Info luttes – L’urgence sociale, la sortie unilatérale et immédiate de l’euro, de l’UE et de l’OTAN – n° 11 – mars 2017

Nul besoin de faire de longs discours pour se rendre compte que les candidats à la présidentielle, Fillon, Macron et Hamon, sont les serviteurs zélés de l’Union européenne, de la finance et du grand patronat. Quant à Marine Le Pen, si elle fréquente les fascistes européens et se donne  une image propre au moment des élections, dans le même temps, elle présente un programme en trompe-l’œil pour récupérer les voix des travailleurs.Qui plus est, Le Pen et le FN sont contre la sortie de l’UE et de l’Euro (lire ici).

Il est certain que ceux-ci n’ont rien à gagner et tout à perdre en votant pour des candidats soutenus par le grand patronat, la finance et les fascistes de tout bord.

En revanche,  Jean-Luc Mélenchon apparaît comme le seul candidat qui porte à la fois les revendications du mouvement social, et qui envisage également la sortie de l’UE et de l’euro comme il vient de le confirmer à Rome où il a annoncer construire un plan de sortie de l’Euro et de l’UE. Bien évidemment, il serait faux de ne pas dire d’une part que le programme de la France Insoumise est inapplicable au sein de l’UE et de l’Euro, d’autre part que la réforme de l’UE et de l’Euro étant structurellement impossible, le plan B doit devenir le plan A, celui du Frexit populaire pour faire place aux peuples.

Par conséquent, membres  d’une organisation  franchement communiste, nous nous prononçons pour la sortie unilatérale et immédiate de l’euro, de l’UE et de l’OTAN dans la perspective d’une rupture révolutionnaire avec le capitalisme, et nous enregistrons positivement le fait que Mélenchon, au moins, envisage cette perspective dont il revient aux militants communistes de faire gagner l’idée pour rassembler et faire gagner la classe ouvrière.

Le seul vote utile, c’est Mélenchon. Seul ce vote peut permettre de balayer le PS néolibéral, atlantiste et maastrichtien, véritable verrou posé sur l’alternative populaire.

Jo Hernandez – Commission Luttes du PRCF

Les grèves en cours et à venir

  • Grève à XPO Logistics à Trappes depuis le 6 mars 2017
  • Grève chez Beuralia – Candia à Clermont-Ferrand depuis le 3 mars 2017
  • Grève SNCF en Champagne-Ardenne le 7 mars 2017
  • Grève des Trains SNCF – TER en PACA à partir du 6 mars 2017
  • Grève des Bus à Aix-en-Provence (Aix en Bus) dès le 9 mars 2017
  • Grève des Hôtesses et stewards d’Air France du 18 au 20 mars 2017
  • Grève nationale à la SNCF du 14 au 18 avril 2017
  • Grève interprofessionnelle (CGT) le 21 mars 2017
  • Grève SNCF du 14 au 18 avril 2017

Revue de presse des luttes

WHIRLPOOL : COUP DE FROID

Source : ensemble – mensuel des adhérent de la CGT -mars 2017

Les salariés se mobilisent à l’appel de l’intersyndicale CGT-CFDT-CFTC-CFE/CGC afin de dénoncer la décision du groupe de fermer en 2018 son site d’Amiens (Somme), pour se délocaliser en Pologne. L’usine de sèche-linge qui emploie 290 salariés, est le dernier site de Whirlpool à être implanté en France. Le groupe américain a réalisé l’an dernier 600 millions de dollars de bénéfice.

Métallurgie. Une centaine de salariés de la CGT devant le siège de l’UIMM

Source :  Le Télégramme – 4 mars 2017

Hier matin, une centaine de salariés de la métallurgie, venus d’entreprises comme Damen, SDMO, Nautis, Thales, Aode Electronics, mais aussi de Quimper ou Douarnenez, se sont rassemblés devant le siège de l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie). À 11 h, David Pico, de la direction fédérale CGT de la métallurgie, a pris la parole : « Une négociation visant à redéfinir l’ensemble des accords régissant les garanties collectives et individuelles des salariés de la métallurgie s’est ouverte en septembre 2016 et devra être terminée fin 2017. Cette négociation se place dans la lignée de la mise en application de la loi Travail que la CGT combat », a précisé David Pico. Cette négociation aura un impact sur les salaires, les primes, l’épargne salariale, le temps de travail, l’accès à la formation professionnelle, la protection sociale et les conditions de travail « Les employeurs ne veulent plus reconnaître les diplômes, l’expérience, la prime d’ancienneté et la rémunération au regard de la fonction tenue », selon la CGT, qui propose « les mêmes droits et garanties pour l’ensemble des salariés, un SMIC à 1.800 €, l’élaboration d’une grille de classifications unique, d’égalité professionnelle et salariale entre femmes et hommes et la réduction du temps de travail à 32 heures ».

