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Accueil articles 1-PRCF

Prendre appui sur les contradictions du camp capitaliste pour résister et contre-attaquer – résolution du Comité Central du PRCF [11 janvier 2026]

13 janvier 2026
Temps de lecture20 mins de lecture
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Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) – Franchement communiste ! – Résolution du Comité central du 11 janvier 2026

Présentée par Georges Gastaud au nom du Secrétariat national – Adopté à l’unanimité après amendements par le Comité central du 11 janvier

Résumé  Face à l’aventurisme débridé du gangster mondial Trump dans l’« hémisphère occidental » (Venezuela, Cuba socialiste, Colombie, voire Mexique et Brésil !), face à la crispation belliciste antirusse des « élites » euro-atlantiques (UE, Grande-Bretagne et le duo Macron-Merz en tête), face également à la coalition euro-atlantique et anglo-saxonne antirusse et antichinoise visant à briser le commerce mondial et à isoler la Chine et la Russie, le PRCF dénonce plus que jamais l’hégémonisme occidental, ennemi principal des peuples, fauteur de fascisation galopante et de guerre mondiale. Dominé de la tête et des épaules par l’impérialisme états–unien, cet hégémonisme planétaire rejette arrogamment toute idée de monde multipolaire et dénie de plus en plus violemment tout espace sociopolitique aux forces progressistes, voire à toute espèce de pays souverain en France, en Europe et dans le monde.

Les contradictions inter-impérialistes n’en sont pas moins explosives et l’Union européenne, percutée du dedans par le rejet croissant des peuples, du dehors par les provocations répétées de Trump (Groenland, taxes douanières, « guerre culturelle » déclarée…)et par l’écroulement militaire en vue du régime bandériste ukrainien, endure une crise existentielle grave dont elle veut s’extraire par une fuite en avant dans la militarisation générale de l’économie, la fascisation politique, les alliances de moins en moins feutrées avec l’extrême droite, la criminalisation institutionnelle du communisme, la marche à l’Etat fédéral européen recentré autour d’un militarisme allemand de plus en plus dominateur et débridé.

Humiliée publiquement par Trump, méprisée et démantelée par l’UE et par sa gouvernance allemande (cf. la trahison de l’agriculture française via l’adoption du traité UE/Mercosur),dévastée industriellement (délocalisations en cours d’Arcelor, Renault, Valéo, Verrerie d’Arc…), la France est, de plus en plus, le maillon faible du maillon faible euro-atlantique. Face à cette situation, nous, militants franchement communistes, mais aussi syndicalistes de classe et patriotes franchement républicains et antifascistes, portons une responsabilité nationale, voire internationale, pour tenter d’enrayer à temps la marche à la guerre d’anéantissement vers laquelle le capitalisme hyper-réactionnaire de notre époque précipite le monde tout en creusant chez nous le lit de la pire réaction. Stopper ce train fou est certes difficile, mais c’est encore possible ; en effet, notre peuple consent de moins en moins à la domination états-unienne illimitée sur le monde (cf. le rejet massif par les Français de l’enlèvement de Maduro) et à la casse sociale, démocratique et nationale tous azimuts dont la « construction » européenne exacerbée par la Macronie est le nom.

Dans ce contexte très sombre, le PRCF travaille à faire grandir une mobilisation populaire et unitaire très large pour la paix, la solidarité internationale, la souveraineté des peuples et le progrès social, en France, en Europe et dans le monde. Plus que jamais, combinons la lutte pour la reconstruction communiste française et internationaleà l’effort pour faire émerger une Alternative rouge et tricolore axée sur le Frexit progressiste et pour unir les forces politiques, culturelles et sociales qui, à tous niveaux, voudront faire échec à la guerre mondiale, à la casse sociale, au saccage environnemental, à la fascisation politique et à l’asservissement des peuples souverains.

