Info luttes – Macron : tout changer pour que rien ne change / Tous ensemble avec les GM&S n° 20 – mai 2017

Pendant que les médias en ordre de marche vantent inlassablement leur candidat banquier-énarque-créature des milliardaires et son « renouvellement » de l’offre politique, beaucoup de travailleurs savent déjà qu’il s’agit en réalité de « tout changer pour que rien ne change » et que la feuille de route du CAC 40 et de l’UE n’a rien d’un renouvellement mais tout à voir avec la poursuite et l’aggravation des politiques anti-sociales, anti-démocratiques et militaristes en cours depuis plus de 30 ans.

En effet, Macron veut, non seulement transférer encore plus de souveraineté vers Berlin et Bruxelles (« gouvernement de la zone euro ») et engager encore davantage la France dans les guerres impérialistes, mais accélérer l’ubérisation du monde du travail (casse des statuts, des conventions collectives nationales…), démolir les cotisations Sécu au profit de la CSG, casser les indemnisations chômage, démanteler les retraites par répartition issues de la Résistance pour instituer la funeste « retraite à points », privatiser ce qui peut encore l’être, affaiblir les services publics et les soumettre aux règles du « new public management »…, le tout en engraissant toujours davantage les plus riches et les gros capitalistes (baisse de l’impôt sur les sociétés, de l’ISF, multiplication des exonérations…).

Cette guerre sociale qui va débuter dès cet été à coups d’ordonnance, ne peut qu’entraîner la réplique du monde du travail et du mouvement populaire. Lors des élections législatives bien sûr où les voix populaires doivent appeler à l’unité autour du progrès social et de la critique de UE du capital. Mais aussi et surtout par la résistance pieds-à-pieds face à tous les mauvais coups et par la préparation d’un rapport de force de haut niveau, d’un rassemblement des luttes et des travailleurs « tous ensemble en même temps » contre la régression sociale et le pouvoir de l’euro-capital.

Benoit Foucambert pour la commission luttes du PRCF.


Les en cours

  • Fonderie GM&S industrie à La Souterraine : les salariés occupe leur usine 24h/24
  • des trains SNCF à Nevers les 12 et 13 mai 2017 

     

  • des bus Ntecc à Alès du 11 au 13 mai 2017
  • des facteurs à Rivesaltes depuis le 10 mai 2017
  • chez Automotive à Amiens depuis le 10 mai 2017
  • à la raffinerie Total à Feyzin depuis le 4 mai 2017
  • chez Air France à Ajaccio du 29 avril au 27 mai 2017
  • à l’Apase 35 en Ille-et-Vilaine depuis le 27 avril 2017
  • à l’hôpital Charcot à Plaisir depuis le 26 avril 2017
  • à l’hôpital psychiatrique de Bourges depuis le 26 avril 2017
  • des internes en médecine dès le 18 avril 2017

Les grèves à venir

  • des Finances publiques en Seine-Saint-Denis dès le 15 mai 2017
  • des espaces verts de Toulouse à partir du 16 mai 2017
  • chez GMF, Maaf et MMA (groupe Covéa) le 18 mai 2017

Revue de presse des luttes

Un rassemblement CGT à Tulle ce jeudi soir contre le projet d’Emmanuel Macron

Source : France Bleu

La CGT de la Corrèze mobilise déjà contre le projet politique d’Emmanuel Macron, alors que le nouveau Président de la République n’a pas encore pris ses fonctions. C’est pour « dire aux salariés que nous sommes prêts à nous battre à leurs côtés », explique Sylvain Roch, secrétaire départemental CGT.

La CGT a lutté de longs mois contre la Loi travail l’an dernier. Et elle se prépare à de nouvelles semaines de lutte, après l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République. Un rassemblement est prévu ce jeudi soir à Tulle. Sylvain Roch, secrétaire de la CGT en Corrèze, était l’invité de France Bleu à 8h20 pour expliquer la démarche, interrogé par Philippe Graziani.

« Tout est dangereux dans son programme.

