Info luttes – Un Frexit progressiste est nécessaire et possible pour notre pays ! N°28 – juillet 2018

Nous n’arrêtons pas d’écrire et de répéter que la politique antisociale mise en œuvre par Macron est la conséquence des directives européennes. Que l’on prenne la casse du droit du travail, les contre-réformes des retraites, les plans de réorganisation territoriale, la privatisation de la SNCF et d’EDF, la fin du statut des cheminots, des gaziers et électriciens, la destruction des services publics et de la fonction publique, la pression sur le temps de travail et sur les salaires, les ponctions faites aux pensions de retraite… Il n’est pas une de ces contre-réformes qui ne soit préparée à l’échelle continentale par l’Union Européenne puis appliquée nationalement par les gouvernements aux ordres de cette institution qui ne sera jamais sociale !

L’élection de Macron à la tête du pays a été orchestrée par l’oligarchie eurocapitaliste, les médias nationaux et internationaux aux ordres, véritables chiens de garde du grand capital, afin d’en finir avec les conquis des travailleurs et de rayer de l’histoire de France le programme du Conseil National de la Résistance et de formater la société Française au nom du profit maximum de la bourgeoisie et des banques d’affaires.

Face à la résistance des travailleurs et des étudiants (SNCF, EDF, Facultés…), Macron et son gouvernement organisent la chasse aux syndicalistes, aux militants et aux étudiants. La répression s’accentue chaque jour d’avantage et sous couvert de combattre les « fake-news – fausses nouvelles en français », s’installe un contrôle d’État extrêmement inquiétant sur les sites internet et les réseaux sociaux en général.

Est-il besoin de rappeler, que Macron n’a aucune légitimité populaire avec à peine 18 % délecteurs inscrits au 1er tour et les 56 % d’abstention au second tour des législatives ? C’est un président totalitaire qui est le locataire de l’Elysée, sourd à la colère du peuple contre la violence de la société capitaliste portée par la propagande permanente des médias aux ordres, par l’abrutissement des travailleurs et par les répressions patronales et policières.

Il est urgent de sortir de l’euro et de l’UE. Et contrairement à ce que pensent les européistes ou ceux qui veulent la changer de l’intérieur, le FREXIT progressiste que nous proposons, loin d’isoler notre pays, créera les conditions pour nationaliser démocratiquement les banques et le CAC 40, renationaliser le transport ferroviaire, aérien et portuaire et l’industrie de l’énergie. Le FREXIT permettrait de coopérer avec tous les continents, de stimuler l’Europe des Luttes et de déployer la démocratie populaire et participative.

Jo Hernandez pour la commission luttes du PRCF

Revue de presse :

Des luttes gagnantes :

A – Au centre hospitalier de Toulon la Seyne suite à un conflit de 118 jours

Source : CGT – 3 juillet 2018

Il aura fallu 118 jours pour que la direction réponde à une partie des revendications des agents.

Ils ont obtenu :

§  Création de 3 postes de brancardiers de nuit qui correspond à une ligne de brancardiers,

§  officialisation de la 9ème ligne d’infirmière-e diplômée d’état en 10h/22h par de l’embauche,

§  début des travaux en juillet poursuivis en septembre et jusqu’en novembre sur la zone d’accueil,

§  réflexion sur des travaux d’ampleur pour décloisonner les zones des urgences adultes,

§  réflexion collective sur le projet de service avec la participation active des paramédicaux et la prise en compte de leur expertise,

§  la Direction Territoriale de l’ARS PACA reste disponible sur ce dossier.

S’il a été décidé collectivement de mettre fin à ce long conflit, les camarades ne baissent pas les bras et réfléchissent à d’autres moyens d’action à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement pour aller chercher le reste des revendications

Les camarades remercient les syndicats de leur soutien financier et de leur présence lors des différentes actions dans la mobilisation.

Des grèves et manifestations :

1 – Langueux. Licencié pour un emballage de sex-toy : le combat de Jimmy continue

Source : le Télégramme – 30 juin 2018

Le syndicat CGT de Carrefour Langueux (22) organisait, ce samedi matin, une opération de tractage pour soutenir son militant Jimmy Destrez, licencié du magasin pour avoir déposé un emballage de sex-toy sur la voiture de son patron.

Le combat pour la réintégration de Jimmy Destrez au sein de la grande surface Carrefour de Langueux se poursuit. Ce samedi matin, une opération de tractage était organisée par le syndicat CGT à l’entrée du magasin. Les clients étaient invités à signer une pétition de soutien et à donner de l’argent dans la caisse de solidarité.

