
« A notre époque, tout humaniste a deux patries, la sienne et Cuba » (Georges Hage). A peine parachevé leur rapt assassin du président vénézuélien légitime Nicolas Maduro et de son épouse (cent morts du côté vénézuélien et cubain !), le cynique Marco Rubio, ce pur produit de la contre-révolution mafieuse régnant sur la Floride, a annoncé son intention de « se faire Cuba » avant la fin du mandat de l’empereur Trump. Rubio postule même – quand les bornes sont franchies il n’y a décidément plus de limites! – au titre de… Président de la République de Cuba, c’est-à-dire, à l’annexion pure et simple de l’île de José Marti et à la mise en extinction de son existence nationale.
Jamais la défense de la patrie cubaine et celle de son droit souverain à construire le socialisme n’auront été aussi indissociables.
Mais jamais non plus le sort d’une Amérique latine unie contre l’impérialisme et, aux Etats-Unis même, le sort des minorités discriminées et des droits civiques eux-mêmes, n’aura davantage été associée au sort de Cuba socialiste, ce rempart héroïque contre le fascisant MAGA-prédateur trumpiste. Ajoutons qu’il est de l’intérêt de toutes les forces de progrès que l’expérience cubaine engagée en 1959 par Fidel et par le Che subsiste et trouve un second souffle; car Cuba socialiste est l’unique endroit au monde où l’investissement (de plus en plus difficile il est vrai dans un pays coupé de tout et sans matières premières) pour la recherche biomédicale, pour la santé, l’environnement, l’enfance et l’Education est considéré, non pas comme un coût, mais comme le moteur même du développement. Au-delà de l’Amérique latine, notre sort à tous se joue largement à Cuba, car si le rempart cubain à la déferlante continentale puis mondiale des USA hégémonistes finissait par céder sous l’effet du blocus renforcé de l’île, du blocage des livraisons de pétrole vénézuélien, des sanctions extraterritoriales monstrueuses infligées à Cuba par le rapace washingtonien, un pas supplémentaire serait franchi vers le blocus mondial de la Chine populaire et de la Russie, vers la dislocation des BRICS, vers la fin de tout espoir d’un monde multipolaire, vers l’archi-vassalisation de l’Europe et de la France (avec n’en doutons pas la complicité de l’UE et de la Macronie) , voire vers cette guerre mondiale que le gangster Trump ne prépare pas moins que son prédécesseur « démocrate » Biden.
C’est pourquoi le PRCF adjure l’ensemble des associations françaises de défense de Cuba de se retrouver pour mettre en place un urgent dispositif permanent de campagne unitaire à la fois humanitaire et politique pour que le peuple français se solidarise avec Cuba socialiste. Laquelle, plus que jamais, résiste sous l’impulsion du Parti Communiste de Cuba, avec l’appui courageux de la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum qui continue de livrer du pétrole à Cuba malgré les roulements de tambour antimexicains du Kaiser Trump…
Plus que jamais donc « Patria(s) o muerte, socialismo o morir, venceremos !«
Bref, l’heure n’est pas au désarroi mais à la contre-attaque unitaire, dans la confiance dans les ressources du peuple cubain et dans celles du peuple français qui ne se confond nullement avec ses veules dirigeant tremblants devant Trump.
Oui, défendons-NOUS NOUS-MÊMES en défendant Cuba socialiste dans l’unité !
Diane Gillard, Fadi Kassem, Hubert Cuilleron, Jean-Paul Batisse
Le durcissement du blocus américain contre Cuba, notamment par l’élargissement à un blocus complet des approvisionnements en pétrole, risque d’aggraver encore une crise économique déjà profonde sur l’île. Cette nouvelle étape de la politique de pression des États-Unis intervient dans un contexte régional tendu, après l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro par un intervention militaire illégale américaine début janvier, qui a coupé un des principaux fournisseurs de pétrole vers Cuba. Sans pétrole vénézuélien, Cuba fait face à des pénuries d’essence menaçant les services essentiels — hôpitaux, transports, électricité — et à des coupures d’électricité quotidiennes, alors que le pays dépend fortement d’importations d’énergie et que ses réserves pourraient s’épuiser en quelques semaines. La Chine a entrepris d’aider Cuba à installer des centrales photovoltaiques.