Emmanuel Macron n’est pas encore entré en fonction que la CGT mobilise déjà ! « On sait à quoi s’attendre, donc c’est pas la peine de lui laisser croire qu’on va le laisser tranquille tout de suite !« , explique Sylvain Roch. Mais « c’est surtout pour prévenir les salariés, on leur dit « la CGT est prête à se battre » avec eux, poursuit le secrétaire de la CGT en Corrèze. « Tout est dangereux dans son programme« , assène-t-il, citant la réforme du code du travail, et les 125.000 suppressions de postes dans les services publics.

« Rien à attendre

Pour Sylvain Roch, Emmanuel Macron « considère que les salariés n’ont pas les mêmes droits que les citoyens lambda« . Et de citer un exemple : « si vous êtes renversé par une voiture sur un passage piéton, la justice va regarder quels sont les dommages pour vous, et va demander au responsable de vous indemniser en fonction de ça. Avec le plafonnement des indemnités prud’homales, on ne tient pas compte des conséquences du licenciement« . Sylvain Roch conclut qu’il n’y a rien à attendre du nouveau chef de l »Etat. Au mieux, pour le syndicaliste, ce qui pourrait arriver, c’est qu’une autre majorité sorte des législatives.

Le rassemblement a lieu à 18h à Tulle, près de la gare.

Sisteron : des débrayages face à la vague répressive à Sanofi

Source : La Marseillaise

La CGT du site Sanofi à Sisteron dénonce un climat répressif à l’encontre de ses élus. Le syndicat s’inquiète d’une politique qui s’engage sur une pente dangereuse de démantèlement.

Le syndicat CGT du site Sanofi de Sisteron dénonce une vague d’attaques de la direction contre ses élus ainsi que la pression subie par l’ensemble du personnel. Suite à la dernière sanction de dix jours de mise à pied, il a appelé la semaine dernière à deux heures quotidiennes de débrayage.

Vendredi une assemblée générale des salariés a été organisée afin d’« évoquer les suites à donner et surtout comment faire cesser ces attaques ciblées contre notre syndicat. On le constate tous les jours et sur globalement tous les sites de Sanofi, tout salarié, du cadre à l’ouvrier, montrant une résistance à la mise en place de la politique de démantèlement du groupe ou de la stratégie financière devient un salarié à mater  ».

Le 16 mars dernier déjà le personnel était appelé au rassemblement, la CGT dénonçant un climat de plus en plus anxyogène, les mandatés de la CGT particulièrement visés par ce management répressif. « La CGT est attaquée frontalement parce qu’elle revendique une entreprise de santé où l’essentiel doit être de satisfaire les besoins médicamenteux de l’humain plutôt que de remplir les poches des actionnaires » dit Jean-Louis Peyren, secrétaire du CE.

« Les risques psycho-sociaux sont notamment inquiétants chez les cadres. La politique de la société s’engage sur une pente dangereuse qui consiste à démonter l’entreprise pour la vendre en morceaux et placer les dividendes. Dans cette situation les cadres constituent la première catégorie à mettre au pas… »

Le secrétaire du CE explique que le groupe a établi une black list concernant 200 salariés dont 77 salariés français. « 22 salariés de cette liste ont droit à un PIP (Performance Improvement Plan). Théoriquement, un plan d’action pour les cadres avec RVI (salaires variables soumis à objectifs), notés en dessous des attentes, le but étant de leur donner 6 mois pour redresser la situation. A ceux-ci s’ajoutent les salariés non RVI également mis en difficulté par un système pernicieux d’évaluation, mixant performance et comportement, visant à obtenir une adhésion sans faille à la stratégie de l’entreprise. C’est un système pervers de management par la peur. Peur d’une mauvaise évaluation pouvant conduire jusqu’au licenciement. C’est ce que vivent actuellement plusieurs salariés, licenciés pour des questions de « comportement ».

