellite (le Startlink d’Elon Musk) … le compte y est ! 

       Néanmoins, il faut alimenter coûte que coûte, ce nouveau marché de l’IA afin de nous rendre « accrocs à la technologie américaine », selon une stratégie marketing bien rodée (comme pour le tabac, le coca ou les fast-food). Open IA (et Microsoft) ont donc pris tout le monde de vitesse fin 2022, en ouvrant un accès limité mais gratuit, à leur intelligence artificielle conversationnelle Chat GPT-3.1 (on en est actuellement à la version 5, aux nombreuses fonctionnalités payantes), capable de générer du texte, de la parole et des images à la demande des utilisateurs. Bluffant… malgré de nombreuse approximations ou erreurs appelées « hallucinations ». En quelques clics, les salles de classes se sont remplies d’utilisateurs juvéniles, laissant le corps enseignant dans un grand désarroi. Même le programme PIX  semble avoir été pris de vitesse, malgré la promesse d’une charte d’utilisation de l’IA, ce qui ne mange pas de pain. Selon le café pédagogique, le ministère ayant constaté que moins de 20% des enseignants utilisent l’IA – et ce devant un public qui en fait un usage généralisé…-, une formation PIX à l’IA est dans les tuyaux, ainsi qu’un appel à projet de 20 millions d’euros, pour la création dès la rentrée 2026, d’une IA « souveraine, ouverte et évolutive »(12) dédiée aux enseignants. On suppose qu’elle sera aussi « durable » et « éthique »… Nous voilà rassurés. 

2.4 Un processus de marchandisation qui s’accélère : 

     Heureusement, le marché (privé) de l’EdTech est là pour prendre le monde enseignant par la main. Selon un agenda scandaleusement irrespectueux des instances représentatives (dont les syndicats enseignant), le ministère de l’éducation nationale a concocté une « stratégie du numérique pour l’éducation 2023-2027 » (SNE) dévoilée à la presse en janvier 2023, près de 6 mois avant sa présentation devant le Conseil supérieur de l’éducation (mi-juin). Plus inquiétant, tout indique que cette stratégie a été coconstruite avec les startups  de l’EdTech française dès… 2022, comme le documente le SNES (syndicat enseignant majoritaire dans le second degré) dans un article dénonçant l’offensive marchande à l’œuvre  dans le SNE (13). L’EdTech est un lobby français, dédié aux technologies numériques de l’éducation, regroupant plus de 400 entreprises. Créé en 2018, il regroupe des éditeurs, des fonds d’investissement (Educapital créé en 2017), des startups éducatives (comme EvidenceB, YESNYOU, Klaxoon, Ornikar ou OpenClassrooms…), des entreprises et des chercheurs (caution universitaire oblige). Grâce à la crise du Covid, la directrice d’Educapital espèrait ainsi un « saut qualitatif » du marché, franchissant les 500 milliards de dollars en 2025 (14). L’ambition de ce lobby éducatif (15) – derrière une rhétorique soucieuse de l’épanouissement de chacun, respectueuse des données personnelles et de l’environnement… – reste fidèle à l’objectif « d’employabilité » dans le cadre d’une formation « tout au long de la vie ». Une « alliance » européenne élargie  fédère les EdTech nationales (l’EEA). L’ambition de la stratégie de Lisbonne (2000) n’a donc pas été abandonnée, mais cette jeune économie concurrentielle, n’a pas encore eu le temps de constituer ses leaders monopolistiques européens… la concurrence américaine et chinoise veillant au grain.

     Concrètement, le marché se partage entre la formation professionnelle des adultes (YESNYOU pour les langues, on devine laquelle…) et le marché scolaire. Ainsi, la startup EvidenceB propose les programmes « Adaptiv’Math » dans les écoles primaires et « Adaptiv’Langue » dans plusieurs lycées, ce dernier étant dédié à la maîtrise de la langue française. Mais c’est par un marché de 4,7 millions d’euros, précisent encore Cécile Gorré et Nico Hirtt (cf. note 14), que le ministre Pap Ndiaye enclenchera le programme « MIA seconde » fourni par EvidenceB, ciblant le français et les mathématiques dès l’entrée au lycée. Ce programme désormais ouvert à tous via l’ENT, propose « gratuitement » aux enseignants volontaires, son outil numérique « d’adaptative learning », équipé de 7 algorithmes censés individualiser la relation aux « apprenants ». MIA propose également des tutoriels audio ou vidéo réalisés par des professeurs recrutés dans les classes préparatoires scientifiques CPGE (bac+2). L’enseignant voit ainsi son rôle pédagogique, passer de concepteur de contenus, à interface avec l’outil numérique, tout juste bon à signaler aux propriétaires ses dysfonctionnements (16). Lors de la table ronde du 30 novembre de l’Educatech, tous les intervenants – ministère, EdTech, éditeurs – étaient d’accords pour « alléger les tâches » des enseignants. La représentante des éditeurs de l’éducation (cf. note 13)  avouant à cette occasion, que le cœur de son métier d’éditrice était « d’élaborer des cours », tâche « bien trop lourde » pour les enseignants qui, à ses yeux – précise encore le SNES -, ont pour principale mission, de « différencier »… et donc d’assurer l’interface avec l’utilisateur. Alors à quoi bon une formation à bac plus 5 ? 