La question du blocus cubain a une nouvelle fois été rejetée massivement par la communauté internationale. L’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution — pour la 33e année consécutive — appelant à la fin du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba, dénonçant son impact sur les droits humains et le développement de l’île. Cette condamnation s’inscrit dans une tradition de votes très majoritaires (165 pays pour en 2025), la considérant incompatible avec les principes du droit international et de la Charte des Nations unies.
Pékin a dénoncé ces mesures comme illégales et contraires au droit international, soulignant que les sanctions et embargos unilatéraux violent les principes de la Charte de l’ONU et nuisent gravement aux droits fondamentaux des peuples concernés. La République populaire de Chine a réaffirmé son soutien à Cuba et appelé Washington à lever immédiatement toutes les sanctions et le blocus.
La Russie, dans la lignée de ses critiques des actions américaines en Amérique latine, a également condamné l’escalade des mesures contre Cuba, qualifiant l’utilisation de chantages et de menaces tarifaires comme inacceptables sur la scène internationale, tout en réaffirmant sa position sur la souveraineté nationale.
En Amérique latine, les réactions sont tout aussi fortes. La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a averti que les nouvelles menaces d’imposer des tarifs aux fournisseurs de pétrole à Cuba pourraient provoquer une crise humanitaire, soulignant l’engagement de son pays à clarifier sa position et à continuer à explorer des moyens d’aide humanitaire.
Le gouvernement du Venezuela a également condamné les mesures punitives de Washington, les qualifiant de coercitives et susceptibles d’aggraver les souffrances du peuple cubain déjà privé d’énergie vitale.
Sur le plan économique et social, ces développements risquent d’entraîner une aggravation de la crise des biens de première nécessité, une détérioration encore plus marquée du système de santé, des transports et de l’approvisionnement alimentaire, ainsi qu’une intensification de l’émigration et de l’instabilité intérieure à Cuba. Alors que les Nations unies et de nombreux gouvernements réclament la fin du blocus, les tensions géopolitiques autour de l’île s’inscrivent désormais au cœur d’un affrontement plus large entre Washington et une partie du Sud global. De fait, défendre Cuba socialiste, c’est défendre chaque peuple du monde et la liberté de chacun face au totalitarisme et à la domination impérialiste, violente et coloniale, de l’Axe impérialiste américain et de ses vassaux.
CUBA CONDAMNE ET DÉNONCE UNE NOUVELLE ESCALADE DANS L’ENCERCLEMENT ÉCONOMIQUE DES ÉTATS-UNIS

Déclaration du Gouvernement révolutionnaire de Cuba
Le Gouvernement révolutionnaire de Cuba condamne dans les termes les plus énergiques la nouvelle escalade de l’administration étasunienne qui vise à imposer un encerclement absolu aux livraisons de carburants à notre pays.
L’ordre exécutif du président étasunien daté du 29 janvier 2026 déclare une « urgence nationale » au nom de laquelle son administration peut imposer des tarifs douaniers aux produits d’importations provenant des pays qui livreraient du pétrole à Cuba.
Pour justifier une action aussi jusqu’au-boutiste, l’administration étasunienne déballe dans cet ordre exécutif une longue série de mensonges, d’accusations et de diffamations contre Cuba, dont, en particulier, l’affirmation absurde selon laquelle celle-ci constitue une « menace inhabituelle et extraordinaire » pour la sécurité nationale des États-Unis. Le président en personne et son gouvernement savent pertinemment que personne ou quasiment personne ne peut croire à des arguments si mensongers, mais peu leur importe, pas plus d’ailleurs que la vérité, l’opinion publique et l’éthique gouvernementale pour lesquels ils n’ont que mépris, pourvu que cela leur permette d’avaliser leur agression contre Cuba.