La direction a reconnu l’existence illégale de cette liste ». Le syndicat en interroge la finalité : « Sachant que les salariés y figurant appartiennent quasiment tous au même département, l’objectif inavoué de Sanofi n’est-il pas de supprimer des emplois dans des activités qu’elle compte externaliser ? Le processus s’est déroulé aux USA et maintenant en Allemagne avec la suppression de plusieurs dizaines d’emplois d’informaticiens. Les salariés de l’informatique sont très inquiets et se demandent s’ils ne vont pas être blacklistés malgré leur investissement. C’est une catastrophe pour les salariés mais également pour le groupe car nombre de nos métiers essentiels seraient aux mains d’entreprises multinationales spécialisées dans des services qui deviennent de véritables pieuvres. »

À bout, les GM&S de La Souterraine (Creuse) piègent leur usine et détruisent des machines

Source : La Montagne

Les salariés de GM&S haussent le ton. Depuis ce jeudi matin, ils mènent une action coup de poing sur le site de leur usine, basée à La Souterraine. Bien décidés à dénoncer l’échec des négociations de reprise de leur entreprise et de la hausse des commandes auprès de PSA et Renault, ils ont promis de découper une ou plusieurs machines par jour et ont piégé l’usine avec des bouteilles de gaz.

Ce jeudi matin, les salariés de GM&S ont passé la vitesse supérieure en terme d’action coup de poing. Opérations escargot sur l’A20 et la RN145, blocages des sites et plate-formes logistiques des constructeurs PSA et Renault à Poissy, au Mans, à Villeroy, à Dompierre-sur-Besbre, manif sur les Champs Élysées, ils avaient multiplié les actions pour se faire entendre.

Aujourd’hui, ils sont à bout et comme ils l’ont répété maintes fois, ils n’ont « plus rien à perdre ». A commencer par leur usine, leur travail et les machines et outils qui vont avec. Alors ce jeudi, comme un symbole, ils ont décidé de détruire deux machines qui servent à fabriquer les pièces commandées par PSA et Renault.

Foucherans : la grève continue à l’Ehpad

Source : France Info

C’est une grève interminable… Cela fait 38 jours qu’une douzaine de salariés de l’Ehpad  de Foucherans ne travaille plus. Des aides-soignantes qui demandent toujours des embauches supplémentaires et des hausses de salaires… Sur le piquet de grève. la solidarité s’organise. Les négociations semblent chaotiques même si des rencontres avec l’ARS (Agence régionale de santé) ont fait bouger les lignes.

Soutien au personnel des Opalines à Foucherans

Source : CGT ADDSA

Une pétition est en ligne pour les soutenir :

Les aides-soignants et AMP (Aides Médico-Psychologiques)demandent à leur direction et aux actionnaires du groupe les Opalines d’accorder des moyens humains et financier pour donner une dimension plus humaine à leur travail et aux résidents.

Les Opalines est un groupe d’EHPAD privés à but lucratif (coté en bourse). Chaque site est une société distincte, et conséquence importante et recherchée à notre avis, à Foucherans, Chamblay et Fraisans il y a moins de 50 salariés et DONC ni CE (Comité d’Entreprises) ni CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail). Le site de Foucherans affiche un résultat de 329000€ en 2015.

Nous vous demandons, en signant cette pétition, de soutenir les revendications des salariés :

  • Embauche de personnel supplémentaire. Elles ne sont que 8 par équipe en journée de 10h30. Les journées sont harassantes !
  • Remplacement de tous les absents. Actuellement elles précisent que 4 jours par semaine, il manque une personne… Une augmentation de la charge de travail de manière aussi récurrente n’est plus tenable !
  • Une augmentation de salaire.
  • Une augmentation de la prime de dimanche. Elles n’ont que 15€ bruts par dimanche et la direction ose leur répondre qu’elles bénéficient de la meilleure convention collective !
  • Avoir du temps pour encadrer réellement les stagiaires. Les stagiaires sont trop utilisées pour travailler, au détriment d’un vrai accompagnement permettant l’apprentissage.
  • Demande de paiement des jours de grève.

Pour signer la pétition cliquez sur ce lien.

