Ukraine : A Odessa le premier Oradour des néo-nazis ukrainiens [attention photos choquantes]

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La vidéo suivante montre de manière implacable que les personnes prisonnière des flammes n’ont pu sortir du bâtiment en raison des manifestants d’EuroMaidan  faisant le siège de la maison des syndicats et tirant sur ceux essayant d’échapper au brasier. Notez que ces derniers sont très bien équipés (armes, gilets pare balles).

 

Voici la Déclaration parlementaire du parti au pouvoir « Svoboda » par Irina Faisal son porte parole commentant le massacre d’Odessa:

« Brava, Odessa ! Odessa A montré l’esprit véritable ukrainien. Vous êtes le berceau des grands nationalistes Ivan et Yuri Lip. Que les diables brûlent en enfer ! Les ultras sont les meilleurs, les rebelles « .

Le journal allemand Bild am Sonntag a par ailleurs rapporté que des dizaines de spécialistes des services de renseignement et de la police fédérale des Etats-Unis conseillent le gouvernement ukrainien pour l’aider à mettre un terme à la rébellion dans l’Est et à mettre en place un dispositif de sécurité efficace.

 D’après un article de l’excellent blog communcommun de El Diablo ; Lu sur le blog HISTOIRE et SOCIÉTÉ:

DU MASSACRE D’ORADOUR SUR GLANE À CELUI D’ODESSA

Qu’elle a un beau visage cette Ukraine nouvelle! Aujourd’hui, l’Euromaïdan orange-brun s’est invité à Odessa. Les ultranationalistes ont frappé et tué. 38 morts, crânes fracturés ou brûlés vifs. Certains parlent de 50 morts. Des Russes, des Ukrainiens russophones, qui ont le malheur de porter le ruban de Saint-Georges en mémoire des 27 millions de Soviétiques morts pour éradiquer le nazisme de la surface de la Terre. Et qui ont rejoint leurs aïeux!

Le nazisme, ce n’est pas l’ordre. Le nazisme, c’est le chaos. Le nazisme, c’est Maïdan, ce sont les hooligans, ce sont les bombes incendiaires faites pour tuer et non pour protester, ce sont les snipers pro-US, payés par George Soros, et qui tiraient aussi bien sur les manifestants que sur le Berkut (vieille technique du chaos). Le nazisme, c’est le désordre permanent. Le nazisme, c’est la guerre. Le nazisme, c’est la mort. La violence nazie n’est pas un accident dans l’histoire européenne, la violence nazie est la forme paroxystique de l’idéologie occidentale. Le nazisme, c’est le grand suicide de l’Europe!

Certains luttent. Certains résistent. Dans l’indifférence générale de cet Occident «démocratique», «progressiste» et «pacifique». Mensonges ridicules des médias mainstream, rejoints parfois par des médias de gauche. Silence assourdissant des «antifas».

Ces résistants, ce sont les ouvriers russes du Donbass, c’est l’Ukraine communiste et antifasciste qui a manifesté pacifiquement le Premier mai, c’est l’UNOA -ces Ukrainiens occidentaux se battant contre la junte de Kiev-, ce sont les Ruthènes menacés par les néonazis de Galicie. La moindre des choses, quand on est de gauche, c’est de les soutenir, instinctivement. Je discute avec des habitants de Donetsk et de Slavjansk (20 morts aujourd’hui): ils sont encore plus remontés contre les oligarques que les prétendus manifestants pacifiques (au sens munichois sans doute) de l’Euromaïdan.

Témoignage d’un rescapé de l’enfer…

Je n’oublierai jamais l’horreur… le rédacteur en chef de « Antifasciste » a pu s’entretenir au téléphone avec l’un des « kulikovcy » (résistants antifascistes de la Place Koulikovo Pole), qui a miraculeusement survécu à un terrible incendie, alors qu’il était réfugié pour fuir la violence les tueurs de la junte dans la Maison des Syndicats. Officier de réserve de 49 ans, Yuri est encore quelques heures plus tard dans un état de choc, il a remercié Dieu d’être en mesure de revenir de l’enfer.
 

