La poésie a toujours su conjuguer beauté du verbe et force de l’engagement, faisant de l’esthétique un outil de combat politique. De Victor Hugo, dénonçant l’injustice et l’oppression, à Louis Aragon, mêlant lyrisme et résistance, elle porte une parole qui éclaire, interroge et mobilise. Cette poésie s’inscrit dans cette filiation : dire le politique sans renoncer à la puissance sensible du poème. IC vous propose en feuilleton la parution d’une sélection de poèmes de Bernard Villanueva
L’Sarkollywood se voit déjà en haut d’l’affiche
Dans les journaux, à la télé, bien natürlich
Comme Belmondo plisse le front. Veut tous les rôles
Mais l’Sarkomique n’est pour le fait qu’un mauvais drôle
Rêve d’être caniche premier ! de Bush : Sarkonirique
Para-belhomme de Sarkowboy en Amérique
insulte, trépigne, et injurie : l’Sarkolérique
Se fait grand clerc en toute matière : le sarkosmique
Mais Sarkol’chique
C’est pas d’la chique
Beau dès l’matin,
Comme Martin
Comme Miss souris
Beau su’ l’midi,
Sarcorpsbeau l’soir
Faut l’croire pour l’voir
P’tit Nicolas, c’est pas d’sa faute: l’Sarkoptimôme
À Guillevinec joue les Tarzan d’sanatorium
« Il s’rait plus doué pour faire le clown dans un péplum
Sarconfiguration en cage au cirque Barnum »