Qu’est-ce que le « Front social », ce collectif qui veut mener la vie dure à Emmanuel Macron ?

Source : Europe1

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté lundi à Paris à l’appel du collectif « Front social ». Que recouvre ce mouvement ? Le but affiché par les coordinateurs du mouvement est clair : « Constituer un front social contre Monsieur Macron ». Plusieurs milliers de personnes ont manifesté lundi après-midi à Paris à l’appel du collectif « Front social » (1.600 selon la police, 7.000 selon les organisateurs), pour marquer leur mobilisation dès le lendemain de l’élection du nouveau président de la République. En ligne de mire : la réforme du Code du Travail ou encore la volonté de gouverner « par ordonnance » envisagée par Emmanuel Macron.

Le 22 avril, à la veille du premier tour, le « Front social » avait déjà organisé une à Paris, à laquelle avaient participé plus de 2.000 personnes, selon la police et les organisateurs. Entre-les deux tours, ils avaient également appelé « à battre les deux candidats ». Aujourd’hui, l’ambition de ce mouvement est tout simplement de devenir le premier opposant « social » aux mesures libérales prévues par le nouveau président de la République. Qui compose ce collectif ? Peut-il peser durant le prochain quinquennat ? Eléments de réponse.

  • La genèse : des déçus de la lutte contre la loi Travail se regroupent

Le collectif « Front social » est né d’une déception : celle de l’abandon de la lutte contre la loi Travail. Le 16 février dernier, les membres de plusieurs fédérations locales de syndicats se rassemblent en meeting au théâtre de la compagnie Jolies Mômes, à Saint-Denis, pour décider d’une poursuite du mouvement. Une semaine plus tard, en comité restreint, l’idée d’une manifestation la veille du premier tour de la présidentielle est actée.

« On essaie de bousculer le syndicalisme. Il s’agit d’une coordination sur un mode horizontal, avec des décisions qui passent par la base et la mise en réseau des gens plutôt que par une réponse systématique aux appels à la mobilisation émis par une direction de centrale syndicale. On fait une sorte de syndicalisme 2.0 », décrit pour Europe 1 Romain Altmann, responsable du syndicat Info’Com CGT. « Nous avons déjà enregistré un certain succès : la manifestation de lundi dernier s’est organisée en dix jours. Et nous ne sommes que des syndicats locaux », poursuit-il.

Les syndicats ne sont plus des forces qui centralisent la contestation

Aujourd’hui, le collectif réunit environ 70 organisations, collectifs et autres associations venus du syndicalisme protestataire, d’association de défense des réfugiés ou encore de mouvement de lutte contre les violences policières. La CGT info’com, la CGT Goodyear, la CGT énergie-Paris, la fédération Sud commerce, les associations Droit devant, Urgence notre police assassine ou encore certaines fédérations locales de l’Unef se sont déjà rangées sous la bannière « Front social ».

  • La force de frappe : une mobilisation efficace sur internet

« Ce mouvement est dans la continuité logique de Nuit debout, avec cette idée que les mouvements viennent d’en bas, de la base », analyse pour Europe 1 Jean-Marie Pernot, chercheur associé à l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES). « Il y a une décentralisation des lieux de la mobilisation. Les syndicats ne sont plus des forces qui centralisent la contestation et les petites fédérations s’autonomisent, avec des mots d’ordre propres », poursuit ce spécialiste des mouvements sociaux.

Faute de structure massive, ce collectif « 2.0 » investit les réseaux sociaux. Des affiches, tracts et autres slogans qui respectent les « codes » de la toile et dont le but assumé est de créer « le buzz » sont créés par dizaines et circulent abondement sur les comptes Twitter, Facebook et autres Instagram des organisations membres du collectif. Sur internet, la mayonnaise semble prendre. La page Facebook de la CGT Info Com’, l’un des principaux membres du collectif, réunit déjà 72.000 « fans », contre seulement 35.000 pour la page générale de la CGT.