Le 18 juin, Jimmy Destrez, 27 ans (dont huit passés chez Carrefour), avait été licencié pour faute lourde par sa direction. Le motif : avoir déposé un emballage de sex-toy sur la voiture de son directeur lors du mouvement de grève du 31 mars chez Carrefour (pour protester contre les suppressions d’emplois et la baisse des primes).

« Depuis la manifestation de samedi dernier, j’ai reçu énormément de soutiens », témoigne le jeune homme qui, avant son licenciement, était candidat sur la liste CGT aux élections professionnelles programmées en septembre chez Carrefour Langueux.

Manifestation mercredi et appel au boycott du magasin

Bien décidé « à continuer de se battre sur tous les terrains », le salarié licencié a engagé une procédure devant le tribunal des prud’hommes de Saint-Brieuc. En parallèle, une pétition en ligne a été lancée il y a trois jours, recueillant plus de 900 signatures.

Une nouvelle manifestation est, par ailleurs, programmée mercredi, devant l’hypermarché langueusien. À cette occasion, le syndicat CGT appelle « l’ensemble de la clientèle » à « boycotter le magasin » pour montrer son soutien à Jimmy Destrez et son mécontentement « sur la politique répressive de Carrefour ».

Contactée ce samedi matin, la direction du magasin Carrefour de Langueux a expliqué ne souhaiter faire « aucune communication » sur le sujet.

2-Deux nouvelles représentations perturbées par la grève à l’Opéra Bastille

Source : France musique – 2 juillet 2018

Suite au mouvement de grève lancé par le syndicat Sud, les représentations de Boris Goudonov et du Trouvère des 29 et 30 juin ont été données en version concert à l’Opéra Bastille, à Paris.

C’est une semaine pour le moins agitée que vient de traverser l’Opéra Bastille à Paris. Après une annulation et une représentation en décor unique pour le Trouvère de Verdi, les lundi 25 et mercredi 27 juin, ainsi que l’annulation de Boris Goudonov de Moussorgski le mardi, deux autres représentations de ces œuvres ont été perturbées suite au mouvement de grève lancé par le syndicat Sud. 

Les représentations de Boris Goudonov et du Trouvère prévues vendredi 29 et samedi 30 juin ont été remplacées par des versions de concert. 

Sur sa page internet, l’Opéra de Paris s’excuse auprès des spectateurs qui pouvaient également échanger ou se faire rembourser leur billet. 

Selon une source interne à l’institution, le syndicat Sud a déposé un préavis courant jusqu’au samedi 30 juin. Il réclame une revalorisation salariale pour une catégorie de salariés, des cadres technique responsables de spectacle. 

3 – Pascal Pavageau (FO) évoque une mobilisation interprofessionnelle “fin septembre-début octobre”

Source : Europe 1 – 2 juillet 2018

Pascal Pavageau, le secrétaire général de Force ouvrière, évoque dans Libération une mobilisation “dans l’action la plus large possible”, dont une grève interprofessionnelle, pour fin septembre-début octobre. Interrogé sur la faible mobilisation enregistrée le 28 juin, à l’appel de sa confédération et de la CGT, Pascal Pavageau a expliqué que c'”était une étape”. Elle intervenait “dans la perspective d’une autre mobilisation, dans l’unité d’action la plus large possible, y compris par la grève interprofessionnelle, fin septembre-début octobre”.

“Viendra qui veut”. Il a rappelé que fin août, FO invitera les 12 organisations syndicales et de jeunesse. “Viendra qui veut, pour aller vers cet objectif-là”. Interrogé sur une éventuelle présence lors du défilé à venir de la CFDT, peu encline à manifester, le secrétaire général de FO a répondu : “j’y crois toujours. Sinon je ne proposerais pas à tout le monde de se mettre autour de la table”.

“Nous sommes tous d’accord pour reprendre l’agenda social dès septembre”. A propos du futur patron du Medef, qui sera élu mardi, Pascal Pavageau considère que ce sera “catastrophique”, s’il choisit “de faire seulement du lobbying auprès du gouvernement”. “Qu’il montre l’exemple. A ce stade, nous sommes tous d’accord pour reprendre l’agenda social dès septembre”, exhorte-t-il. “Si le Medef refuse, et oublie ce que le dialogue social a permis d’acquérir pour les entreprises et leur compétitivité, nous ferons sans lui”.

4 – Bosch – Sud, la CFE-CGC et la CFDT en passe de signer l’accord

Source : CentrePresse.fr – 2 juillet 2018

Le syndicat majoritaire de la première entreprise industrielle du département s’est positionné au nom de l’emploi et de l’avenir du site

Comme l’on pouvait s’y attendre et ainsi que nous l’avions laissé entendre dans l’une de nos précédentes éditions, Sud Métal, le syndicat majoritaire de la première entreprise industrielle du département a finalement décidé de signer l’accord de transition, voulu par la direction de Bosch, avant d’engager le plan de modernisation (14 M€ d’investissements) de l’une des deux lignes actuelles de fabrication de common rail.

