Léon Landini résistant FTP MOI interpelle le directeur du musée de la Résistance de Grenoble qui sponsorise le tout anglais.

8 mai 2015 Landini Bagneux 4Le 19 mai dernier, résistant s’alarmait de ce que le se permettre de céder au impérialiste dans sa communication. A l’opposé des valeurs de la , cette institution normalement dédié au partage des valeurs de la préfère en effet communiquer en globish plutôt que d’utiliser – comme le prévoit d’ailleurs la constitution s’agissant des institutions française – la langue nationale qui est le Français. www.initiative-communiste.fr publie les lettres ouvertes adressées au directeur de l’institution grenobloise.

En matière de langue, comme en matière de droit du travail ou de droit démocratique, Léon Landini démontre ici – résistant hier et résistant toujours aujourd’hui – que la résistance doit se conjuguer dans tous les domaines et sur tous les français au présent.

Léon landini, Réponse à Michel Onfray et autres textes sur la Résistance et l'engagement

Léon landini, Réponse à Michel Onfray et autres textes sur la Résistance et l’engagement

Outre ses responsabilités de président du PRCF, Léon Landini préside l’amicale des résistants FTP MOI (main d’oeuvre immigré) des bataillons Carmagnoles Liberté, groupe de résistance qui menére une part majeur des actions de résistance à Lyon et à .

Léon Landini vient de faire paraitre aux éditions Delga “Réponse à Michel Onfray et autres textes sur la Résistance et l’engagement”.

19 mai 2016 : Léon Landini résistant FTP MOI interpelle le musée de la Résistance de Grenoble au sujet de Grenoble Street Art Fest. pour dénoncer l’américanisation support de la pensée unique et négation de l’esprit de résistance

affiche du COURRIEL

Monsieur le Directeur,

Je viens de recevoir un petit fascicule émanent de vos services, qui a pour titre Grenoble Street Art Fest.

Ancien officier FTP-MOI en région Rhône-Alpes, mes camarades et moi même, avons combattu et souffert pour une France, Libre, Forte, indépendante, Démocratique et SOUVERAINE et voici que nous découvrons avec stupeur et amertume que le Musée de la Résistance de Grenoble sensément représenter notre Résistance, se laissant prendre à “l’américanisation” de notre langue, utilise un langage qui n’a rien de français.

Bien que d’origine étrangère et fils d’antifasciste italien, je suis Président d’Honneur d’une association intitulée : CO.U.R.R.I.E.L. (Collectif Unitaire Républicain de Résistance, d’Initiative et d’Emancipation  Linguistique).

Le 11 courant, notre association a organisé une conférence de presse, dans les salons de l’Assemblée Nationale. Parmi les défenseurs de la langue française se trouvaient  plusieurs députés, ainsi que diverses personnalités, dont Monsieur Claude Hagège, linguistique, professeur au Collège de France. Cette conférence, présidée par le député du Nord Candelier (PCF), et soutenue par des députés PS et LR, a constaté avec colère que le “Globish” était de plus en plus utilisé, tout en cherchant à marginaliser la langue française.

Hagège a insisté en affirmant que tout était fait pour que l’anglais devienne la langue universelle, mais il a ajouté de ne pas oublier que langue unique, signifie, pensée unique et que défendre notre langue était un devoir auquel nous n’avions pas le droit de nous soustraire.

Je vous rappelle que nous ne nous sommes pas battus pour que notre langue, la langue de la République devienne un idiome, uniquement utilisé par de pauvres bougres ne comprenant soi-disant rien, et que par définition, des Résistants ne sauraient accompagner gentiment les angliciseurs de notre pays que le philosophe Michel Serres nomme les « collabos de la pub et du fric ». Le même philosophe – qui n’en enseigne pas moins en français à Harvard – ajoute d’ailleurs ceci : « il y a désormais plus d’anglais sur les murs de Paris qu’il n’y avait d’allemand sous l’Occupation ». Sans commentaire.

Accepter l’idée d’une « évolution inéluctable » vers la soumission, linguistique ou politique, c’est à peu près ce que nous disaient les collaborateurs, lorsque nous nous battions contre l’occupant et ses valets de Vichy.

Si vous souhaitez continuer à affirmer que vous êtes les porteurs de la mémoire de la Résistance de la région grenobloise, utilisez donc la langue pour laquelle beaucoup de mes camarades étrangers ont accompli tant d’efforts pour apprendre la langue du seul pays au monde où les bâtiments publics portent sur leur fronton ces trois mots LIBERTE – EGALITE – FRATERNITE.

Léon Landini – Président de l’Amicale des Anciens FTP-MOI  des Bataillons Carmagnole-Liberté.

Président du Pôle de Renaissance Communiste en France. Décoré par L’Union Soviétique pour faits de Résistance.

Officier de la Légion d’Honneur – Médaille de la Résistance – Grand Mutilé de Guerre suite aux tortures endurées pendant mon arrestation.