La limite : un mouvement qui reste très minoritaire

Les directions des principales fédérations syndicales se montrent, pour l’heure, prudentes face à ce mouvement, voire même réticentes. « Je ne me reconnais pas du tout dans ces affiches, je suis en profond désaccord et ce n’est pas la première fois. Pour eux je suis un traitre, nous ne sommes pas du tout d’accord », réagissait Philippe Martinez, leader de la CGT, interrogé le 1er mai sur Europe 1 à propos de l’une des affiches véhiculées par le mouvement, comparant Emmanuel Macron et Marine Le Pen à « la peste et le choléra ».

En avril dernier, il avait déjà pris ses distances avec une affiche contre les violences policières, montrant une mare de sang au-dessous d’un écusson de CRS et d’une matraque. « Cette affiche émane d’un syndicat de la CGT et elle n’apparaît pas, vous l’avez remarqué, sur le site de la confédération », avait-il déclaré, prié par le Premier ministre Bernard Cazeneuve et le syndicat CGT-Police de dénoncer le tract.

« Les grandes centrales n’ont, pour l’heure, pas de vision à long terme. Elles ne savent toujours pas quel mot d’ordre elles vont adopter face à Emmanuel Macron. Je doute qu’elles rejoignent ce ‘Front social’ », estime pour sa part Jean-Marie Pernot, chercheur associé à IRES. « La conjoncture fera le reste. Si Emmanuel Macron met en place une réforme du travail exagérément libérale, peut-être les grandes centrales rejoindront-elles une mobilisation déjà préparée. Mais la bascule ne se fera pas de sitôt », poursuit le chercheur.

Ces mouvements peuvent essaimer, fermenter, et persévérer sous d’autres formes

« Nous revendiquons notre côté turbulent et détonnant », balaie, pour sa part Romain Altmann, de la CGT Info Comm’, face aux critiques de la direction de la CGT. Difficile de dire, toutefois, si le mouvement va prendre de l’ampleur ou finir par faire pschitt. « Le mouvement reste pour l’heure très minoritaire. Mais celui du 22 mars 1968 l’était aussi, avant d’exploser. Il est impossible de prévoir le résultat des législatives, et pour les mouvements sociaux, c’est encore plus difficile de faire des projections », décrypte 1 Jean-Marie Pernot. « Le mouvement s’inscrit dans la suite de Nuit Debout, qui a fini par disparaître. Mais est-ce que Nuit Debout n’a servi à rien ? La réponse n’est pas si simple. Ces mouvements peuvent essaimer, fermenter, et persévérer sous d’autres formes ».

Les coordinateurs du réseau, pour leur part, se réuniront mardi prochain, avant de préparer une « rencontre nationale » entre tous les sympathisants qui le souhaitent, le 10 juin. « On prépare une nouvelle mobilisation, qui sort un peu de la traditionnelle manifestation. On laissera la base décider », indique simplement Romain Altmann, bien décidé à jouer le poil à gratter du prochain quinquennat.

Une partie des 80 guides-conférenciers parisiens employés par la société City Wonders vont manifester leur colère en se rassemblant au Louvre.

Source : Le Parisien

Les guides-conférenciers parisiens se rebiffent… et c’est une première dans la capitale, où affluent chaque année des millions de touristes pressés de découvrir les plus beaux monuments parisiens. Ce mercredi, une partie des 80 guides employés par la société City Wonders, une entreprise basée à Dublin (Irlande) qui emploie des conférenciers sous le statut d’autoentrepreneurs dans les grandes capitales européennes, seront en grève et se rassembleront, à l’Arc du Carrousel du Louvre, pour informer passants et touristes des raisons de leur colère.

Et elles sont nombreuses : non seulement, à la fin de l’année dernière, City Wonders a décidé de revoir à la baisse les conditions de travail et la grille tarifaire, mais, face au mécontentement des guides, sa réaction a été « violente », dénoncent-ils : « la société a tout simplement décidé de mettre fin à sa collaboration avec plusieurs d’entre nous, et a procédé à de nouveaux recrutements. Plus encore, récemment encore, City Wonders faisait travailler au Louvre des personnes non titulaires de la carte professionnelle. Sans interlocuteur en France, sans statut salarié, recevant nos plannings par intranet, nous sommes en pleine ubérisation du tourisme culturel, et nous assistons à la précarisation du métier de guide-conférencier ».

