
Alors que, récemment, la Grèce, l’Italie, la Belgique et le Portugal ont été paralysés par des appels syndicaux à la grève générale et au blocage de l’économie, alors que nos cousins du Québec sont en pointe pour des augmentations de salaires (et aussi contre les menaces d’annexion de Trump et pour la défense du français contre le tout-anglais envahissant), c’est peu dire que les états-majors syndicaux français restent l’arme au pied face au pire budget de l’histoire nationale depuis les années 1950, avec des atteintes gravissimes en réalité, derrière la mousse des pseudo-concessions au PS, aux dépenses de santé, de retraites et d’Education.
Pendant ce temps, sur fond d’« économie de guerre » qu’aucune direction syndicale nationale n’a le courage de dénoncer nationalement, Renault délocalise en Turquie, Valéo, Arcelor, Arcopal, etc. plient boutique ou dégraissent massivement, pendant qu’Auchan se débarrasse de tout ce qui n’est pas hypermarché avec les ravages qu’on imagine pour les conditions d’emploi du personnel. Ne parlons pas des banques, qui suppriment massivement des emplois, ni, du côté des services publics, des 4000 suppressions de postes annoncées dans une Education nationale déjà sinistrée.
A l’arrière-plan, la mise en tutelle de notre pays par la finance internationale et les pressions délétères constantes de l’UE, cette machine de guerre contre les acquis, les services publics et le produire en France. Une UE qui trouve 800 milliards d’euros d' »argent magique » pour préparer une guerre suicidaire contre la Russie, mais qui vient par exemple de fortement restreindre les découverts bancaires au-delà de 200 euros, avec un grave impact sur la vie de 17 millions de Français qui, les salaires étant ce qu’ils sont et les prix ne cessant de monter, ne peuvent pas payer leur nourriture ou les factures courantes sans recourt audit découvert.
Ne parlons pas de l’appui – nul sauf quelques vagues déclarations – apporté par les états-majors syndicaux de salariés aux paysans en lutte contre le ruineux accord UE/Mercosur, ni de la défense syndicale quasi inexistante du droit à l’arrêt-maladie que la grève des médecins aura été la seule à défendre non sans quelque efficacité !
Pourtant, c’est le monde du travail en général et la classe ouvrière en particulier qui devraient prendre la tête de la résistance sociale et de la défense de la paix en proclamant, comme le propose le PRCF, « l’argent pour les salaires, pas pour la guerre! », « du pognon pour l’Education, pas pour les porte-avions », « oui à la paix, faisons l’économie de la guerre ! ». Une guerre qui mènerait à la mort universelle dans les conditions d’un conflit entre puissances atomiques commençant sur le sol européen !
Plus que jamais, militants franchement communistes, amis de la paix et de la vie, syndicalistes de terrain, échangeons directement entre nous et à l’inter-pro, n’attendons pas que ces états-majors syndicaux devenus CFDT-, euro-, MEDEF- et OTAN-compatibles organisent la riposte car la haute direction du syndicalisme français brigue désormais le titre honteux d’enfant sage de l’Europe du capital. Et souvenons-nous du mot d’Henri Krasucki, grand résistant des FTP-MOI et dernier secrétaire général de la CGT qui soit resté fidèle à l’idée d’un syndicalisme de lutte: « la régression sociale ne se négocie pas, elle se combat! ».




![Tous les chemins de la paix, de la souveraineté, du progrès et de la démocratie passent par la sortie de l’UE et de l’OTAN [ PRCF Pardem DPC RPS-FIERS JRCF]](https://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2025/03/20250307-PRCFPardemDPC-RPS-paix-e1767211760858-120x86.jpeg)
