L’Union Européenne organise le dumping social : + 46% de travailleurs détachés en France !

Les chiffres officiels du nombre de en 2017 en France sont tombés et ils confirment ce que les ouvriers, les paysans, les travailleurs de France savent de longue date : l’Union Européenne c’est le . En 2017, le nombre de en France a atteint 516 000 : + 46% par rapport à 2016. Le nombre de représente 14% du nombre de chômeurs inscrits en catégorie A à Pôle emploi.

Et encore, ces chiffres sont sous-évalués, puisqu’ils ne comprennent pas le nombre de travailleurs détachés en activité dans les transports, notamment routiers. On parlerait ici de 800.000 travailleurs dans ce secteur.

Qui plus est, il est important de souligner un point important, la question du travail détaché n’est pas une question de nationalité et de nationalisme, mais bien une question de dumping social organisé par l’Union Européenne. En effet, près de 7% des travailleurs détachés en France sont des travailleurs de nationalité française.

Travail détaché : le dumping social organisé par l’Union Européenne

516 000 travailleurs détachés en France en 2017 selon les statistiques officielles. En hausse de + 46% (sic!) par rapport à 2016, alors qu’on compte plus de 6,6 millions de chômeurs. Il y a même 37000 travailleurs détachés Français… en France – ils sont enregistrés au Luxembourg, le paradis fiscal qui pille les impôts de toute l’Europe.

C’est un dumping social voulu et organisé par la Commission Européenne, dont le président est Jean-Claude Juncker, à savoir, l’ancien 1er ministre du Luxembourg, celui-là même qui a organisé l’évasion fiscale en Europe.
Les traités européens ont pour vocation, d’une part, de casser les solidarités nationales et les États en détruisant les mécanismes de sécurité sociale (ce sera la prochaine tâche de Macron), et d’autre part, de mettre en concurrence les travailleurs européens en tirant les salaires vers le bas.

C’est bien à travers ce prisme qu’il faut regarder l’accord d’association entre l’Ukraine et l’Union européenne ; en fait, un accord de libre-échange. Passons sur le fait que cet accord a contribué à causer une nouvelle guerre en Europe (censée préserver la paix) dans l’est de l’Ukraine (plus de 10,000 morts et plus d’un million de réfugiés), tendu les relations avec la Russie au point de déclencher des sanctions économiques qui nuisent à nombre de nos entreprises et à nos agriculteurs, permis le développement des mouvances néo-nazies en Ukraine et définitivement effondré économiquement ce pays. Passons donc. Cet accord de libre-échange ouvre les possibilités de travail détaché aux Ukrainiens, pays de plus de 46 millions d’habitants où le salaire moyen est de 110 Euros – moins qu’en Chine et beaucoup plus près. Une aubaine pour un dumping social en forme de tsunami. Déjà les travailleurs ukrainiens surexploités font une pression sur les ouvriers d’usine en Pologne qui à leur tour doivent se délocaliser ; déjà dans les usines allemandes, des Ukrainiens y travaillent pour 80 centimes d’Euro par heure. C’est une honte.

Tout cela pour le plus grand bénéfice des oligarques européens. Il ne faut donc pas s’étonner que les riches soient plus riches et que la pauvreté augmente.
En agissant ainsi, ils mettent en danger non seulement les conditions de vie de nombreux citoyens, mais également l’économie dans son ensemble. La réduction des salaires, en effet, entraîne un cercle vicieux : en réduisant les salaires, on réduit d’autant le pouvoir d’achat et donc la capacité à écouler les stocks, moins de ventes réduit logiquement les bénéfices des entreprises qui compensent… en réduisant les salaires, et ainsi de suite.
L’accord négocié par Macron sur les travailleurs détachés n’a été que de la poudre au yeux.

Cela doit cesser !