Macron vassal de Trump !

Communiqué de la Commission internationale du PRCF – 25 avril 2018
A propos de la visite d’Etat de à Washington

Le voyage d’ État d’ E.Macron à Washington auprès de D. a confirmé le rôle que le président français veut jouer sur le plan international : celui de premier vassal des États-Unis.

Capitulant sur tous les sujets en particulier sur le dossier iranien, Macron s’est couché devant son maître. Soulignons l’extrême gravité de ce dossier : la menace de frappes contre l’ Iran risque de mettre définitivement le feu à tous le Proche-Orient. Que la France s’aligne sur les impérialistes étasuniens est très inquiétant pour notre pays dont les dirigeants liquident tout vestige d’héritage gaulliste à l’échelle internationale. Lourd de menaces. Menaces d’autant plus sérieuses que Trump déclare devant un Macron muet : “si l’Iran recommence son programme, le pays aura des problèmes comme jamais il n’en a eu”.

Le cynisme des deux présidents éclate devant tous. Ils osent parler de souveraineté et de respect du droit après avoir violé, en bombardant la Syrie, la souveraineté de ce pays tout en piétinant le droit international et en violant les décisions de l’ONU.

Macron vient sans doute de gagner la place de caniche préféré de Trump. Comme Blair il y a quelques années, avec le succès que l’on sait. Les journalistes de cour saluent “l’excellente relation personnelle” entre les deux hommes. Et Macron, que la presse couchée nous présentait comme un « Obama français », déclare en parlant de Trump “il fait du bon travail et ce sera un grand président”.

L’abaissement politique s’accompagne logiquement d’un abaissement linguistique puisque le french Governor of France n’aura quasiment jamais recouru à l’idiome de Molière au cours de son séjour américain, achevant de liquider le statut international de notre langue sous les vivat de la presse bobo.

Bref un voyage inquiétant pour la paix et confirmant la vassalisation et la dissolution de la France dans l’Empire euro-atlantique dirigé par l’ américain qui impose sa politique de guerre, son modèle économique, sa domination idéologique et jusqu’à sa langue.

Si l’on ajoute à ce tableau accablant le fait que Macron joue les Thatcher de choc en France à l’encontre des cheminots et des étudiants, qu’il mène une politique franchement fascisante à l’égard des migrants, qu’il cautionne en souriant la liquidation de ce quis subsistait de la grande industrie française (vente d’Alstom à Siemens, probable absorption de Renault par Nissan et de STX-St-Nazaire par Fincantieri…), on peut dire de ce pouvoir soi-disant centriste qu’il incarne comme jamais cette « réaction sur toute la ligne » évoquée jadis par Lénine pour caractériser l’impérialisme.

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