MC SYNCRO : La direction se dégonfle

Source : mensuel CGT Ensemble -mars 2017

A l’issue de six semaines de mobilisation, les salariés de l’usine de montage de pneus basée à Chanteloup-les-Vignes(78) ont obtenu 300 euros brut de prime, ainsi que 300 euros brut d’augmentation. Ils ont fait face à une direction très virulente qui n’a pas hésité a recourir à des travailleurs détachés pour remplacer les grévistes lors du conflit.

Idée Al transport : Pas nés pour subir

source : mensuel CGT Ensemble -mars 2017

Quinze jeunes salariés de ce sous-traitant de coliposte (livraison de colis) ont arraché des contrats de 39 heures pour tous, une prime de présence mensuelle de 50 euros et les trajets domicile-travail avec leur véhicule de société. Ils avaient débrayé avec le soutien de l’Ul CGT de Metz (57). Dix d’entre eux ont décidé d’adhérer à la Cgt et ont crée une section syndicale.

Lannion Côte d’Armor – 60 suppressions de postes. Plus de 300 manifestants défendent leur hôpital.

Source : Le Trégor

Alors que se tenait le conseil de surveillance de l’hôpital, usagers et personnels ont envahi la séance. Échange tendu au moment où sont annoncées 60 suppressions de postes.

“On ne dit jamais les mots”, regrette Gwendoline Quéau, représentante CFDT de l’hôpital. Mais ce sont bien de 60 postes qu’il s’agit. Le plan de redressement présenté ce matin par l’ARS (agence régionale de santé) prévoit la suppression de près de 60 postes, des suppressions de lits. Et ce dès le mois de mai. “Et cela fait suite à déjà 60 postes supprimés depuis 5 ou 6 ans”, ajoute Pascal Lasbleiz, délégué CGT.

Dans la salle du conseil, les salariés et usagers prennent à partie les élus, les membres de la direction et de l’ARS. Ce plan, s’il n’est pas encore validé par le conseil de surveillance, plus personne ne croit qu’il ne sera pas mis en oeuvre. La preuve, les médecins, représentants la CME (commission médicale d’établissement) s’ils disent ne pas accepter ce plan savent qu’ils doivent s’y résoudre : “Il nous est imposé”.

Pour un usager, ce plan inacceptable : “Quelle est la logique de maintenir un service en réduisant le nombre de lits et le personnel. Dans quelques années, on va nous dire que l’hôpital ne fonctionne pas bien et qu’il faut fermer tel ou tel service”. Un cri qui sonne comme une réponse à Paul Le Bihan, maire de Lannion et président du conseil de surveillance pour qui la priorité est “le maintien de toutes les activités” à Lannion.

La Réunion : Grève au CHU et mouvement social dans l’enseignement

Source : Parti Communiste Réunionnais / 4 mars 2017

Dans un communiqué, le PCR souligne que les mouvements sociaux au CHU et dans l’enseignement sont la partie émergée d’une crise plus profonde, due aux politiques d’austérité qui se succèdent.

Depuis mardi, le personnel du CHU de La Réunion est en grève pour protester contre un plan de licenciements qui prévoit jusqu’à 250 suppressions de poste. Mercredi, une conférence de presse de l’Intersyndicale du premier degré de l’Education nationale a annoncé un appel à la grève pour le 9 mars. Les enseignants refusent une réorganisation des remplacements qu’ils jugent pénalisante pour les élèves.

Le PCR soutient les revendications légitimes de ces deux mouvements et rappelle qu’elles ne sont que la partie émergée d’une crise plus profonde.

En effet, ces deux actions sont liées à des aspects financiers. Elles sont la conséquence d’une politique qui vise à faire des économies dans les services publics, les dépenses sociales et la contribution de l’État aux budgets des collectivités. Mise en œuvre sous la présidence de Nicolas Sarkozy, cette austérité s’est amplifiée avec un plan d’économie de 40 milliards d’euros lancé en 2013.

Les Réunionnais continuent de subir une dégradation du service public. Compte-tenu d’une situation sociale jugée hors-normes dans une étude conjointe de l’INSEE et du Conseil général, ces services publics doivent au contraire être renforcés.

Lors de son 9e Congrès, le PCR a rappelé ses propositions dans ce domaine. Elles s’appuient sur la situation de La Réunion et les besoins à venir. C’est pourquoi il estime que l’État et ceux qui aspirent à le diriger doivent s’engager à créer les conditions pour qu’un maximum de Réunionnais puisse occuper les postes nécessaires au développement des services publics à La Réunion.

Fait au Port, ce samedi 4 mars 2017

Commentaire de lecteur “Info luttes – L’urgence sociale, la sortie unilatérale et immédiate de l’euro, de l’UE et de l’OTAN – n° 11 – mars 2017

  1. Hucault
    16 mars 2017 at 11:52

    Une pensée à tous les travailleurs de rungis en lutte aujourd’hui pour obtenir leurs régularisations !