À l’échelle internationale, 

le gangster international Trump et son équipe archi-réactionnaire emmenée par le « contra » anti-cubain Rubio semblent avoir tactiquement (et sans doute, fort provisoirement ?) admis que l’hégémonisme euro-atlantique, si surarmé, russophobe, antipalestinien, sinophobe, anti-cubain, anti-iranien, anti-nord-coréen, anti-bolivarien, fanatiquement anticommuniste et belliqueusement enragé qu’il soit, n’a pas intérêt pour l’heure à passer à l’attaque partout à la fois sur la ligne de faille planétaire qui oppose l’Oncle Sam, flanqué de ses vassaux japonais et germano-européen, à la majorité des pays d’Afrique, d’Amérique et de l’Eurasie. En effet, ces derniers, Axe Pékin-Moscou en tête, voudraient bien contester ou du moins contourner, en prenant appui sur le mouvement international multilatéraliste des BRICS, l’hégémonie mondiale mortifère du dollar, du FMI et du G7 sur l’économie et la politique mondiales. Le danger n’en est que plus grand pour les Palestiniens de Gaza et de la Cisjordanie qui ne cessent de résister et de combattre la génocidaire théocratie fasciste israélienne, pour le peuple iranien, pour les Houthis du Yémen et pour les pays progressistes d’Amérique latine. Le Venezuela bolivarien et, désormais, Cuba socialiste et la Colombie du président socialisant Gustavo Petro sont ouvertement ciblés par Trump et Rubio ; c’est aussi le cas, en seconde instance, du Mexique de Claudia Sheinbaum et du Brésil de Lula. Le slogan trumpiste M.A.G.A. (« rendre l’Amérique de nouveau grande ») signifie en effet de plus en plus clairement, comme le PRCF l’avait signalé dès l’avènement de Trump, non pas un « repli isolationniste » de l’Oncle Sam, mais un « séquençage » au moins momentané de la politique nord-américaine visant d’abord à refaire main basse sur le pétrole vénézuélien, à bloquer commercialement la Chine et la Russie, à annexer dans la foulée le Groenland, le Canada[1] et le canal de Panama, voire à liquider de manière fasciste, forces néo-pinochetistes à l’appui comme au Chili, toute la gauche américaine, y compris la gauche réformiste la moins alignée sur Washington. Quant aux oligarchies latino-américaines, type Machado ou Uribe, elles préfèreront toujours ramper devant le « parrain » yanqui plutôt que d’avoir à subir le risque d’une révolution anti-impérialiste de nature à les marginaliser à domicile.

Pour autant, ce déplacement très partiel et très momentané vers l’Ouest[2] de la politique agressive états-unienne ne signifie nullement un ajournement quelque peu significatif de la marche à la guerre mondiale que l’ordre hégémonique euro-atlantiste porte en lui comme la nuée porte l’orage, guerre nucléaire d’anéantissement potentiellement incluse. Le projet trumpiste est plutôt pour l’hyper-rapace états-unien de faire d’abord le plein des richesses de l’« hémisphère occidental », pétrole vénézuélien en tête, de purger l’« arrière-cour » latino-américaine de l’impérialisme états-unien de toute présence des gauches et des communistes, de soumettre – brutalement s’il le faut ! – les vassaux germano-européens (annexion en vue du Groenland), pour permettre ensuite à l’hégémon yankee ainsi renforcé du monde capitaliste-impérialiste occidental de se projeter toutes serres dehors sur la Chine populaire et sur la Fédération de Russie; sans oublier, chemin faisant, de tenter de liquider les forces anti-impérialistes africaines, du Soudan à l’Afrique occidentale ex-française en passant par la R.D. du Congo. Tout cela avec l’aide zélée du sous-impérialisme français rendu d’autant plus agressif qu’il est plus décadent dans son aire traditionnelle… voire dans l’Hexagone lui-même où, ravagés par la « construction européenne », tous les secteurs d’activité, industrie, agriculture, services publics, protection sociale, culture en voie d’américanisation effrénée, subissent une crise proprement existentielle.

