Degooglisons Internet : contre le contrôle du web par les multinationales capitalistes, batir un réseau libre

stop googleInternet est un formidable outil de communication et d’échange. Créé à cette fin par la communauté de la recherche, il serait dangereux de nier le fait qu’Internet est de plus en plus wampirisé par quelques multinationales – le plus souvent américaines – déployant un contrôle de plus en plus total sur la Toile.

L’internet des applications est monopolisé par GAFAM (Google, Apple,Facebook, Amazon, Microsoft) et consorts ; des sociétés nous enfermant dans des services privatifs, exploitant et centralisant nos données quitte à mettre en péril nos libertés individuelles avec à l’arrière-plan les pratiques fascisantes et totalitaires de la NSA et du Pentagone qu’a révélées E. Snowden (et d’autres avant lui).

Offrant des services devenus indispensables (client courriel en ligne, moteur de recherche, réseaux social…), les géants du net sont de plus en plus introduits dans nos vies privées.  Scannant et enregistrant l’ensemble de nos faits et gestes sur lorsque nous sommes connectés, pour les revendre à des industriels pour leur campagnes publicitaires (et quid demain si l’Oncle Sam en décide ainsi au nom du Patriot Act ?). Au final, chaque consommateur, en achetant ses vêtements, une voiture ou des yaourts paye la publicité qui finance ces applications. Car si ces services sont d’apparence gratuite, ce n’est pas le cas. Si c’est gratuit, c’est vous le produit pourrait être leur slogan.

Ces géants se partagent de véritables monopoles (Google, c’est 95% de l’activité moteur de recherche en France par exemple), utilisant gratuitement les données publiques ou les données privées personnelles des particuliers pour réaliser de juteux profits qui eux sont bien 100% privés, retombant dans les poches de la classe capitaliste sans même vraiment passer par la case impôts grâce à de judicieux montage avec les paradis fiscaux.

Ils sont de faits en position de contrôler l’information, réalisant d’une certaine manière les pires craintes de l’écrivain de science-fiction le communiste Orwell : que Google décide de déréférencer un site et il disparaît du web pour 95% des internautes, étant en mesure d’imposer une certaine représentation du Web – celle de ce groupe capitaliste – à l’ensemble des internautes. Pires, soumis aux contrôles des états, il est désormais de notoriété publique (Snowden et Wikileaks en ont apporté la preuve) que ces acteurs participent de l’espionnage généralisé des populations, d’autant plus dangereux que leurs services sont maintenant présents de façon croissante dans nos vies.

cloudAnalysant vos courriels, écoutant vos conversations téléphoniques, enregistrant vos contacts sur les réseaux sociaux, il faut bien se rendre compte qu’à coté de l’espionnage généralisé mis en œuvre par les “démocraties occidentales” les contrôles mis en œuvre au sein des pays de l’Est (et il y a à redire sur ce qui a été fait) érigé par la propagande anticommuniste comme le summum de la perversité ne représente qu’un doux et tendre artisanat.

www.initiative-communiste.fr site web du PRCF, à son modeste niveau, ne peut rester muet sur ce sujets. Politiquement, il est de l’intérêt des citoyens, pour la démocratie, de l’intérêt des travailleurs que la Toile soit un vrai espace de liberté, de partage, d’échange et d’action à l’information. Sans le contrôle dictatoriale capitaliste ni la prédation de la classe Capitaliste.

 

framasoftCi dessous un article et un appel de FRAMASOFT excellent site du logiciel libre.   à Lire ici.

Soutenons leur combat contre le contrôle du web (par un don)  ici :

Degooglisons Internet

Quel sont les enjeux ?

Ces dernières années ont vu se généraliser une concentration des acteurs d’Internet (Youtube appartient à Google, WhatsApp à Facebook, Skype à Microsoft, etc.). Cette centralisation est nuisible, non seulement parce qu’elle freine l’innovation, mais surtout parce qu’elle entraîne une perte de liberté pour les visiteurs. Les utilisateurs de ces services derniers ne contrôlent plus leur vie numérique : leurs comportements sont disséqués en permanence afin de mieux être ciblés par la publicité, et leurs données – pourtant privées (sites visités, mails échangés, vidéos regardées, etc.) – peuvent être analysées par des services gouvernementaux.