12 juin 2016 la défense du tout anglais par le directeur du musée de la résistance de Grenoble, A Cogne

Monsieur le Président,

Je réagis tardivement à votre message, excusez-moi. La manifestation que vous citez et dans laquelle nous nous inscrivons porte ce terme, un terme aujourd’hui universellement reconnu, qui rassemble des populations du monde entier. J’aurais tendance à passer qu’il s’agit d’un excellent vecteur d’échanges et de rapprochement. Quant à l’emploi de la langue anglaise, nul ne peut nier aujourd’hui qu’elle est essentielle pour favoriser là encore la diffusion des travaux. Est-ce à dire que nous négligeons la langue de notre pays ? Je ne crois pas, non. Nous y sommes au contraire profondément attachés et évitons les anglicismes qui, je vous l’accorde, sont employés dans notre société à tort et à travers.
Merci de l’intérêt dont vous témoignez pour nos activités.
Recevez, Monsieur le Président, l’expression de ma considération distinguée.
Olivier Cogne
Directeur du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère

18 juin 2016 La mise au point de Léon Landini rappelant M Cogne à ses responsabilités.

Monsieur le Directeur,

J’ai bien reçu votre courriel, (ci-dessous) toutefois malgré mes diverses responsabilités et mes quatre vingt onze ans,  je vais essayer de ne pas vous faire attendre trop longtemps pour vous faire réponse.

Dans ce que vous m’avez envoyé, vous écrivez : “ La manifestation que vous citez et dans laquelle nous nous inscrivons  porte ce terme, un terme aujourd’hui universellement reconnu , qui rassemble des populations du monde entier ”  (de qui parlez-vous en disant nous nous inscrivons ?  car en utilisant une langue étrangère vous ne pouvez pas prétendre parlez  au nom des Résistants, qui se sont battus pour que le Français soit et reste la langue de notre pays tel que cela est inscrit dans notre Constitution) et vous ajoutez “ qui rassemble des populations du monde entier ”.  De quelles populations du monde entier voulez-vous parler ? Serait-ce de ceux qui se prennent pour des  “érudits “ et qui pensent que c’est en “ baragouinant “ quelques mots de “Globisch” qu’on va les prendre pour des scientifiques.  (Comme le disait mon oncle plein d’humour : “ Ce sont des gens qui se prennent  pour quelqu’un avant d’être quelque chose.)

Par ailleurs veuillez pardonner le pauvre ignare que je suis, mais probablement comme au minimum 90 % de nos concitoyens, je ne sais pas du tout ce que signifie ce Street  Art Fest .  j’ai posé cette question à de nombreuses personnes autour de moi et aucune  n’a été à même de m’indiquer ce que cela voulais dire.

Me voici tout de même un peu rassuré car après vos écris je craignais d’être le seul attardé à ne pas comprendre ce langage.

Toujours dans la volonté de subordonner le Français à une langue étrangère vous continuez : “ Quant à l’emploi de la langue anglaise, nul ne peut nier aujourd’hui qu’elle est essentielle pour favoriser là encore la diffusion des travaux.”   Mais de quelle diffusion et de quels travaux parlez-vous ? je suis désagréablement surpris de trouver dans la bouche du directeur du Musée de la Résistance de Grenoble, ce qu’avait déclaré (à quelques mots près), il y a des années de cela, Ernest-Antoine Seillière. L’ex patron des patrons, représentant de la finance internationale, qui lui aussi voulait faire disparaitre la langue française au profit du tout anglais.

Je me dois de vous rappeler que certains de mes camarades étrangers ou d’origine étrangère, sont allés après la Libération, suivre des cours du soir pour parfaire leurs connaissances dans cette langue, afin de pouvoir apprécier à leurs justes valeurs les textes de Victor Hugo, d’Aragon de Paul Eluard et d’autres très grands poètes.  Et voici que pour annihiler ce travail et cette peine, vous leur dîtes sans aucune vergogne, que la langue qu’ils ont appris et enseigner à leurs enfants “ n’est pas essentielle pour favoriser la diffusion des travaux “.

Monsieur, vous êtes le Directeur du Musée de la Résistance et de la Déportation de Grenoble, ville Compagnon de la Libération, votre devoir n’est pas d’enseigner l’Anglais mais de pérenniser la mémoire de la Résistance et surtout de défendre les raisons pour lesquelles des femmes et des hommes ont sacrifié leurs vies dans la fleur de l’âge afin de nous laisser, une France Libre, Forte, Indépendante, Démocratique et Souveraine, qui ne ressemble en rien à ce que vous m’écrivez.

S’agissant de  la souveraineté et de la place que notre France doit tenir dans le monde, comment ne pas être frappé par l’aspiration qu’exprimait alors le Général de Gaulle en s’inspirant du programme du Conseil National de la Résistance.

“ Un tel régime politique, social, économique, devra être conjugué avec une organisation internationale des rapports entre toutes les nations, telles que,dans un monde dont l’interdépendance est désormais la loi, chaque peuple puisse se développer suivant son génie propre et sans subir aucune oppression politique ni économique.” j’ajouterai ni linguistique.

Cher Monsieur, ne pensez-vous pas qu’aujourd’hui l’urgence ce serait d’apprendre à nos élèves  à parler correctement  le français, car faute d’enseignants  beaucoup d’enfants ne connaissent même pas des mots couramment utilisés, cela vaudrait beaucoup mieux que d’essayer de leur bourrer le crâne  en leur affirmant que ce n’est pas en français, qu’il pourront favoriser la diffusion de leurs travaux.

En espérant que ces quelques lignes vous rappelleront les responsabilités qui doivent être celles d’un directeur de Musée de la Résistance.

Veuillez agréer les salutations d’un Résistant qui, tant qu’il vivra se battra pour que soit respectée la mémoire de ses frères de combat, ainsi que le programme du Conseil National de la Résistance, même si cela est très difficile en ce moment.

LANDINI.