Raphaëlle guide confirmée et titulaire de la carte professionnelle, travaille pour City Wonder depuis 2014. Comme beaucoup de ses collègues, elle a plusieurs employeurs, d’autant que la période touristique s’étend d’avril à octobre, seulement, et déplore qu’on lui demande de « travailler plus pour gagner moins » : « Il faudrait, notamment, que nous soyons sur le lieu de la visite une demi-heure avant qu’elle commence… Mais sans être rémunéré, ce qui grève notre disponibilité pour d’autres employeurs. Sur 2 000 € mensuels (NDLR : sur sept mois) de chiffre d’affaires avec City Wonders, je vais perdre, pour ma part, entre 500 € et 1 000 €. Certains de mes collègues y laisseront plus de plumes encore », s’agace-t-elle. Autre crainte des guides touristiques : que l’exemple de la société, tentaculaire, et récemment devenue numéro un en Italie, inspire d’autres entreprises qui pourraient, à leur tour, se mettre à pratiquer le même type de management.

Raffinerie Total de Feyzin : la grève se poursuit.

Source : France-info

Le mouvement à l’appel du syndicat FO, majoritaire sur le site de l’usine Total de Feyzin, continue donc. Les procédures d’arrêt ont été entamées jeudi dernier et se sont poursuivies tout le week-end prolongé, et la réunion prévue lundi avec la direction n’a, au dire des délégués FO, rien donné.
Pour l’heure, le syndicat revendique toujours de meilleures conditions de travail et une prime exceptionnelle de 1000€. Selon l’organisation, 60 % des 300 salariés postés sont toujours dans le mouvement.
En principe, une assemblée générale des salariés est toujours prévue ce jeudi. Du côté de la société Total, on excluait -la semaine dernière- tout risque de pénurie.

Nantes. Les éboueurs ont repris la grève ce mardi matin .

Source : Ouest-France

Le conflit social qui oppose les éboueurs nantais à la Métropole depuis un mois et demi est loin d’être terminé. Ce mardi matin, les éboueurs ont voté, en assemblée générale, la reprise de la grève.

Des rencontres entre la direction et les syndicats CGT et FO avait lieu vendredi. Elles avaient pour objectif de trouver une issue au conflit lié à la réorganisation du travail de ces agents, qui dure depuis un mois et demi. Les éboueurs ont voté la grève ce mardi matin à l’issue d’une assemblée générale. Ils sont mécontents et « déçus » des négociations avec Nantes Metropole. Ils ont rejoint le siège de Nantes Métropole.

VUITTON : Le luxe se rebiffe

Source : La CGT Ensemble

L’intersyndicale CGT, FO, CFDT, CFTC a appelé les salariés de la filiale de maroquirenie du groupe & débrayer une heur, le 5 avril, devant l’ensemble des unités de production française. Du jamais vu depuis dix ans. La raison ? Les trente euros brut d’augmentation annuelle proposés par le groupe qui a enregistré 3,88 milliards d’euros de profits en 2016 et des ventes records établies à 37 milliards d’euros.

NEWREST : Victoire sur les rails

Source : La CGT Ensemble

Les salariés des wagons bars des TGV ont arraché un hausse générale des salaires de 1,1 % rétroactive au 1er janvier et de 0,2 % de plus en fin d’année. Ils obtiennent aussi une amélioration de leurs conditions de travail (personnel en plus, garantie de la qualité des hôtels logeant les personnels en découché…) Le résultat d’un mouvement de grève de six jours très suivi lancé par l’intersyndicale CGT, CFDT, FO et SUD.

Rivesaltes : les postiers à nouveau en grève

Source : France info

Les postiers de Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales se mobilisent à nouveau. Après la grève de 7 mois l’an dernier, qu’ils qualifient eux mêmes d’historique, les postiers dénoncent le non respect du protocole d’accord.

