La poésie a toujours su conjuguer beauté du verbe et force de l’engagement, faisant de l’esthétique un outil de combat politique. De Victor Hugo, dénonçant l’injustice et l’oppression, à Louis Aragon, mêlant lyrisme et résistance, elle porte une parole qui éclaire, interroge et mobilise. Cette poésie s’inscrit dans cette filiation : dire le politique sans renoncer à la puissance sensible du poème. IC vous propose en feuilleton la parution d’une sélection de poèmes de Bernard Villanueva
Français, écoutez ma chronique
des temps de France, que Macron nique
debout p’tit gars, te laisse pas faire
par cette bande de monte en l’air
Gare-toi à droite, gare-toi à gauche
Et par devant et par derrière
Temps de chômage, tant de débauche
Pour la finance pas de barrière
Macroncéphale, macro comique
Macron entonne des cantiques
Micro boulot payes rachitiques
Sort les chômeurs des statistiques
Quand Macron joue à la maquerelle
Pousse du pied dans l’escarcelle
Dim Wonder bras et les jarretelles
de France, ses ports: des bagatelles
Toulouse Blagnac et la Pucelle
Alsthom, Paris, et Alcatel
s’envolent au vent des ritournelles,
quand Macron joue à la maquerelle
Un vent mauvais, vent d’Océan
Venu du large, souffle sur la France
Attise les braises de Rouen
Macron Cochon entrent en transe
Plus vite plus vite, Sam au saxo
les fait danser la tarentelle
Branle du dollar, danse démentielle
hallucinée de Chicago
S’transforme en or dur ce qu’Sam touche
Le temps, l’bon Dieu, les demoiselles
Leur cul, leur coup, l’président, l’ciel
Tout a un prix, s’le met en bouche
La France soufflez, mais c’est pas joué
Réveillons nous, puis enjouets
Sams et Macrons, à la Concorde
Faisons danser, au bout d’une corde
Bernard Villanueva