En Europe,

les tentatives trumpistes, non pas de « faire la paix » en Ukraine (car il faudrait pour cela remédier aux causes profondes d’un « conflit par procuration » que Washington, y compris à l’époque de « Trump I », a cyniquement manipulé depuis le démantèlement de l’URSS sous dominance impérialiste), mais d’apaiser momentanément et superficiellement (et encore…) le front russo-otanien pour avoir les mains libres contre Pékin et/ou contre l’Amérique latine, n’en déclenchent pas moins un vent de panique politique en Europe. Les Ursula von der Leyen (UE), Merz (Allemagne), Starmer (Grande-Bretagne), ainsi que leur petit soldat non pas « français » mais « postnational » Macron, redoutent avant tout non pas la perspective d’une guerre nucléaire virtuellement suicidaire avec Moscou, mais la catastrophe politique qui frapperait les oligarques européens si leur projet de guerre antirusse était reporté ne serait-ce que de quelques années après avoir subi un coup d’arrêt tout provisoire. Car comment alors faire accepter aux peuples, qui y sont déjà plus que réticents, le projet oligarchique d’un « État fédéral européen » impérial recentré sur le militarisme allemand résurgent et totalement destructif pour les travailleurs et pour la jeunesse populaire ? Un projet qui se traduit par un Empire germano-européen structurellement destructif des conquêtes sociales de 1945, liquidateur des souverainetés nationales (voire de l’existence nationale même de la France et des langues nationales de chaque pays de l’UE d’avance sacrifiées au tout-anglais « transatlantique » !) et totalement recentré sur une « économie de guerre » mise au service du complexe militaro-financier, ce cœur du capitalisme monopoliste d’Etat se redéployant pour le moins à l’échelle européenne. Bref, plutôt le risque d’une guerre continentale pouvant causer 500 millions de morts en Europe (comme l’envisagent non sans frémir des personnalités aussi diverses que L. Ferry, P. Lellouche ou S. Royal !) que la perspective de voir les peuples européens, peuple de France en tête, jeter aux orties cette Europe atlantique qui n’apporte aux citoyens que la régression sociale, les traités ruineux pour notre agriculture, les délocalisations sans fin (Renault est en passe de parachever son transfert en Turquie), la décrépitude de la Sécurité social, l’écroulement de l’hôpital public et de la médecine de ville, ou encore la fascisation des institutions sur fond d’anticommunisme systémique agrémenté d’une forme de sionisme d’Etat. Sans parler de la peu réjouissante « perspective » pour les Français (comme l’a avoué le chef d’état-major des armées, le général Mandon, devant le Congrès des Maires de France) de « perdre leurs enfants » dans une guerre continentale contre Moscou en ce 85ème anniversaire de l’invasion de l’URSS par la première Grande Europe allemande d’alors (« Plan Barbarossa »), celle de Hitler et de son sanguinaire supplétif ukrainien Stepan Bandera.

Prendre appui sur les contradictions du camp capitaliste pour résister et contre-attaquer

Tout cela dessine a contrario les tâches militantes des militants franchement communistes de France et d’Europe : contrer journellement le bourrage de crâne belliciste (comme s’y emploie chaque jour le site Initiative communiste du PRCF) ; dénoncer les mesures fascistes ou préfascistes frappant les voix dissidentes (celles, à la fois, du colonel suisse Jacques Baud ou celles des PC ukrainien, tchèque et polonais interdits, mais aussi celles des militants de la cause palestinienne traînés devant les tribunaux comme des prétendus « apologistes du terrorisme »…) ; appeler le peuple français à sortir au plus vite du duo mortifère UE-OTAN, fédérer les luttes pour le progrès social, l’indépendance nationale, la démocratie et la paix mondiale. C’est possible, non seulement parce que, en France même, des voix diverses (P. de Gaulle, J.-L. Mélenchon, H. Guaino, E. Todd, J. Sapir…) dénoncent, chacune à sa façon et avec ses propres limites de classe, la marche à la guerre mondiale impulsée par la Macronie et désormais soutenue par les Meloni français que sont Bardella et Le Pen, mais parce que, dans divers pays d’Europe, le monde du travail s’est déjà montré capable ces derniers temps de bloquer l’économie capitaliste en Italie, en Grèce, au Portugal et en Belgique. Dès lors, pourquoi pas nous aussi, syndicalistes combatifs de France, pour peu que nous nous fédérions indépendamment des états-majors syndicaux qui, pour ménager leurs mentors de la C.E.S. et de la CFDT, refusent d’appeler au rejet de toutes les mesures antipopulaires (recul des salaires réels, des indemnités chômage, des APL et des pensions, arasement du produire en France agricole et industriel, mise en extinction de la Sécurité sociale et des retraites par répartition, saccage d’EDF, de la Poste et de la SNCF, échouage programmé de l’Education nationale, du CNRS et de l’Université à la française…) ainsi qu’au rejet militant de l’« économie de guerre ».