MCDONALD’S : Chers nuggets

Source : La CGT Ensemble

Indecosa CGT a saisi l’autorité de la concurrence pour dénoncer les pratiques anticoncurrentielles du géant du fast-food. «  Abusant de sa position dominante via la captation de revenus auprès de ses franchisés, McDonald’s France les pousses à afficher des prix supérieurs à ceux des restaurants exploités directement par l’enseigne », estime l’association, qui évalue à 215 millions le surcoût pratiqué au détriment des consommateurs en 2015.

HOP ! Pas d’accord low cost

Source : La CGT Ensemble

80 % des agents au sol et 60 % des hôtesses et stewards ont suivi l »appel à la grève de l’intersyndicale CGT, CFDT et Unsa, les 7 et 8 avril. Ils dénonçaient une dégradation constante des conditions de travail au sein de la filiale d’Air France, alors que la direction veut imposer des accords collectifs low cost. Les salariés, de nouveaux prêts à se mobiliser, exigent une définition du périmètre d’activité de l’entreprise et le maintien des effectifs, alors qu’un plan de départs volontaires est prévu.

PROPRETÉ : 13 mois pour tous

Source : La CGT Ensemble

Le 4 avril, les salariés de la branche ont manifesté partout en France, à l’appel de la CGT, pour revendiquer un treizième mois pour tous, en vertu de la pénibilité de leur métier, de sa précarité (75 % d’entre eux sont à temps partiel) et de leur exposition à des produits dangereux.

TRANSPORT : La voie libérale

Source : La CGT Ensemble

La commission européenne prépare une nouvelle vague de déréglementatiuon au travers du « paquet routier » qui prévoit de généraliser la semaine de 56 heures et la découpe en trois des pauses de 45 minutes. La CGT a appelé les salariés du transport à se mobiliser le 18 avril. Une journée d’action était prévue le 26 avril à Bruxelles. D’autres devraient avoir lieu en juin.

LOI TRAVAIL : Recours commun

Source : La CGT Ensemble

La CGT et la CFE-CGC ont formé un recours auprès du Comité européen des droits sociaux contre la loi El khomti au sujet des forfaits jours et des astreintes. Selon elles, la loi travail prive les salariés assujettis à des astreintes d’un vrai temps de repos. En outre, elle ne respecte pas les onze heures consécutives de repos, ni la durée maximale de travail de 48 heures.

ESSONNE : Régime indemnitaire préservé

Source : La CGT Ensemble

La mobilisation des agents territoriaux et des organisations syndicales (CGT, FO, CFDT) de Fleury-Mérogis à fait plier le maure David Derrouet(divers gauche), qui voulait ponctionner le régime indemnitaire au-delà de quinze jours d’arrêt maladie par an, afin de lutter contre l’absentéisme. Le protocole d’accord signé le 21 mars précise l’abandon de l’indexation sur toute indisponibilité physique. Dans le cadre des revendications sur les causes de l’absentéisme, un travail va être engagé avant l’été sur les conditions de travail.

PARIS : Vélib’ en grève

Source : La CGT Ensemble

Les employés de Cyclocity, filiale de la société JCDecaux qui assure la maintenance des vélos en partage depuis 2007, ont manifesté leur crainte de perdre leur emplois après l’attribution du marché à une PME de Montpellier, Smoove. De source syndicale, Smoove prévoirait de travailler avec 130 personnes pour 30 000 vélos à l’échelle du Grand paris, contre 315 employés actuellement pour gérer et réparer 18 000 deux-roues.

TOURAINE : Coupes drastiques au CHU de Tours

Source : La CGT Ensemble

La Cgt s’oppose au projet de fermeture de postes et de lits au CHU de Tours, résultant de la loi de santé. Selon la presse locale, près de 400 emùplois sont menacés dans les six ans à venir.

