#Eurovision machine de promotion du tout anglais : une pétition appelle à défendre la diversité linguistique.

Avec une lettre ouverte diffusée sur un site de pétition en ligne, c’est un nouvel appel aux responsables politiques français à défendre la et la qui est lancé, avec la revendication de la fin de la participation de la France au Concours de l’ de la chanson. Rebaptisé puisque l’essentiel des chansons s’y font désormais en anglais l’Anglovision.  Au contraire, proposition est faite par cette pétition de contribuer à un nouveau concours international, rapprochant les peuples avec la demande que soit cré un concours international de la chanson francophone mettant en lumière les langues et les cultures de toute la .

Georges Gastaud, le président exécutif de l’Association CO.U.R.R.I.E.L est l’un des soutiens de cette pétition qu’il appelle à diffuser et à faire signer largement ( https://www.petitions24.net/pour-que-la-france-quitte-le-concours-eurovision-de-la-chanson) pur « défendre la langue française sacrifiée en tous domaines au tout-anglais par nos pseudo-« élites » néolibérales et atlantistes. »

Chaque année, le barnum mondialisé et apparemment « festif » du concours de l’Eurovision sert à enterrer la diversité linguistique et artistique mondiale en imposant insidieusement, sous l’égide de l’industrie mondialisée du spectacle et avec la collaboration de France-Télévision, le modèle unique européen et mondial d’une chanson bas de gamme en anglais (ou en franglais, comme l’an dernier).

Il ne suffit pas d’ « éteindre la télé » et de « ne pas regarder » ce concours « strass et paillettes » comme si cela suffisait pour arrêter la rapide uniformisation culturelle et linguistique de la planète. C’est un devoir citoyen que de défendre la biodiversité linguistique mondiale dont la défense de la chanson francophone est une condition.

La pétition :

Les signataires de la présente lettre ouverte demandent aux responsables politiques de notre pays, la fin de la participation de la France au Concours de l’Eurovision de la chanson, et demandent que parallèlement à ce retrait, soit créé un concours international de la chanson francophone mettant en lumière les langues et les cultures de toute la Francophonie. Ensemble, refusons ce qu’est devenu l’Eurovision, c’est-à-dire l’Anglovision :

Ni langue unique, ni culture unique, ni chanson unique, retrait sans états d’âme de ce concours sans âme !

La France doit cesser de cautionner le concours de l’Eurovision de la chanson, cette machine à uniformiser la chanson, à l’appauvrir tout en officialisant l’anglo-américain comme étant la langue de l’Europe !

D’année en année, le concours de l’Eurovision étale sa propension à uniformiser le marché de la chanson et sa tendance lourde à imposer l’anglo-américain comme la langue quasi-unique de la chanson en Europe.

D’année en année, France Télévisions est devant ce dilemme : la France doit-elle chanter en français, en bilingue français-anglais ou en anglais, comme s’il était normal d’avoir un tel dilemme dans un pays censé promouvoir la Francophonie au niveau international et le plurilinguisme au niveau européen ?

En 2016, la France a chanté en bilingue français-anglais pour se conformer servilement à la politique du tout-anglais voulu par le grand Marché unique de la chanson, un marché que l’Eurovision, mue en Anglo-vision, promeut au profit de l’industrie du divertissement.

Si la chanson de notre représentant avait gagné, aurait-elle servi à promouvoir le français dans les pays non francophones ou aurait-elle à l’inverse, donné un nouveau signal destiné aux Francophones pour les convaincre qu’en tous domaines, la réussite commerciale passe par l’abandon du français ?

Dans les deux cas, « défaite » ou « victoire » de notre représentant, c’est la défaite de la langue française et l’affaiblissement de la Francophonie qui sont mis en lumière !

En réalité, ce concours n’est qu’une foire d’empoigne dont sont proscrites l’équité et la diversité culturelle. Quant à l’audimat, quand il se paie par l’allégeance à un insidieux totalitarisme culturel, il ne saurait servir d’argument à un service public censément régi par les principes républicains de liberté, d’égalité et de fraternité.

Le service public de la télévision française, assujetti par définition à l’article II de la Constitution (« la langue de la République est le français »), doit donc se retirer de cette « compétition » grotesque où la sacro-sainte « concurrence libre et non faussée » alléguée par l’UE est bafouée de fait par l’hégémonie d’un modèle anti-culturel unique qui fonctionne sur le mépris de la diversité culturelle et linguistique des téléspectateurs.

Ni langue unique, ni culture unique, ni chanson unique, RETRAIT sans états d’âme de ce concours sans âme !

Refusons ce qu’est devenu l’Eurovision, c’est-à-dire l’anglovision et proposons à France Télévisions, pour compenser ce retrait salutaire, d’organiser chaque année, en coopération avec les télévisions publiques des autres pays francophones, avec l’organisation internationale de la francophonie (OIF), avec les Alliances françaises du monde entier, un grand concours de la chanson francophone ouvert à chaque pays de la Francophonie.