En un mot, ces états-majors euro-soumis paralysent le mouvement populaire en cautionnant l’UE dans son principe, ce qui, d’une part, sape la convergence des luttes et qui, d’autre part, empêche le mouvement ouvrier de faire le lien entre les résistances sociales et l’émergence d’une alternative politique orientée vers le Frexit progressiste. Dans cette perspective combative, la classe ouvrière, cœur du monde du travail, ne devrait pas cultiver l’isolement politique mais prendre la tête d’un rassemblement populaire majoritaire agrégeant contre l’oligarchie monopoliste et les couches privilégiées très minoritaires des grandes « métropoles » – celles-là même dont une bonne partie consomme « ludiquement » de la cocaïne en finançant irresponsablement le trafic de drogue dans les quartiers populaires – la large majorité potentielle des employés, des agents publics, des techniciens, des cadres moyens, des chercheurs et ingénieurs, des professions de santé libérales ou salariées, sans parler des auto-entrepreneurs, des artisans et des petits et moyens agriculteurs et éleveurs.

À l’échelle nationale, 

le pouvoir macroniste archi-minoritaire et usé jusqu’à la corde n’a plus rien d’autre à proposer qu’une suicidaire guerre antirusse « sacrifiant nos enfants » et qu’une dérive archi-autoritaire dont notre peuple et notre jeunesse ont tout à redouter. L’ « alternance » ultraréactionnaire que prépare désormais sans s’en cacher la grande bourgeoisie, médias d’Etat et médias oligarchiques type Bolloré à l’appui, tout cela sur fond d’alliance de plus en plus assumée entre le Rassemblement lepéniste, les monarcho-pétainistes de Zemmour et les débris putréfiés du sarkozysme, n’apporterait qu’une répression déchaînée ciblant les communistes et le mouvement syndical et qu’une division en profondeur du peuple sur des bases racistes, pseudo-laïques et grossièrement antimusulmanes. Le tout étant « agrémenté » d’une humiliation mondiale infligée à la France, ci-devant pays des Lumières et des droits de l’homme (car tel serait le cas si des racistes avérés mettent la main sur l’Elysée pour notre plus grande honte nationale), sans que l’avènement élyséen d’un Bardella ne permette, ne serait-ce que d’annuler une mesure antisociale ou que de ralentir la marche à la guerre euro-atlantiste : l’exemple de Giorgia Meloni, la Le Pen italienne initialement classée « pro-russe » et « eurosceptique » et désormais ouvertement ralliée au Mercosur, à l’UE-OTAN et à la russophobie ambiante, est là pour le prouver. 

Dans ces conditions, le PRCF renouvelle son appel pressant à une rencontre et à une action commune des forces de paix, de démocratie et de progrès social, fussent-elles très inconséquentes de notre point de vue (faute de clarté sur l’UE), pour que se mette en place rapidement un grand meeting pluriel sur le thème « l’argent pour les salaires, pas pour la guerre ! », « investir dans l’éducation, pas dans les porte-avions ! », « ensemble pour la paix, l’indépendance nationale, la démocratie, le produire en France, les services publics, le progrès social, la transition environnementale ! ». Cet appel s’adresse notamment aux militant(e)s et aux dirigeant(e)s nationaux et locaux du PCF, de LFI, de la CGT, de la FSU, de l’URC, du PARDEM, de la DPC, de RPS-FIERS, de France-Palestine, de France-Cuba et de Cuba Si, du Mouvement de la paix, de la Confédération paysanne, du P.O.I., du Parti des travailleurs, de la Libre Pensée, etc. Sans attendre l’accord des états-majors nationaux, engageons partout sans retard les discussions à l’échelle locale ou départementale, suscitons des rassemblements pluriels, même petits et initialement « symboliques » devant les mairies en déployant des banderoles pour la défense de la paix, de la jeunesse et de la vie ! Car l’avant-garde est moins une question de nombre qu’une question de justesse des mots d’ordre, d’initiative unitaire, de main tendue aux forces populaires, en un mot de travail dynamique mené sur le terrain.

Macron éjection !