Selon Youri, au moment de l’altercation avec les radicaux il n’y avait pas plus de 250 personnes. Le total était formé de trois douzaines de service d’ordre, le reste étant composé d’Odessites d’âge moyen ou de personnes âgées, dont beaucoup de femmes.
Après les altercations dans la rue Grecque et sur la place de la cathédrale, les fascistes ont lancé une offensive sur le parvis de Koulikouvo. Il y en avait plusieurs milliers. Nos forces étaient inégales, en outre, nous n’avions aucune arme! Nous avons été obligés de battre en retraite et nous avons décidé de nous barricader dans la Maison des Syndicats, qui se trouve juste à côté.
Ce qui est arrivé ensuite, « je n’ai toujours pas réalisé,  » dit-il et sa voix tremble. Selon Youri, ils ont immédiatement fait usage contre lui de matraques et d’ armes à feu. Le gars qui était à mes côté est tombé immédiatement. Ils nous ont poussés dans le bâtiment et coupé toutes les voies de retraite. Je me suis retrouvé dans l’aile droite du 3ème étage, nous étions une douzaine de personnes dans une pièce. Les Pravoseki (Secteur droit) ont commencé à bombarder le bâtiment avec des cocktails Molotov et à tirer sur les fenêtres. Le premier étage était en flammes, puis au-dessus de nous, la fumée s’est propagée dans les couloirs, il était impossible de sortir… Nous avons ouvert les fenêtres et cassé les vitres, mais il n’y avait pas de salut : les fumées de la Place entraient dans la chambre. Des gens sautaient par les fenêtres à l’étage au-dessous, on les achevait en bas. D’en bas, ils criaient « gloire à l’Ukraine » et « mort aux ennemis »… C’était l’enfer ! Les Pompiers sont arrivés, ils ont commencé à éteindre l’incendie au rez-de-chaussée » dit le témoin oculaire.

Ensuite, d’après ce témoin qui a survécu par miracle, il ne se souvient que vaguement de ses actes. Autour d’eux tous mouraient étouffés, asphyxiés, certains criaient et demandaient pitié…
« Je me souviens avoir arraché mon camouflage, et un camarade habillé « en civil » m’a donné un polo de sport. Et nous nous sommes précipités dans le couloir, en trébuchant sur les cadavres. Il y en avait plein, je ne peux pas dire le nombre exact… Il n’y avait pas de lumière, on entendait des bruits de craquements, comme des zombis, nous sommes parvenus à l’escalier de secours au premier étage. Je ne sais pas comment cela s’est fait. Au rez-de-chaussée l’incendie était déjà éteint. A la sortie Ouest nous avons vu plusieurs pravoseki (les gens de pravy sektor). Nous avons joué les idiots, et à leur interpellation « Halte ! », nous avons répondu « les gars, nous sommes avec vous ! »… Pour une raison quelconque, que j’ignore, ils n’ont pas cherché à en savoir plus, apparemment d’autres tâches les attendaient. Alors nous sommes allés dehors mêlés à la foule… « , se confia-t-il.

« Nous avons perdu cette bataille, parce que ne sont n’étions pas organisées. Mais tous les morts du champ de Koulikov sont des héros. Ils sont allés à une mort certaine. Il s’agit du Khatyn d’Odessa…Quand j’ai repris mon souffle, quand je suis revenu à moi (avec un mal de tête terrible, je ne pouvais parler!), j’ai appelé le numéro de téléphone d’un ami qui était dans la maison des syndicats dans les étages inférieurs. Mais une voix a répondu au téléphone, qu’il était mort. Je n’oublierai jamais cette horreur… » — résume l’homme et, en disant qu’au téléphone il tentait de savoir qui était mort et qui était vivant, il a a souhaité mettre fin à la conversation.

[MAJ le 4 mai]

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