Nièvre : 5ème semaine de grève pour les sapeurs-pompiers

Source : France Info

Cela va bientôt faire 5 semaines que les sapeurs-pompiers de la Nièvre sont en grève. Ils protestent contre le manque de moyens humains et la réorganisation des secours.
Une sortie de crise semblait se dessiner, mercredi 9 mai 2017. A l’issue du comité technique, les désaccords et persistent. La grève a été lancée par le syndicat Sud des sapeurs-pompiers professionnels et des personnels administratifs, techniques et spécialisés de la Nièvre, le mardi 4 avril 2017.
Quatre pompiers professionnels doivent rejoindre le centre de Decize dès le 1er juin 2017, un mauvais timing pour les syndicats. Quatre autres doivent intégrer le centre de La Charité-sur-Loire au 1er janvier prochain, mais ce serait là au détriment du centre de Nevers…
Une réorganisation faite à l’encontre des conditions de travail des sapeurs-pompiers, selon des représentants du personnel.
Le mouvement de grève est maintenu jusqu’à la fin de la semaine. Une assemblée générale se tiendra lundi 15 mai 2017 pour envisager un possible durcissement des actions.

La Courneuve : la CGT dénonce la fermeture prochaine de la boutique EDF

Source : France Bleu

Selon les syndicats du groupe, EDF prévoit de fermer d’ici 2019 ses 77 boutiques partout en France. A La Courneuve, une soixantaine de personnes était rassemblée ce mercredi contre ce projet et pour dénoncer la fin d’un « droit au service public » pour les usagers.

« Je suis venue parce que j’ai reçu un email qui m’annonce qu’ils me coupent l’électricité dans 48 heures ». Ce mercredi matin, Amel, une habitante de La Courneuve a trouvé porte close à la boutique EDF de sa ville. « Manque de personnel » indique un écriteau. C’est aussi le jour choisi par la CGT pour dénoncer une fermeture qui pourrait être définitive, selon le syndicat, à l’horizon 2019. Une soixantaine de personnes s’est rassemblé devant la boutique.

Selon les syndicats, le groupe prévoit en effet de fermer ses 77 boutiques sur le territoire français d’ici deux ans. Contacté, le service de presse du groupe ne confirme pas ce projet et indique simplement que des discussions « en interne » sont en cours avec les syndicats. « Tout se fera à distance et ce sera une catastrophe pour les personnes âgées, ceux qui maîtrisent mal le français ou qui n’ont pas Internet » dénonce de son côté Romain Rassouw, le secrétaire général de la CGT énergie de Seine-Saint-Denis.

Une soixantaine de personnes rassemblée devant la boutique EDF de La Courneuve, Rémi Brancato.

Le syndicat inquiet pour les usagers précaires

Pour le syndicat, le contact humain est indispensable, particulièrement dans ce département, qui compte de nombreuses personnes en situation de précarité. « La plupart des usagers en situation de précarité énergétique sont aussi interdits bancaires, donc la seule solution c’est de payer en direct, en liquide » explique Olivier Fegueux, de la CGT énergie d’Île-de-France. Une fermeture « serait dramatique pour les usagers, parce qu’il n’aurait plus de lien avec EDF pour régler leurs problèmes » et « éviter les coupures » abonde Nicolas Nogues, de la CGT énergie 93.

Une boutique « indispensable pour le département » selon Nicolas Nogues de la CGT 93

Des situations particulièrement connues à La Courneuve. Selon le syndicat plusieurs centaines de personnes se rendent chaque jour en boutique. « Il faut qu’EDF prenne en compte les réalités spécifiques des territoires comme le nôtre » dit Gilles Poux, le maire (PCF) de la ville, venu soutenir le rassemblement, tout comme Azzedine Taïbi, le maire (PCF) de Stains et Marie-Georges Buffet, la députée (PCF) de la circonscription.

En Seine-Saint-Denis, il existe une autre boutique à Bondy. Un rassemblement similaire était organisée ce mercredi devant la boutique d’Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne. Les syndicats se mobilisent un peu partout en France pour empêcher la fermeture des boutiques.