A propos des échéances politiques et, potentiellement, électorales, le PRCF continuera de porter le mot d’ordre « Macron, éjection ! », tant l’actuel président est discrédité et dangereux à l’international, illégitime au regard de son mépris pour le suffrage universel, destructeur des acquis populaires, belliciste et fascisant dans ses choix nationaux[3] et internationaux[4]. Si une élection présidentielle anticipée devait ainsi avoir lieu en 2026, le PRCF chercherait à dialoguer à tous niveaux avec les candidats se réclamant du communisme ou de l’insoumission, mais sans jamais en rabattre sur sa propre indépendance idéologico-politique et marxiste-léniniste. Dans cet esprit, le PRCF privilégierait la diffusion de son propre programme aux portes des entreprises, en milieu populaire et dans la jeunesse, tout en dénonçant le négationnisme anticommuniste et antisoviétique et en promouvant la perspective stratégique d’un socialisme-communisme de nouvelle génération. Bien évidemment il faudrait tout faire pour dénoncer Macron et ses pareils, mais il faudrait aussi stigmatiser le péril de mort que feraient peser sur le mouvement ouvrier, étudiant et enseignant, le Rassemblement lepéniste et ses satellites. Il reviendrait aux candidats se réclamant de la gauche populaire – dont ne font nullement partie, faut-il le dire, les euro-bellicistes du PS, de « Place publique » et des Verts avec lesquels aucune alliance électoraliste n’est possible – de convaincre l’électorat populaire en prenant des positions suffisamment claires : non à l’envoi d’hommes et d’armes en Ukraine, oui à la souveraineté entière des peuples palestinien, vénézuélien, etc., respect absolu du choix patriotique et socialiste du peuple cubain, affranchissement de la France vis-à-vis de l’UE-OTAN, nationalisation démocratique des secteurs-clés de l’économie, planification démocratique de la reconstruction de l’économie productive civile, etc. En aucune façon de vrais communistes, de vrais syndicalistes de lutte et de vrais républicains patriotes ne sauraient cautionner un pseudo-« barrage antifasciste » servant à rabattre à nouveau l’électorat de gauche sur les macronistes et sur leurs satellites car ce pseudo-barrage n’a jamais eu d’autre effet que celui de renforcer le lepénisme tout en laissant aux macronistes et assimilés, y compris le Parti « socialiste », toute latitude pour multiplier les mesures xénophobes, néocoloniales, anticommunistes et prosionistes, qui ont creusé le lit du RN.

Du reste, refuser de subordonner électoralement les forces populaires à la Macronie et à ses satellites ne signifie en rien rester passifs face au danger mortel que comporterait la victoire du lepénisme. On peut compter sur les militants 100% antifascistes et antiracistes du PRCF pour militer d’arrache-pied dans les quartiers populaires en démontrant que le RN est un ennemi radical de la classe ouvrière, de ses acquis, de l’unité indispensable entre travailleurs français et travailleurs immigrés. Une unité de combat indispensable pour résister à la casse sociale et pour rouvrir en France une alternative de progrès prolongeant et actualisant les orientations de principe qui furent celles du CNR et dont le principe était de « mettre le monde du travail au cœur de la vie nationale » – y compris bien entendu les travailleurs immigrés qui avaient alors « défendu la France profanée » à l’exemple des glorieux FTP-MOI de Manouchian et des frères Roger et Léon Landini.

Concernant les municipales,

 les organisations départementales ou locales du PRCF devront à la fois diffuser le tract national rappelant nos grandes orientations en matière de politique locale, mais aussi statuer au cas par cas sur la meilleure manière de faire échec (sans jamais figurer, bien évidemment, telle ou telle liste municipale ouverte aux macronistes, aux Verts, à « Place publique » ou au PS) à l’implantation municipale du RN, celle-ci représentant toujours un grave danger pour les libertés, pour l’expression de la solidarité internationale (notamment avec Gaza…) et pour la libre organisation des forces ouvrières et communistes.

Concernant la renaissance communiste et, plus généralement, la relance du mouvement ouvrier de classe en France, 

il est évident que, hélas, l’entreprise scissionniste gauchisante dont le PRCF vient d’être la cible et dont le prétexte – tardivement dévoilé du reste – était d’« accélérer » la reconstruction du Parti, a fait momentanément reculer l’objectif de renaissance d’un Parti prolétarien et léniniste ; elle n’en demeure pas moins l’objectif stratégique[5]et de principe du Pôle. La reconstruction d’un PC de combat reste en effet une nécessité impérieuse pour permettre au monde du travail de disposer d’un outil politique lui permettant d’agir en toute indépendance idéologico-politique par rapport aux forces bourgeoises et petites-bourgeoises, qu’elles soient social-démocrates ou gauchistes et, plus encore, pour permettre à la classe travailleuse de redevenir le sujet politique central du changement de société. Pour cette reconstruction communiste, la consolidation idéologique, politique et organisationnelle du PRCF est indispensable, mais il faut aussi que les conditions générales du combat de classe permettent au futur Parti franchement communiste de bénéficier d’une triple reconnaissance :

  • celle des communistes de France (du moins d’une partie significative d’entre eux),
  • celle des militants ouvriers et des syndicalistes de classe,
  • mais aussi celle de la partie la plus avancée du Mouvement communiste international œuvrant sur la base du marxisme-léninisme. 