La réponse que souhaite apporter Framasoft à cette problématique est simple : mettre en valeur, pour chacun de ces services privateur de liberté, une alternative Libre, Ethique, Décentralisée et Solidaire.

Dangers

Les services en ligne toujours plus centralisés de géants tentaculaires comme Google, Amazon, Facebook, Apple ou Microsoft (GAFAM) mettent en danger nos vies numériques.

 Espionnage

Ces services nous pistent en permanence. Sous le prétexte de fournir une « meilleure expérience utilisateur », nos comportements sur Internet sont espionnés en permanence. Ces informations peuvent servir à afficher de la publicité ciblée, mais les révélations de l’affaire Snowden ont aussi prouvé que les géants de l’Internet étaient contraints de communiquer ces données (parfois extrêmement privées : emails échangés sur GMail, photos partagées sur Facebook, conversations Skype, géolocalisation des téléphones, etc.) à des services gouvernementaux. Sous prétexte de lutte contre le terrorisme, les états sont capables aujourd’hui d’obtenir bien plus d’informations qu’un « Big Brother » ne l’aurait jamais rếvé.

 Vie privée

Nos données sont une extension de nous-mêmes. Elles peuvent indiquer où nous sommes, avec qui, notre orientation politique ou sexuelle, les sites que nous avons visités, notre recette préférée, les sujets qui nous intéressent, etc.
Si une donnée seule, prise indépendamment, n’est pas forcément sensible, un ensemble de données peut le devenir (par exemple si vous avez fait des recherches sur le cancer avant de souscrire à une assurance-vie).
Dans un monde où tout devient numérique (lecture, TV, téléphonie, musique, réseau social, etc.), notre vie privée est un élément essentiel de ce qui fait de nous une personne singulière. Une personne malveillante qui aurait accès à votre smartphone peut en apprendre suffisamment sur vous en quelques minutes pour vous causer des torts très importants (usurpation d’identité sur Facebook, détournement d’informations professionnelles, achats effectués sans votre accord, etc.).

 Centralisation

Les acteurs majeurs de l’internet sont devenus de véritables pieuvres : Facebook possède WhatsApp et Instagram, Google détient Youtube et Waze, Microsoft distribue Skype, etc.
Cette concentration des acteurs pose de multiples problèmes : que se passera-t-il si Facebook met la clé sous la porte ? Comment faire des recherches si Google subit une panne ? Nous devenons peu à peu dépendants de services fournis par un petit nombre d’acteurs. Par exemple, Apple (iPhone), Google (Android) et Microsoft (Windows Phone) se partagent la quasi-totalité du marché des systèmes d’exploitation pour smartphones.
Par ailleurs, la taille de ces acteurs bride l’innovation : difficile de lancer une start-up face à Apple ou Google (respectivement première et deuxième capitalisations boursières mondiale).
Enfin, le manque de diversité de ces géants leur donne aussi la possibilité non seulement de collecter facilement des informations personnelles, mais aussi d’altérer l’information qu’ils diffusent (une recherche Google sur le mot “nucléaire” n’affichera pas les mêmes liens suivant que Google vous perçoit comme un militant écologiste ou un pro-nucléaire).

 Fermeture

Les services web affichés sur votre ordinateur ou votre smartphone sont généralement exécutés dans le « cloud » : des serveurs dispersés sur la planète, stockant à la fois vos données (mails, photos, fichiers, etc.) mais aussi le code des applications.
Pour les données, cela pose le problème de leur pérennité (que deviennent vos fichiers si Dropbox ferme demain ?) mais aussi de votre capacité à changer de services (comment faire pour récupérer l’ensemble de vos photos sur Facebook ou Picasa, et les réinsérer avec les commentaires dans un autre service ?).
Pour les applications, cela implique que vous êtes à la merci de changements impromptus selon le bon vouloir du fournisseur (ajout de publicité, modification de l’interface, etc.), mais surtout que vous n’avez quasiment aucun contrôle sur ce que l’application peut faire. Ce sont des « boîtes noires » qui peuvent agir de façon malveillante (envoyer des SMS à votre insu, exécuter du code indésirable, etc.).
Bref, ces sociétés nous enferment dans des cages dorées, certes, mais des cages malgré tout !