Parti communiste du Venezuela (PCV), Caracas, 26 un Avr. 2011, Tribune Populaire TP.

Jeudi 28 avril manifestation à Caracas contre la décision de Chavez

Les organisations populaires et les partis politiques révolutionnaires de Venezuela, exigent du gouvernement du Président Chávez une explication sur la séquestration suive de l’expulsion du citoyen suédois, Joaquín Pérez Becerra, ne respectant pas l’État Démocratique Social de Droit et de Justice, inscrit dans la Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela et les traités internationaux signés par l’État vénézuélien.

Quelques dizaines d’organisations populaires et de collectifs révolutionnaires, avec à leur tête le Mouvement Continental Bolivarien (MCB), le Parti communiste du Venezuela (PCV), la Jeunesse Communiste du Venezuela (JCV), le Front Estudiantin Livia Gouverneur, la Coordination Simón Bolívar, M28, Tupamaros, les Voix Anti-impérialistes, Alexis Vives, la Fondation Pakito Arriarrán, le Collectif Antifasciste, le Front Alfred Maneiro, le Courant Communiste Gustavo Machado, Radio Arsenal, Radio Al Son del 23, le Front des Détenus et Disparus du Continent et plus de 35 organisations, ont fait connaître et ont manifesté, au cours d’une conférence de presse, leur rejet de la remise, sans aucun jugement, faite par le Gouvernement Bolivarien du Venezuela au gouvernement réactionnaire, pro-yankee, narco paramilitaire de la République de Colombie, du combattant internationaliste et journaliste suédois, le camarade Joaquín Pérez Becerra, Directeur de l’Agence Internationale de Nouvelles de la Nouvelle Colombie (ANNCOL), dont le siège est à Stockholm, en Suède, où il jouit de toute la légalité.

Carlos Casanueva, Secrétaire général du MCB, a lu le communiqué où ils manifestent que “cet acte lamentable, fait à la hâte et sans épuiser ni prendre en compte les recours juridiques adressés aux autorités compétentes du Venezuela, en maintenant le journaliste dans des conditions absolues d’isolement, de manque de communication et d’assignation à résidence, en lui refusant le Droit à un procès, sans autoriser la présence de ses avocats qui, à plusieurs reprises, ont protesté auprès du Service Bolivarien d’Intelligence (SEBIN) contre une telle injustice, incompatible avec les principes d’un gouvernement qui se dit démocratique, anti-impérialiste, révolutionnaire et socialiste”.

Ils regrettent que la nouvelle politique internationale du gouvernement vénézuélien et son « pacte » avec celui de la Colombie réédite-le funeste “Plan Condor », fondé sur des accords entre quelques gouvernements sud-américains pour séquestrer, arrêter et assassiner les combattants anti-impérialistes du continent, mis en pratique sur ordre de la CIA et du Pentagone dans les années 70 et 80 du siècle passé.

Ce comportement arbitraire affaiblit notre cause au plan international, dans l’opinion publique et crée une méfiance envers les forces révolutionnaires, progressistes et démocratiques qui l’appuient face à l’ennemi des peuples, l’impérialisme yankee”, ont-ils souligné.

C’est pourquoi, ils exigent des plus hautes instances du Gouvernement qu’elles expliquent leur comportement, les fondements légaux de leur action, devant le fait accompli de séquestration suivi de l’expulsion du citoyen suédois Joaquín Pérez Becerra, parce que les “raisons d’État” ne sont pas suffisantes pour violer comme il a été fait, l’État Démocratique et Social de Droit et de Justice qui règne dans notre pays par décision du peuple vénézuélien.

En face de ces faits qui montrent un changement radical des politiques du Gouvernement vénézuélien, mettant en péril l’intégrité des combattants anti-impérialistes du monde entier, ils appellent à développer “une campagne nationale et internationale pour la liberté du camarade expulsé, Joaquín Pérez Becerra, en exigeant son retour en Suède.”

Par cela, ils convoquent pour jeudi prochain, 28 avril, à 11 heures du matin, un rassemblement de protestation devant le ministère des Affaires étrangères, situé avenue Urdaneta à côté de la Poste des Carmélites, pour exiger que le gouvernement donne une explication publique au peuple vénézuélien, sur son changement de politique envers les combattants populaires anti-impérialistes du monde.

A cette même occasion, ils lanceront la Campagne Internationale pour la Libération du Journaliste bolivarien, Joaquín Pérez Becerra, pour qu’il retourne en Suède, “où l’attendent la liberté, son épouse et ses enfants.”

Ils indiquent enfin “nous ne renoncerons pas à notre intention de continuer la lutte par la véritable révolution et la recherche du chemin vers la liberté et les droits de l’homme”, avec comme consignes:

LIBERATION IMMÉDIATE DU CAMARADE JOAQUIN PEREZ BECERRA ! LA RÉVOLUTION  N’EXTRADE (NE LIVRE) PAS LES REVOLUTIONNAIRES !

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