Encore ne fallait-il pas, si l’on voulait effectivement avancer sur la voie de la renaissance communiste, percuter et tenter de déstabiliser les directions politiques dont le PRCF s’était doté à tous niveaux, ni cultiver le jeunisme pour opposer irresponsablement la JRCF au PRCF, ni paralyser le travail théorique et la bataille d’idées organisée par le PRCF pour orienter les communistes et les syndicalistes de classe. Encore moins fallait-il arborer un ouvriérisme primitif (le contraire du concept léniniste de « rôle dirigeant de la classe ouvrière » dans le rassemblement des forces populaires), ou encore confondre bolchevisation et bureaucratisation  de l’organisation. A l’issue d’une éprouvante bataille interne dans laquelle le Comité central du Pôle aura majoritairement fait montre de solidité, le PRCF a repoussé cette offensive délétère qui aura hélas réussi à duper momentanément de jeunes camarades sincères que l’expérience politique finira sans doute par détromper. Pour remettre pleinement le PRCF à l’offensive, il faudra à la fois relancer vigoureusement son travail théorique et sa bataille idéologique en relançant le Secteur études et prospective, en privilégiant la diffusion d’Initiative Communiste et d’Etincelles, en promouvant le travail journalistique remarquable produit par le directeur politique de notre site[6], en soutenant les Cafés marxistes créés et présidés par Gilda Guibert-Landini, Colin Guibert et Fadi Kassem, mais aussi restructurer et recentraliser démocratiquement notre organisation, renforcer la communication interne à l’organisation, repenser la formation et le travail en direction de la jeunesse, poursuivre le travail militant en direction des entreprises et des quartiers, relancer dynamiquement les contacts internationaux du Pôle (en particulier impulser la défense unitaire de Cuba socialiste, multiplier les liens entre défense de la paix mondiale, de Gaza, de l’Amérique latine, des mouvements populaires d’Afrique), multiplier les rencontres et les débats d’idées avec les organisations et les personnalités les plus diverses, tendre la main en permanence – notamment en faisant vivre notre Commission Luttes et le journal L’Avis ouvrier – aux militants du mouvement syndical de classe en approfondissant les liens avec la FSM. Et, autant que faire se pourra, soutenir les luttes ouvrières, enseignantes, étudiantes, paysannes, etc. sans jamais confondre les états-majors syndicaux euro-soumis avec les bases militantes en mouvement, qui sont souvent victorieuses quand elles mènent une action résolue et continue.

Enfin, plusieurs données indiscutables montrent que, malgré la crise qu’il a subie, le PRCF est loin d’être isolé et qu’il continue d’être en dynamique, comme l’attestent les adhésions qui continuent de nous parvenir. Le montrent notamment le récent tract commun adopté à notre initiative par le PARDEM, la DPC, RPS-FIERS et le PRCF, l’interview récemment accordée à I.C. par l’amiral Claude Gaucherand à propos du nouveau porte-avions nucléaire français, les deux entretiens accordés coup sur coup au site du PRCF par des sections départementales de la Confédération paysanne, le nouvel entretien de G. Gastaud prévu sur la chaîne Espoir et Dignité, la récente interview de Fadi Kassem sur le média QG. Citons également les perspectives de travail commun qui se dessinent à nouveau avec nos camarades de l’URC après que nous avons fermement appliqué à son égard le principe cher à E. Fajon « l’union est un combat ». Par ailleurs, des perspectives de discussion s’esquissent à nouveau avec certains groupes des Gilets jaunes via Fadi Kassem ou par l’entremise de Jany Sanfelieu. Sur le plan politique, il nous faudra refuser à la fois le positionnement de F. Philippot et de F. Asselineau, lesquels associent ruineusement leur opposition à l’UE à leur subordination politique au mouvement (de plus en plus grossièrement antifrançais !) de Trump, et la position symétrique des camarades communistes extérieurs au PRCF qui nous expliquent que l’idée d’un Frexit progressiste n’est qu’un élément tout à fait contingent, voire facultatif, dans la lutte pour une éventuelle révolution socialiste en France alors que la « construction » euro-atlantique étant le cœur de la stratégie oligarchique en Europe, la marche à la révolution socialiste est inséparable en son cœur d’une bataille de classe et de masse pour le Frexit progressiste.  