L’administration étasunienne tente par cette décision, en recourant au chantage, à la menace et à la coercition directe envers des pays tiers, d’ajouter de nouveaux facteurs de pression aux actions d’asphyxie économique que Trump avait déjà mises en place depuis son premier mandat pour empêcher l’arrivée de carburants dans notre pays. Elle renforce une façon dangereuse de conduire la politique extérieure des États-Unis : le recours à la force pour concrétiser ses visées et garantir l’hégémonie de l’impérialisme. Les États-Unis s’arrogent ainsi le droit d’ordonner à des États souverains avec quelles nations ils peuvent faire du commerce et vers lesquelles ils peuvent exporter leurs produits nationaux.
L’ordre exécutif du président des États-Unis constitue par conséquent une violation flagrante du droit international et bafoue en plus la Proclamation faisant de l’Amérique latine et des Caraïbes une Zone de paix. Mais il ratifie par ailleurs que c’est bel et bien le gouvernement de ce pays qui porte atteinte à la paix, à la sécurité et à la stabilité de la région et du monde.
Les différentes administrations étasuniennes ne sont pas parvenues, en soixante-sept ans, à contraindre Cuba à la reddition et à détruire un processus politique et révolutionnaire authentique et légitime, pleinement souverain, fondé sur la justice sociale et promouvant la paix et la solidarité avec le reste du monde.
Cuba – et tous les documents historiques le prouvent – a toujours été disposée à engager avec les différentes administrations étasuniennes un dialogue sérieux, responsable, fondé sur le droit international, sur l’égalité souveraine, sur le respect mutuel, sur les avantages réciproques, sans ingérence dans les affaires intérieures et dans le respect absolu de l’indépendance et de la souveraineté des États.,
Cuba – tout le monde le sait, y compris l’administration étasunienne – ne constitue pas la moindre menace pour les Etats-Unis, leurs intérêts nationaux et le bien-être de leurs citoyens, lesquels ont, par ailleurs, toujours été traités de façon respectueuse et hospitalière quand leur gouvernement leur a permis de visiter notre île. Cuba ne menace ni n’attaque aucun pays. Elle ne fait l’objet d’aucune sanction de la part de la communauté internationale. Elle est un pays de paix, de solidarité et de coopération, prête à aider d’autres États et à leur apporter sa contribution.
Mais elle est aussi le pays d’un peuple aguerri et combattant. L’impérialisme se berne lui-même quand il pense que, en exerçant sa pression économique criminelle et en s’acharnant à causer des souffrances à des millions de personnes, il va lui faire plier le genou. Notre peuple est décidé à défendre sa souveraineté nationale et à empêcher que son pays ne retombe une fois de plus sous la domination des États-Unis.
La communauté internationale est placée devant l’alternative incontournable suivante : un crime de cette nature est-il le signe des temps à venir ou bien la sagesse, la solidarité et le rejet de l’agression, de l’impunité et de l’abus primeront-ils ?
Nous ferons face à ce nouveau coup de boutoir avec fermeté et sérénité, car nous sommes sûrs d’avoir absolument le droit et la raison pour nous. Notre décision reste unique et invariable : La Patrie ou la mort ! Nous vaincrons !
La Havane, 30 janvier 2026
![BOYCOTTER LA COUPE DU MONDE DE FOOTBALL AU PAYS DU DICTATEUR MONDIAL TRUMP, UN DEVOIR POUR TOUT HUMAIN EPRIS DE PAIX, DE PROGRES, DE SOUVERAINETE ET DE LIBERTES ! [ #FIFAWorldCup #Boycott#FIFAWorldCup #BoycottCoupeDuMonde ]](https://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2026/01/20260131-boycott-coupdumondefifa-trump-350x250.jpeg)
![Venezuela : pourquoi Trump attaque ? Maurice Lemoine [ Café Marxiste @cafe_marxiste ]](https://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2026/01/20260131-cafemarxiste-lemoine-venezuela-maduro-350x250.jpeg)



