Castro Mélenchon et le chien de garde Onfray – Lettre ouverte de Léon Landini à Michel Onfray

LeonLandini-b3cadCastro, Mélenchon et le chien de garde Onfray : alors que parmi les candidats à la présidentielle, Mélenchon était bien seul à rendre un hommage courageux à – symbole de la libération des peuples de l’impérialisme et du colonialisme, et de la résistance au totalitarisme capitaliste – s’est empressé de lancer une attaque tentant piteusement de cracher sur Castro, et d’égratigner Mélenchon. , président du PRCF et héros de la résistance a adressé la qui suit à la rédaction du “Point” pour rétablir quelques vérités évidentes.


Lettre ouverte

Léon Landini

Journal
Service rédaction
Immeuble le Barjac
1, Boulevard Victor
75015 Paris

Le décès de Fidel Castro.

Une fois encore  Michel Onfray se conduit  comme un pas grand-chose.

Il est vrai que cela est une habitude chez lui.

Toutefois, le plus scandaleux c’est qu’il se trouve toujours un média pour lui ouvrir ses portes et lui permettre ainsi  de vomir toute sa bile dès qu’à l’horizon il voit apparaître un peu de rouge.

Cette fois-ci c’est le journal « le Point » du 27 novembre 2016 qui ne se valorise pas lui-même, en lui ouvrant toutes larges  ses colonnes  afin  de permettre à cet ignoble individu, de salir la mémoire de Fidel Castro.

Onfray essaie par la même occasion de traîner Jean-Luc Mélenchon dans la boue. Voici le titre du journal, « Le philosophe » s’élève contre l’hommage poisseux qu’a rendu Jean-Luc Mélenchon au dictateur cubain » et il ajoute «  Mélenchon a-t-il fumé la moquette ? ».

A mon tour, je pose une question au journal et à Onfray. « Lui à qui lèche- t-il les bottes, pour que chaque fois qu’il veut salir quelqu’un, il trouve un média pour l’aider dans cette tâche ignominieuse? »

En ce qui me concerne, il me devient vraiment impossible de rester impassible en écoutant ou en lisant les écrits de ce salopard.

REPONSE A MICHEL ONFRAY« Salopard »,  titre que je lui avais décerné  en mars 2013 dans une lettre ouverte à la suite d’une de ses interventions télévisées.

Intervention au cours de laquelle cet histrion avait, comme à son habitude, déversé un tas de falsifications historiques et d’insanités à l’encontre des résistants  communistes, allant jusqu’à laisser entendre que ceux-ci au début de la guerre 39/45, auraient participé, peu ou prou, aux campagnes antisémites et qu’ils ne seraient entrés en Résistance contre l’occupant que deux ans plus tard, après l’attaque des troupes allemandes contre l’Union Soviétique. Bien que la lettre mentionnée ci-dessus ait été une lettre ouverte, publiée sur plusieurs sites, et même dans un livre, je n’ai jamais reçu de réponse.

Afin de salir Castro, le voici cette fois-ci qui affirme sans rire qu’à « j’ai rencontré des chirurgiens qui pour vivre convenablement, devaient conduire des taxis le jour et jouer de la guitare dans les bars le soir » Et ils opéraient quand ? Pourtant Cuba est mondialement reconnu comme une des Nations au monde la mieux pourvue dans le domaine de  la santé. Qu’en serait-il alors, si au lieu de conduire des taxis et de jouer de la guitare, ils avaient soigné des malades.

Plus loin il ajoute : « Le chef de l’Etat décédé se comportait comme un nabab qui vivait comme un prince des monarchies pétrolières. Rien ne manquait à sa table. Il vivait de manière somptuaire alors que les cubains manquent de beurre ». Pour être aussi bien renseigné sur les repas de Castro, il faut croire qu’il avait été invité à sa table…

Si tel n’est pas le cas, c’est que ce malhonnête, comme d’habitude, pour salir une fois encore, a tout inventé.

« Même la date de la mort du Commandant de la révolution semble suspecte aux yeux du philosophe ». Pour que la date de ce décès ne soit pas suspecte, il aurait sans doute fallu que les cubains demandent au « philosophe » quelle était la date qu’il lui aurait le mieux convenu.

Par ailleurs, en évoquant la mémoire de Castro il déclare « un dictateur est un dictateur, quels que soient les buts qu’il propose ». D’après lui Castro était un dictateur honni par la population qu’il affamait et qu’il terrorisait, c’est sans doute pour ces raisons  que des centaines de milliers de cubains sont venus lui rendre hommage après son décès.  

Il est certain que si le ridicule tuait nous serions alors nous aussi contraint de pleurer la mort du « philosophe », toutefois soyez certains qu’il n’y aurait pas des milliers de manifestants pour se prosterner devant sa dépouille.

Sur ses déclarations de ce jour-là,  il y aurait encore beaucoup de stupidités à relever, mais je pense que je lui ai déjà fait beaucoup d’honneur en le traitant seulement de salopard.

Prière de bien vouloir transmettre cette lettre au « philosophe ».

Léon Landini

Officier de la Légion d’Honneur
Médaille de la Résistance
Grand Mutilé de Guerre, suite aux tortures endurées pendant mon arrestation et mon internement à la Gestapo.

3 Commentaires de lecteur “Castro Mélenchon et le chien de garde Onfray – Lettre ouverte de Léon Landini à Michel Onfray

  1. Pierre M. Boriliens
    4 décembre 2016 at 13:07

    “je pense que je lui ai déjà fait beaucoup d’honneur en le traitant seulement de salopard.”
    Tout-à-fait !
    Vous auriez pu vous contenter par exemple de cette remarque de Karl Kraus :
    Quand le soleil de la culture est bas, même les nains jettent de grandes ombres.

  2. Le.Ché
    5 décembre 2016 at 10:53

    Je salue le discours de JL.Mélenchon pour Fidel Castro, c’était un discours digne et révolutionnaire, par contre son programme pour la présidentielle n’est pas vraiment clair, il n’est pas pour la nationalisation des groupes capitalistes du CAC 40, cela pose un grand problème pour la suite s’il arrive au pouvoir. Si on veut vraiment reformer la France pour libérer le peuple et résoudre le chômage il est impératif de nationaliser les groupes capitalistes du CAC 40, aller vers la mer pour régler les problèmes du chômage ne sera pas suffisant.

  3. Le.Ché
    9 décembre 2016 at 10:20

    On peut regretter le silence assourdissant du PCF qui malheureusement n’a fait aucun commentaire à ma connaissance.