     Sur le terrain, « MIA seconde » – qui vise d’autres marchés que la France à travers une version anglophone à venir… – risque de recevoir un accueil plutôt tiède, à en croire les témoignages que nous avons glanés. Entre la méfiance professionnelle qu’inspire l’IA, le sentiment de perte de sens du métier (à quoi sert un prof. si on a des écrans intelligents ?), et le manque de temps à y consacrer, EvidenceB peine encore à convaincre. La promesse d’un enseignement « libéré » des tâches ingrates, risque fort de se payer – gains de productivité obligent – par un alourdissement des services : augmentations du nombre d’élèves à encadrer et du temps de travail derrière un écran. Quant aux suppressions d’emplois, elles n’ont pas attendues l’IA. Depuis 20 ans, suite notamment à la purge opérée sous le quinquennat Sarkozy, il manque plusieurs dizaines de milliers d’enseignants pour retrouver un taux d’encadrement comparable à ce qu’il était en 2006 (17). Aussi, cette convergence d’intérêts entre la jeune EdTech et nos politiques d’austérité, annonce une accélération de la marchandisation, qui rêve désormais à voix haute, d’une école numérique hybride (présentiel/distanciel), connectée (à des ressources externalisées), automatisée (adaptative learning via l’IA), à moindre coût (car sans prof ou presque, un coordinateur par discipline devrait suffire aux interfaces…), mais avec une ribambelle d’assistants éducatifs sous-payés et sous-diplômés (car il faudra bien discipliner le public).  

Notes & sources :

Partie I 

  • –1 : François Ruffin, A Bruxelles, les lobbyistes sont « les garants de la démocratie », Monde Diplomatique, juin 2010. https://www.mondediplomatique.fr/2010/06/RUFFIN/19200#tout-en-haut
  • –2 : Francis Gillery, reportage « Le Cartable de Big Brother », diffusé en 1999 (basé en grande partie sur l’enquête du journaliste belge Gérard de Sélys, co-auteur avec Nico Hirtt du livre « Tableau noir » édité en 98) https://youtu.be/DyQooUT9qss?si=9t5jfZEHku-MLPi6
  • –3 : François Chartier,  La table ronde des industriels européens, un lobby pas comme les autres, Recherches internationales, 2003 : https://www.persee.fr/doc/rint_0294-3069_2003_num_70_4_3191
  • –4 : Gérard de Sélys & Nico Hirtt, Tableau noir, résister à la privatisation de l’enseignement, 1998, édition EPO.
  • –5 : Page d’accueil – ERT  https://share.google/dbzB14SMvGgiT8fhQ  
  • –6 : Geneviève Azam,  Du processus de Bologne à la loi LRU, une catastrophe annoncée, texte de la conférence donnée à l’université Toulouse Le Mirail en mars 2009.  (cf. en particulier le chapitre 5). https://www.snesup.fr/sites/default/files/article/documents/theme1-G-Azam-marchandisation-savoir.pdf 

Partie II

  • –7 : https://ert.eu
  • –8 : idem note 3 : p. 69
  • –9 : idem note 7 : « documents d’experts »
  • –10 : Evgeny Morozov,  La souveraineté comme marchandise américaine , Monde Diplomatique, novembre 2025.
  • –11 : Francesca Bria,  Le coup d’état de la tech autoritaire ,  Monde Diplomatique, novembre 2025
  • –12 : Café pédagogique de février 2025 sur l’annonce ministérielle d’un parcours PIX obligatoire sur l’IA, en 4e et en 2de  https://www.cafepedagogique.net/2025/02/13/ia-le-ministere-annonce-une-charte-et-un-parcours-pix-obligatoire-en-4eme-et-2nde/
  • –13 :  site national du SNES https://www.snes.edu/article/la-strategie-du-numerique-pour-leducation-2023-nouvelle-offensive-de-la-marchandisation/
  • –14 : Cécile Gorré & Nico Hirtt, A l’école du capitalisme (Chapitre VI, Les catalyseurs TIC et IA, p.141 & p. 147),  Agone, 2026.
  • –15 : EdTech France https://edtechfrance.fr/association/ affiliée à l’alliance européenne de la EdTech https://www.edtecheurope.org/
  • –16 : site national du SNES https://www.snes.edu/article/mia-seconde-cheval-de-troie-de-lia-dans-nos-metiers/
  • –17 : le SNES estime que depuis 2006, le secondaire public a vu augmenté ses effectifs élèves   de + 105824, tout en perdant sur la même période 29010 enseignants (calculs basés sur les   « Repères et références  statistiques », publiés chaque année par le ministère et en accès libre). A taux d’encadrement égal, c’est donc au moins 30000 postes qui manquent à l’appel (en collèges et lycées publics), dont les postes  supplémentaires permettant d’encadrer les 1058OO nouveaux élèves,.

En attendant la suite :

3e partie : Derrière la logique « féodale » de la rente, un capitalisme impérialiste de « nouvelle » génération ?

  1. 1.Progrés technique, IA et lutte des classes :
  2. 2.Economie du numérique, capitalisme de surveillance et techno-féodalisme :
  3. 2.Techno-dollars et « néo » impérialisme : l’arme de la dette.
Tags: DejoursécolefrexitStratégie de LisbonneUE
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