Sud rejoint ainsi la CFE-CGC qui s’était déjà positionné favorablement depuis plusieurs jours.

La CFDT a également fait savoir, hier, qu’elle apposerait, elle aussi, sa signature au bas du document, qui devrait être officiellement validé, ce mercredi matin 4 juillet.

Finalement, seule la CGT, qui continue à réclamer un « véritable projet industriel », ne cautionnera pas cet accord, qui prévoit différentes mesures afin de faire face notamment aux périodes d’activité partielle que va traverser l’unité castonétoise, d’ici 2021, au regard des prévisions de baisses de productions.

5- Le mouvement se durcit avec une grève de la faim

Source : Ouest France – 4 juillet 2018

Après l’annonce de la fermeture de la blanchisserie et la suppression des cinq postes à l’hôpital, la direction et la CGT n’ont toujours pas trouvé d’accord.
En reconduction de la grève menée depuis le 13 juin (
Ouest-France du mardi 19 juin), la CGT a lancé une nouvelle manifestation, lundi, devant la blanchisserie de l’hôpital. La direction a annoncé la fermeture du service afin de sous-traiter avec une société privée.

Une dizaine de personnes étaient présentes. Les syndicalistes demandent le maintien de l’activité et des cinq agents en poste. À la demande de Christelle Dumont, la secrétaire de la CGT de l’hôpital, Ludovic Benabes, coordinateur régional CGT santé action sociale, est venu de Lorient.

« Ce qui m’étonne, c’est le fait que l’on puisse mettre à disposition d’une entreprise privée des fonctionnaires. Nous demandons que le service public reste sur le lieu de l’hôpital. Une proposition a de nouveau été faite à la direction, avec laquelle, jusqu’à présent, aucune négociation n’a été possible », explique le coordinateur.

Depuis lundi, Christelle Dumont a entamé une grève de la faim. Elle s’est installée dans le local CGT. « L’action va continuer à hauteur de l’attaque », concluent les manifestants. La direction et la gendarmerie ont été informées de la grève de la faim de la fonctionnaire.

Françoise Bruneau, directrice déléguée du Centre hospitalier Yves-Lanco de Belle-Île note de son côté : « Les échanges de ce matin n’ont pas permis d’arriver à un accord. Nous restons ouverts à l’échange et au dialogue et nous regrettons d’en arriver à de telles extrémités. »

Celle-ci avait déjà expliqué dans un récent communiqué « l’utilité de passer par une entreprise privée pour structurer une blanchisserie industrielle permettant une réponse de proximité, un dispositif de mise à disposition des agents permettant à chacun de conserver son statut hospitalier, sans suppression d’emplois. »

La fédération du Parti communiste français du Morbihan dénonce une politique « de casse » et de démantèlement des services publics. Elle soutient les revendications des personnels de l’hôpital.

Une nouvelle manifestation aura lieu jeudi 5 juillet, à 11 h, au port de Palais. Frédéric Le Gars, le maire, a rencontré les syndicaliste, mardi après midi. Il a annoncé que le dossier sera débattu lors du conseil municipal du 12 juillet. ■

6 – MOBIPEL – Vente en sursis

Source : Cgt Juin 2018

Des dizaines de salariés de Mobipel, filiale de Free, se sont rassemblées le 16 mai dernier devant le tribunal de Nanterre (92). Leurs avocats plaidaient pour suspendre la vente de ce centre d’appels à Comdata, géant italien du secteur. Censée prendre effet le 8 juin. L’autorisation de vente à été repoussée au 21 septembre, date de l’audience de contestation de la cession sur le fond.

7 – Général Electric hydro – 100 postes sauvés.

Source : CGT – juin 2018

550 postes seront conservés à Grenoble chez GE Hydro (ex-Alstom), alors que le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) initial n’en prévoyait que 450. l’inter syndicale (CGT, CFE-CGC, CFDT) a bataillé dix mois pour y arriver, mais ne se réjouit pas « Cette décision ne valide en aucuns cas les raisons économiques avancés par la direction pour ce PSE et surtout pas l’organisation qui en découle » souligne telle.

8 – Travail dominical – Repos mérité

Source : CGT juin 2018

Terminé le travail du dimanche à Dijon (21), ainsi que dans les quartiers parisiens de Maillot-Termes, Saint-Emillion-Biblothèque et Olympiades. Le tribunal administratif de paris a annulé fin avril les arrêtés de 2015 les classants en zone touristiques internationales. La CGT, à l’origine de l’action, s’en réjouit.