Il faudra aussi approfondir l’autocritique de la direction du PRCF (du secrétariat national aux cadres des ARC) sur la manière imprudente dont a trop souvent été conçue la « transition générationnelle » en faisant exagérément confiance à des individus imbus d’eux-mêmes, se prenant parfois grotesquement pour « la classe », méprisantes à l’égard des anciens, dédaigneuse à l’égard du travail théorique, des études historiques et, bien souvent, de la réflexion politique de fond et de la lecture. Des personnes « formant » autrui alors qu’elles avaient grand besoin d’être elles-mêmes formées à l’abnégation communiste, et n’appliquant verbalement le centralisme démocratique et le marxisme-léninisme que de manière tout extérieure, quasi-décorative, et uniquement pour justifier leurs propres positions et sans tenir compte des décisions majoritaires du CC. Encore une fois, il ne faut pas confondre ces diviseurs, qui ont abusé (pour certains par deux fois !) de la confiance de nos instances, avec nombre de jeunes subjectivement révolutionnaires qui ont été dupés et qui, une fois leur expérience faite et leur réflexion autocritique conduite jusqu’à son terme, pourront sans doute revenir par la suite à un engagement militant conséquent et sérieux pour la renaissance du Parti franchement communiste dont la France a besoin.

Conclusion :

Dans une conjoncture internationale et dans une situation nationale de plus en plus périlleuses pour la paix mondiale, les libertés, la souveraineté des peuples et les conquêtes sociales, le PRCF se doit de sortir et sortira dela crise qu’il vient de traverser plus solide politiquement qu’il ne l’a jamais été. En effet, comme le disait notre défunt camarade Henri Alleg, « si le PRCFn’existait pas, il faudrait l’inventer ! », ne serait-ce que pour faire vivre l’idée communiste au quotidien et pour fournir en permanence une boussole théorique et pratique aux militants communistes de France, aux syndicalistes de classe, aux défenseurs de la paix, aux véritables patriotes et aux amis des Lumières. A chacun dès maintenant de retrousser les manches avec abnégation, mais aussi, et là est l’essentiel, dans un climat interne de fraternité retrouvée et de main tendue à la classe ouvrière et aux forces populaires.


[1] Dont le Québec : coup de grâce assuré à la Francophonie internationale !

[2] Et avec Trump, tout peut basculer d’un continent à l’autre, voire dans le monde entier, d’un moment à l’autre…

[3] En ce moment même, une députée macroniste entreprend d’illégaliser la critique d’Israël. Quant au ministre macroniste Barrot, il est à l’origine de la mesure fasciste prise par l’UE pour bannir financièrement et politiquement, et cela sans la moindre possibilité pour l’intéressé de se défendre, le colonel suisse Jacques Baud, un ancien cadre de l’OTAN dont le « tort » est de critiquer le « narratif » otanien à propos de l’Ukraine…

[4] Par ex., avant de se reprendre un peu sur la forme, Macron a applaudi le gangstérisme d’Etat pratiqué par Trump contre Nicolas Maduro…

[5] Des échéances précises ayant même été unanimement adoptées à titre indicatif dans la Résolution politique proposée en vue de notre Conférence nationale. On verra vite si le groupe scissionniste parviendra à bousculer ce calendrier autrement que par une dérisoire entreprise d’auto-proclamation relevant de la méthode Coué.

[6] Plus de cent articles publiés sur le site du PRCF depuis début décembre, forte progression en termes d’audimat de nos vidéos grâce à nos camarades dirigeants et à notre secteur propagande. 

Tags: Comité CentralPRCF
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12 janvier 2026
L’impérialisme ça suffit : le PRCF 19 à l’initiative à Tulle devant le préfet pour exiger la solidarité de la France avec le Venezuela et Cuba

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12 janvier 2026
Après le Louvre, les personnels du musée national Adrien Dubouché votent la grève ! La CGT dénonce l’austérité et l’abandon du service public

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12 janvier 2026
Burkina Faso : ce que dit le dirigeant Ibrahim Traoré

Tentative de déstabilisation au Burkina Faso et agression impérialiste au Venezuela : deux fronts d’une même guerre pour la souveraineté des peuples face à un même axe impérialiste hégémonique

11 janvier 2026
Sondage : Violence de Trump et ses guerres impérialistes, complicité de Macron : 7 Français sur 10 condamnent  !

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11 janvier 2026
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