On manifeste cette après midi pour la liberté contre la fascisation EnMarche ! #Direct #StopLoiSecuriteGlobale

Les communistes, avec le PRCF et les JRCF sont évidemment au rendez vous de la mobilisation – avec les gilets jaunes et les associations de défenses des emmenées par la Ligue des Droits de l’Homme – pour défendre les libertés. En effet, le régime profitant scandaleusement de la crise sanitaire impose de gravissimes dispositions législatives pour restreindre les libertés d’action syndicales (par exemple la franchise universitaire, historique depuis le Moyen Âge !) ainsi que la d’informer.

Affichant désormais ouvertement sa nature de régime policier, accentuant toujours plus les mesures liberticides en traduisant des états d’urgence théoriquement restreints à des situations temporaires de situation d’exception en mesures permanentes, le régime Macron, accélère la fascisation. Ce n’est pas une surprise, mais le cours naturel et terrible du système capitaliste et de ses crises systémiques. De la criminalisation judiciaire des Goodyears et Air France à l’affaire Benalla, de la répression sanglante des Gilets Jaunes à l’arrestation mercredi d’un reporter de France 3, il y a bien la même continuité fascisante d’un régime faisant régner la dictature toujours plus violente du Capitalisme par une répression toujours plus violente appuyé sur des lois toujours plus liberticides.

Il y a désormais urgence, comme y invitent les communistes avec le PRCF et les JRCF à opposer à l’eurofascisation en marche, un tous ensemble résolu et efficace, celui du front antifasciste patriotique, populaire et écologique !


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Proposition de loi Sécurité globale : la liberté d’informer attaquée lors du rassemblement pour le droit à l’information

Communiqué commun

Les organisations signataires de l’appel au rassemblement contre la proposition de loi (PPL) Sécurité globale se félicitent du succès de la mobilisation à Paris et dans toute la France. Elles dénoncent avec fermeté les violences et menaces à l’encontre de journalistes, commises par des forces de l’ordre à la fin de ce rassemblement pacifique.

Mobilisation citoyenne de grande ampleur

Alors que le Parlement a débuté l’examen de la proposition de , plusieurs milliers de personnes se sont également rassemblées dans de nombreuses villes en France pour dénoncer les atteintes à la liberté d’informer et de manifester, et la volonté manifeste d’une surveillance globalisée des citoyens.

Ces divers rassemblements ont mobilisé en peu de temps malgré la situation sanitaire. Cela démontre l’étendue des inquiétudes face aux risques de reculs majeurs des libertés publiques contenus dans la PPL. Ces craintes ont été exprimées par des syndicats, des sociétés, des associations et des collectifs de journalistes et de réalisateurs de documentaires, mais aussi des collectifs de familles victimes de , des associations de défense des libertés, des citoyens, des parlementaires de différentes couleurs politiques. Elles trouvent écho dans les alertes respectivement prononcées par le Défenseur des droits, la Commission Consultative des droits de l’Homme, ainsi que les rapporteurs spéciaux des droits de l’Homme de l’ONU.

Atteintes à la liberté d’informer à Paris…

Ce succès populaire a malheureusement été terni par ce que nous avons dénoncé, ensemble, lors des différents rassemblements. Ainsi, des atteintes à la liberté d’informer ont été commises par des membres des forces de l’ordre en fin de rassemblement à Paris. Un policier a donné l’ordre de quitter les lieux à des journalistes sous peine de les arrêter pour participation à un attroupement (art. 431-4 du code pénal)[1].

Tangi Kermarrec, journaliste à France 3 Île-de-France, et Hannah Nelson, journaliste pigiste au média Taranis News, ont été interpellés, violemment pour cette dernière, et placés en garde-à-vue pour participation à un attroupement après sommation et dissimulation du visage ! En pleine pandémie de Covid et alors qu’un tel délit est contraire au droit international !

Au moins six reporters d’images ont également été pris pour cible. Trois d’entre eux ont subi des violences, notamment des coups de matraque. Deux autres ont été menacés d’interpellation et empêchés de faire leur travail d’information, sous prétexte, selon le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qu’ils ne se seraient pas accrédités auprès de la préfecture avant de couvrir une manifestation sur la voie publique. Deux observateurs de l’Observatoire parisien des libertés publiques (portant une chasuble Ligue des droits de l’Homme et un casque siglé LDH et SAF) ont également reçu des coups.

… et en régions

À Bayonne, un photojournaliste de Mediabask a été menacé par des forces de l’ordre alors qu’il couvrait une manifestation contre la PPL Sécurité globale. À Toulouse, un journaliste a également été pris à partie par un CRS alors qu’il lui montrait sa carte de presse.

La dispersion du rassemblement de Paris été décidée en vertu du nouveau Schéma national de maintien de l’ordre (SNMO), qui s’appuie sur la loi contre les attroupements de 2012. Pour le SNMO, les requérants (des syndicats de journalistes et la LDH), dont le juge des référés n’a pas estimé l’urgence, vont au fond devant le Conseil d’État pour le contester.

Dans le même temps, certains syndicats de policiers ont mené des attaques de cyberharcèlement sur les réseaux sociaux contre plusieurs journalistes.

Nous, signataires de ce texte, dénonçons avec fermeté ces agressions honteuses contre la liberté de la presse et plus généralement contre la liberté d’informer le public, et témoignons notre entière solidarité envers les journalistes et les observateurs citoyens pris pour cible, de manière gratuite.

Ces attaques renforcent notre détermination à combattre les dérives liberticides contenues dans cette proposition de loi.

Nous donnons rendez-vous à tou-te-s les citoyen-ne-s soucieuses des libertés publiques et républicaines, ce samedi 21 novembre à 14h30, à Paris, place du Trocadéro, comme dans de nombreuses autres villes.

Paris, le 18 novembre 2020

Signataires : SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes, SGJ-FO – Ligue des droits de l’Homme (LDH) – Collectif REC (Reporters en Colère) – Rédaction de là-bas si j’y suis – la Société des réalisateurs de films (SRF) – la Guilde des auteurs-réalisateurs de reportages et de documentaires (Garrd) – Rédaction de L’Humanité – SDJ du MédiaTV –  Profession: Pigiste – Union des Clubs de la presse de France et francophones – Acrimed – Collectif LaMeute – SDJ France 3 National – Collectif OEIL – Société des journalistes et du personnel de Libération (SJPL)  – SDJ de Challenges – collectif Divergences Images – Mr Mondialisation – Macadam Press – La rédaction de Reporterre – SDJ de franceinfo (radio) – Attac – Amnesty International France


Kit de mobilisation : comment manifester pendant le confinement

la Ligue des droits de l’homme a établi un kit complet pour permettre d’exercer son élémentaire droit à manifester :

Retrouvez tous les documents nécessaires pour aller manifester pendant le confinement, ainsi que plusieurs conseils pratiques.

Et pour en savoir plus sur vos droits :

  • Télécharger le “Point droit” sur le droit de filmer les forces de l’ordre, contrôle citoyen sur leurs actions.
  • Télécharger le “Point droit” sur l’usage de la force, la garde à vue et le nouveau délit lié à la sortie à répétition malgré le confinement au regard de l’état d’urgence sanitaire.
  • Télécharger le “Point droit” sur l’inspection visuelle, la fouille des bagages, de vos sacs ou de vos poches… : sortir pour faire ses achats de première nécessité en temps de confinement ? Faisons le point !

Commentaire de lecteur “On manifeste cette après midi pour la liberté contre la fascisation EnMarche ! #Direct #StopLoiSecuriteGlobale

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